Samedi 26 avril 2008

Dans le jardin, il y a quelques printemps

Paeonia rockii

Une pivoine longtemps désirée, recherchée, puis dont la première fleur a été longtemps attendue.

Jusqu’à ce jour de printemps où elle est enfin apparue, belle et majestueuse, se suffisant à elle-même.

Elle est devenue maintenant chaque année un rendez-vous familial, une habitante du jardin dont on demande des nouvelles.

Elle est à nouveau en fleur.


Robert Schumann, Papillons op.2, No. 7
Nelson Freire
 

Dimanche 30 septembre 2007

Week-end de petits plaisirs

Fin d’après-midi, dimanche 30 septembre 2007, Champ de MarsIl y a des week-ends à la fois ordinaires et emplis de tous ces petits plaisirs qui rendent heureux. Celui qui se termine ce soir en fut un.

Il a commencé samedi matin, avec ce commentaire que j’ai découvert au réveil. Un ami qui découvre mon blog et ma préférence pour les garçons. Il double son commentaire d’un long mail, et me révèle qu’il a lui aussi un copain.
Le week-end commençait par un sourire.

Samedi après-midi, péchés à trois chez Ladurée. Nous avons, pendant plusieurs heures, parlé de blogs, de littérature, de mille et une autres choses passionantes, et de musique. Musique classique. Que signifie-t-elle ? Qu’est-ce que nous y trouvons ? À quoi sommes-nous chacun sensibles ?

Un “bonne nuit” achevait mon samedi, et je m’endormais, heureux.

Dimanche matin, des croissants que je suis allé acheter au coin de la rue, chez Poilâne. Croustillants et moelleux à la fois, un bol de thé French Breakfast, et à la radio Sacrées musiques. Consolation était le thème d’aujourd’hui. Une cantate de Bach, puis des lieders de Schumann et Schubert.

“Dans le silence de la nuit, certains vident leurs larmes, et au matin on peut croire que leur cœur a toujours été gai.” : c’est avec cette phrase que Stéphane Goldet a introduit ce lied de Schumann que je ne connaissais pas, Stille Tränen.
Que de belles découvertes, que de belles choses.

C’est avec ces goûts, ces odeurs et ces musiques que je conçois un dimanche matin.
Souvenirs d’enfances que je perpétue.

Un passage chez le fromager, il y a trop de tentations. Je rentre avec beaucoup plus que je n’étais parti chercher.

Du beurre demi-sel Bordier, une miche de pain Poilâne : impossible de résister à la tentation d’une tartine…

Midi approche, je me mets aux fourneaux, improvisations, sans recette. Je reçois ce midi.

Excellent déjeuner, suivi d’une promenade en bord de Seine.

En rentrant, sur Arte, Hélène Grimaud joue le concerto pour piano No. 4 de Beethoven, aux Prom’s. Pendant les trois-quarts d’heure que dure ce concerto, je reste sans bouger dans mon canapé, envahi par la musique, des frissons m’envahissent le dos, mes yeux s’embrument.

Une bouteille de Chablis à finir. Twitter parle lui aussi de musique et de Chablis. Ma soirée est éclairée aux bougies.

J’écoute à nouveau ce 4ème concerto pour piano, en disque cette fois-ci, toujours par Hélène Grimaud, et avec le New York Philarmonic dirigé par Kurt Masur.

Un dernier verre de Chablis, un morceau de Comté.

L’automne commence bien.

Jeudi 13 septembre 2007

L’enfant s’endort

Le déjeuner en terrasse s’était finalement transformé en déjeuner au fond de la salle, je revenais m’assoir à mon bureau et j’avais besoin de musique. De la musique classique, du piano pour aujourd’hui.

Le hasard m’a porté sur Schumann. Papillons, puis Scènes d’Enfants.
Jusqu’à ce j’entende L’enfant s’endort. Les lignes de code sur mon écran n’avaient plus aucune importance, j’étais tout entier transporté dans ce monde, je voyais l’enfant s’endormir. Les souvenirs me revenaient. Le vieux piano, la couleur de ses touches en ivoire, le feu dans la cheminée. J’écoutais une deuxième, puis une troisième fois. Mes yeux s’étaient embrumé, la mélodie m’enveloppait, elle était familière. L’enfant pouvait s’endormir.

Il m’a fallu plusieurs minutes pour revenir à la réalité, ces scènes d’enfance m’ont poursuivi toute l’après-midi, et lorsque je suis rentré chez moi, c’est au piano que je me suis installé. Pour refaire encore une fois aujourd’hui ce voyage.


Robert Schumann, Kinderszenen (Scènes d’enfants) Op. 15
Kind im Einschlummern (L’enfant s’endort)
par Nelson Freire (chez Amazon, sur l’iTS)