Mercredi 28 mai 2008

“les bons compromis”

J’ai un peu parlé de moi ici, mais je ne pense jamais avoir écrit sur ce que je fais, sur mon métier. Pourtant c’est une partie de moi.

Si je dis ce qu’il y a écrit sur mon diplôme — ingénieur en informatique et télécom —, je fais soit fuir tout le monde, soit l’on me confie ses malheurs avec son ordinateur, et là, c’est moi qui fuis.

Si je dis ce qu’il y a écrit sur ma carte de visite — Solutions Architect, formidablement traduit sur mon contrat par Architecte en Solutions —, on ne retient que le mot architecte, et on s’imagine n’importe quoi. Je ne conçois pas de maisons, de tours ou d’aéroports, mais des trucs immatériels, dont personne ne soupçonne l’existence. Enfin c’est le but.

J’ai envie de commencer par deux phrases entendues lorsque j’étais en école d’ingénieur. L’une à l’un de mes tous premiers cours, en première année, et l’autre en conclusion d’un de mes derniers cours de troisième année.

“N’importe quel imbécile peut écrire un algorithme qui fait ce qu’on lui demande. Ce qu’on vous demande, c’est d’écrire un bel algorithme”. C’était en TD, alors que la majorité du groupe n’arrivait pas à faire le premier exercice.

Mais c’est très vrai, l’informatique on peut toujours s’en sortir en bidouillant, on peut sous-traiter en Inde ou maintenant en Chine auprès d’ingénieurs débutants qui n’ont aucune idée de ce que veut le client. Ça finit toujours par tomber en marche. Mais c’est moche, c’est lent, c’est pas pratique, c’est impossible à faire évoluer.

En troisième année, nous avions eu un très bon cours de génie logiciel, par un professeur renommé, et nous avions appris toutes les règles à suivre, toutes les méthodes pour concevoir un logiciel. Et pour conclure ce cours : “Tout ce que l’on a vu dans ce cours, vous n’arriverez en fait jamais à l’appliquer. Parce que vous n’aurez jamais le temps et/ou l’argent nécessaire pour réaliser vos projets, ou parce que le client changera complètement d’avis à la dernière minute, vous communiquera des informations fausses, etc. Et c’est là qu’est la fonction d’un bon ingénieur : savoir choisir les bons compromis”.

Voilà ce que je fais : concevoir des logiciels ou des morceaux de logiciels qui soient beaux, de l’intérieur. Et aussi savoir faire, quand il le faut, des trucs immondes.

À suivre…

Mardi 11 décembre 2007

Une fin

Six mois et quelques jours depuis cette rencontre, et une réalité qu’il faut regarder en face, des mots qu’il faut oser prononcer, et puis lui qu’il faut essayer d’oublier.

C’est fini.

Il est devenu distant, de plus en plus, jusqu’à n’être plus là. Il ne veut rien dire, ou avouer. Alors, par égoïsme, pour me protéger, j’ai décidé de mettre fin à cette histoire. Je dis que c’est moi, peut-être par fierté, parce qu’il est toujours moins douloureux de se dire que l’on est parti, plutôt que de reconnaître que c’est l’autre.

Quand il n’y a plus que questions, doutes, attentes, tristesse, que les moments de bonheur sont trop éphémères et les espoirs, bien qu’entretenus, trop minces, il est temps de passer à autre chose.

Fut-elle belle, cette histoire ? Oui, un peu, forcément, mais ce ne sont pas ces jours-ci que je le reconnaîtrai. Je ne vois plus que défauts, raisons d’échec inévitable, mensonges.

Alors que faire ? à quoi penser ? qu’écrire ? Si j’arrive à paraître souriant auprès de certains, ce n’est qu’illusion. Je voudrai ne rien faire, je ne supporte plus que le silence, et ce même silence m’oppresse et je fais tout pour le masquer, j’aurai à la fois envie de tout crier, et de tout taire.

Pourquoi est-ce que j’écris tout ça ici ? Pas pour votre avoir votre compassion, ou vos mots d’espoir. Je suis trop pudique. Tout comme j’étais resté discret, ici et ailleurs, sur ces six mois, je ne parlerai que très peu des raisons de cette rupture.
Si j’ai écrit cela ce soir, c’était pour me faire du bien, ou m’aider à avoir moins mal.
Pour que définitivement, je mette le mot fin à cette histoire.

Musique: Keith Jarrett, Radiance, Part VIII.

Lundi 22 octobre 2007

slow down

En lisant ce soir qu’un blog voisin, que j’appréciai tout autant que celui qui le tenait, passait en période d’hibernation, je me rends compte qu’ici le rythme d’écriture s’est ralenti. Alors qu’au début mes billets étaient quotidiens, ils se sont depuis plusieurs semaines espacés, de plus en plus.
Rassurez-vous, ici pas d’hibernation prévue, juste un blog qui vivra à son propre rythme. J’ai essayé d’écrire ces derniers jours, et puis cela n’a rien donné. Après quelques lignes, les phrases se sont à chaque fois arrêtées, restant en suspens.
J’aurai voulu parler de ce concerto de Mozart qui est venu à bout, vendredi, de mon horrible mal de tête - ce concerto, c’est ma musicothérapie… - et puis, un autre soir, de l’odeur des bougies qui viennent de s’éteindre et de tous les souvenirs que cela réveille en moi.

Il y a aussi toutes ces autres choses que j’aurai voulu écrire, mais que j’ai préféré taires, parce qu’elles sont trop professionnelles, ou alors personnelles et encore trop récentes.

Des mots qui ne viennent pas comme je voudrai, des mots qui viendraient facilement mais que je n’écrirai pas ici, et puis aussi, parfois, juste pas le temps. Ma vie n’est pas ici.

Je ne veux pas m’imposer de ligne éditoriale ni de rythme d’écriture. J’ai fait le choix d’être ici celui que je suis réellement, entre vincen-t et Vincent, la différence est à peine visible, enfin je le pense.

Au début j’étais anonyme, et puis j’ai commencé à rencontrer d’autres blogueurs. Il y a quelques jours, je constatais que j’avais fait connaissance avec presque la moitié de ma blogroll affichée ici. Forcément, quand on connait ceux qui nous lisent, il y a des choses que l’on ne dit plus, ou que l’on dit différemment.

À très vite, ici sûrement, et peut-être aussi ailleurs. Le ralentissement de ce blog n’est que temporaire.

Vendredi 05 octobre 2007

Saison 4, Épisode 0

Sur les bords du Saint LaurentUn compte-rendu de plus d’une semaine trop vite écoulée. Ce n’est pas ce mode d’écriture qui me plaît le plus, mais cela semble être actuellement celui qui me convient le mieux.

Après un week-end plein de petits plaisirs, j’oubliai lundi de regarder l’épisode de Desperate Housewives diffusé la veille de l’autre côté de l’Atlantique. Les bras dans lesquels j’étais valaient bien mieux que cet épisode, regardé plus tard dans la semaine et qui s’est avéré n’être qu’un résumé des trois saisons précédentes.
De ce lundi soir, et de tout le reste qui s’y rapporte, et bien que cela soit ce qui occupe mon esprit jour et nuit, je ne dirai rien ici explicitement. Le lecteur attentif saura lire entre les lignes de mes billets des derniers mois.
Je suis juste heureux, et de plus en plus.

Mardi, j’exposais mon côté Geek tout en découvrant le Conseil Général d’Île de France : Fiesta Fon, discours, sangria et tapas. Fon, c’est une communauté de partage de son réseau WiFi. Voilà plus d’un an que je partage le mien.
Beaucoup de geeks qui pensent tout savoir et avoir raison sur tout, quelques blogeurs et blogueuses perdus à qui j’ai servi de traducteur, et des pique-assiette aussi. Une fois de plus je gagnais des TShirts, trop grands.

Mercredi soir, je m’aventurais pour la seconde fois à Paris Carnet. Tu es tout timide, c’est trop mignon m’a-t-on dit lorsque je suis arrivé. C’est vrai que lorsque je suis en terrain inconnu, je suis timide, réservé. Et je suis tout l’inverse en terrain connu. Un jour peut-être j’en parlerai ici.
Chondre et Fcrank, tous les deux charmants, m’ont accueilli à leur table, où nous a très vite rejoint Matoo :polysexualité, fist, brique à nichon et potins pédéblogosphèriques est un bon résumé de nos discussions.

Jeudi, je rejoignais Toli à la Bananeraie, où avait lieu une réunions de blogueurs qui nous étaient inconnus. La Bananeraie, ce sont les bureaux de Michel & Augustin, ceux qui fabriquent ces délicieux sablés et vaches à boire. Je connais leurs sablés depuis plus d’un an, il suffit de regarder dans les tiroirs de mon bureau pour voir combien je les apprécie. En avant première mondiale, nous avons découverts leurs nouveaux produits, toujours aussi bons. Miel et sésame, chocolat et nougatine.
J’aime être gourmand. Soyez le aussi :grin:

Ce jeudi soir, je faisais aussi la connaissance d’Antoine, blogueur des plus charmants.

Et me voilà ce soir à Rennes, où les retards de train me font attendre un gâteau d’anniversaire.

À part mes soirées, qu’ai-je fait de ma semaine ? Pas grand chose d’intéressant, la routine, beaucoup trop routinière à mon goût, de mes journées de travail. J’espère que cela va vite changer, sinon je ferai en sorte que cela change.
Des visites d’appartements aussi - infructueuses -, je continue avec obstination à vouloir m’endetter pour plusieurs dizaines d’années.

Ce week-end sera un week-end gourmand de plus, mais j’essaierai de ne pas en parler pour ne pas paraître trop indécent :wink:

J’ai probablement déjà cité ici cette phrase que ma grand-mère nous répétait sans cesse, mais elle résonne très souvent dans ma tête ces jours-ci, et elle prend pour moi de plus en plus de sens : “le bonheur est simple”.

Dimanche 30 septembre 2007

Week-end de petits plaisirs

Fin d’après-midi, dimanche 30 septembre 2007, Champ de MarsIl y a des week-ends à la fois ordinaires et emplis de tous ces petits plaisirs qui rendent heureux. Celui qui se termine ce soir en fut un.

Il a commencé samedi matin, avec ce commentaire que j’ai découvert au réveil. Un ami qui découvre mon blog et ma préférence pour les garçons. Il double son commentaire d’un long mail, et me révèle qu’il a lui aussi un copain.
Le week-end commençait par un sourire.

Samedi après-midi, péchés à trois chez Ladurée. Nous avons, pendant plusieurs heures, parlé de blogs, de littérature, de mille et une autres choses passionantes, et de musique. Musique classique. Que signifie-t-elle ? Qu’est-ce que nous y trouvons ? À quoi sommes-nous chacun sensibles ?

Un “bonne nuit” achevait mon samedi, et je m’endormais, heureux.

Dimanche matin, des croissants que je suis allé acheter au coin de la rue, chez Poilâne. Croustillants et moelleux à la fois, un bol de thé French Breakfast, et à la radio Sacrées musiques. Consolation était le thème d’aujourd’hui. Une cantate de Bach, puis des lieders de Schumann et Schubert.

“Dans le silence de la nuit, certains vident leurs larmes, et au matin on peut croire que leur cœur a toujours été gai.” : c’est avec cette phrase que Stéphane Goldet a introduit ce lied de Schumann que je ne connaissais pas, Stille Tränen.
Que de belles découvertes, que de belles choses.

C’est avec ces goûts, ces odeurs et ces musiques que je conçois un dimanche matin.
Souvenirs d’enfances que je perpétue.

Un passage chez le fromager, il y a trop de tentations. Je rentre avec beaucoup plus que je n’étais parti chercher.

Du beurre demi-sel Bordier, une miche de pain Poilâne : impossible de résister à la tentation d’une tartine…

Midi approche, je me mets aux fourneaux, improvisations, sans recette. Je reçois ce midi.

Excellent déjeuner, suivi d’une promenade en bord de Seine.

En rentrant, sur Arte, Hélène Grimaud joue le concerto pour piano No. 4 de Beethoven, aux Prom’s. Pendant les trois-quarts d’heure que dure ce concerto, je reste sans bouger dans mon canapé, envahi par la musique, des frissons m’envahissent le dos, mes yeux s’embrument.

Une bouteille de Chablis à finir. Twitter parle lui aussi de musique et de Chablis. Ma soirée est éclairée aux bougies.

J’écoute à nouveau ce 4ème concerto pour piano, en disque cette fois-ci, toujours par Hélène Grimaud, et avec le New York Philarmonic dirigé par Kurt Masur.

Un dernier verre de Chablis, un morceau de Comté.

L’automne commence bien.

Samedi 29 septembre 2007

…when September ends

Obélisque de la Concorde, ParisJe réalise que cela fait plusieurs jours que je n’ai rien écrit ici. Et pourtant, ma semaine a été riche en émotions, interrogations, surprises, bonheurs, réflexions…

Semaine peut-être trop riche pour que j’aie le temps d’écrire, mais surtout parce que mes préoccupations de la semaine n’ont pas leur place ici. Les hauts et les bas se sont succédés à une vitesse fulgurante, et les bas furent beaucoup plus courts que les hauts.. Peut-être parce que je ne voulais jamais croire aux bas ? Que mes espoirs et mes envies sont beaucoup plus forts que mes incertitudes et mes craintes ?

Une année de plus cette semaine. Je ne la vois pas comme ma jeunesse qui commence à s’éloigner mais comme le chemin parcouru ces douze derniers mois. Aucun regret. Des réponses à des questions, des questions que j’ai arrêté de me poser, des rencontres. Une rencontre.

L’impression de grandir, encore, alors que je croyais que c’était une chose réservée à l’enfance.


Vivaldi, Les Quatre Saisons, par Jacques Loussier
Concerto N°3, L’Automne, Adagio Molto

Lundi 24 septembre 2007

Schizophrénie numérique ?

vincen-tJ’avais commencé un billet sur ce sujet il y a une dizaine de jours, mais il est resté au stade de brouillon et serait probablement, comme tous les autres brouillons, passé à la poubelle si le sujet n’était pas revenu d’actualité aujourd’hui.

Tout avait commencé avec un compte Facebook, ouvert il y a plusieurs mois, tout comme mon compte Twitter. Au début juste par curiosité, comme je le fais avec de nombreux services à leur lancement. Récemment, comme mes voisins de blogs, je me suis mis à utiliser mon compte Twitter.
Concernant Facebook, à part la plateforme technique assez bien pensée, je n’y trouvais toujours aucun intérêt, et puis j’utilise déjà LinkedIn depuis plusieurs années pour rester en contact avec ceux que j’ai croisés dans un cadre professionnel. Quelques amis ou connaissances avaient bien trouvé mon compte Facebook, et j’avais cliqué sur “Accepter” au fur et à mesure de la réception de leurs invitations, mais je n’allais jamais plus loin. Et puis il y a eu quelques collègues, et j’en ai profité pour aller voir ce que j’avais sur ma page de profil. À peu près rien, sauf deux choses qui n’avaient pas à s’y trouver: “interested in men” et mon compte Twitter, qui mène très vite à mon blog. Des cases cochées sans réfléchir il y a quelques mois, juste pour tester.

Aucune raison de s’alarmer, j’ai juste fait un peu de ménage sur ma page Facebook. Je n’ai rien à cacher, mais je n’ai pas envie de tout montrer non plus. D’un côté il y a mon identité numérique professionnelle, et de l’autre celle plus personnelle, qui a ce blog pour point central. Il y a aussi ma famille et certains amis, que je n’ai pas envie d’inviter à lire ces pages.

Que faire ? N’avoir aucune identité numérique ? Non, cela ne marchera pas pour moi. En avoir plusieurs ? Oui probablement, sauf qu’il est impossible de les tenir toutes distinctes. On n’est anonyme presque nulle part sur Internet. Une adresse IP, une adresse e-mail ou un pseudo indexés par un moteur de recherche, une photo, un nom de domaine, un service d’archivage web qui a gardé d’anciennes pages pour l’éternité, le numéro de série de l’appareil photo dans une photo : je sais quelles sont les traces que l’on laisse sur Internet, et qu’il est illusoire de vouloir utiliser tous ces nouveaux services web tout en restant anonyme.

Pourtant lorsque j’ai pris conscience de cette collision il y a quelques semaines, puis aujourd’hui lorsque plusieurs de mes lecteurs m’ont invité à lier mon profil Facebook au leur, je me suis demandé quoi faire. Je n’ai toujours pas la réponse.

Essayer d’exposer deux identités ? Je vais essayer, mais je sais que très vite, des liens visibles et évidents apparaîtront entre elles, parce que je ne sais pas être double.

Dimanche 23 septembre 2007

Des Cygnes

Tous les deux n’ont finalement que peu de rapport avec le cygne, mais ils sont pour moi liés. L’un est un endroit où j’aime aller voir le soleil se coucher, ou la nuit qui a enveloppé Paris, l’autre est une musique que j’aime écouter tard certains soirs. Tous les deux sont liés parce qu’ils se rattachent à mes mêmes sentiments, parce que les paroles de ce lied de Schubert disent ce à quoi je pense lors de mes promenades solitaires sur l’allée des Cygnes.

L’allée des Cygnes, au milieu de la Seine à Paris, et Schwanengesang / Le chant du cygne, des Lieder de Schubert.

[...]

Sie Verstehn des Busens Sehnen, / Ils savent ce que désirer veut dire,
Kennen Liebesschmerz / Ils connaissent le mal d’amour,
Rühren mit den Silbertönen / Leurs notes d’argent émeuvent,
Jedes weiche Herz. / Tous les cœurs tendres.

Laß auch dir die Brust bewegen, / Laisse-toi émouvoir, toi aussi,
Libche, höre mich, / Chérie, écoute moi,
Bebend harr ich dir entgegen! / Tremblant, je me hâte vers toi !
Komm, beglücke mich! / Viens, rends-moi heureux !

Tout comme l’allée des Cygnes ne révèle pas tous ses secrets en quelques photos, cette musique ne s’écoute pas sur un ordinateur. Alors allez vous promener sur cette allée des Cygnes, et achetez ces Lieder de Schubert, par Fischer-Dieskau, ou par Werner Güra dont je viens de découvrir l’enregistrement.


Franz Schubert, Schwanengesang, Ständchen (Le chant du Cygne, Sérénade) ; D. 957
Werner Güra (ténor), Chrisoph Bernet (pianoforte Ehrbar)

Mardi 18 septembre 2007

Noël 1979

25 septembre 2007: ouverture de l’Apple ExpoTous les ans, la liste des anniversaires du mois sont affichés dans la cafétéria. En septembre, il y a le mien, et il y a deux ans, quelqu’un avait annoté l’affiche, en faisant remarquer que mes parents avaient dû passer un très bon Noël. La DRH avait cru bon devoir venir s’excuser pour cette inscription anonyme et “déplacée” !
Moi au contraire, elle m’avait fait sourire, et surtout elle m’avait fait réaliser qu’en effet, neuf mois exactement avant mon anniversaire, il y avait Noël ! C’est pourtant évident, mais je ne m’en étais jamais rendu compte.
Si je vous raconte tout ça, ce n’est pas pour vous rappeler de me souhaiter mon anniversaire, mais pour vous dire que le 25, j’irai faire un tour à l’Apple Expo. Il n’y a malheureusement plus de de keynote inaugurale - voir Steve sur scène, ce doit être un grand moment. Je me souviens quand même de ce moment où l’iMac G5 - le premier où tout était intégré dans l’écran - est sorti de la scène du palais des congrès, musique à fond, et toute l’assistance en délire.
J’ai plein de jours de congés à prendre avant fin octobre, alors j’en ai posé un le mardi 25, parce qu’il y a l’Apple Expo, mon anniversaire, et surtout qu’il empêche tout déplacement lointain cette semaine là ;-)

Tout a probablement été annoncé pour cette Apple Expo, il ne manque que la date exacte de sortie de l’iPhone en France (et la déception - à laquelle il fallait s’attendre - qu’Orange qui n’a toujours rien compris ne propose pas de forfait à la hauteur de l’iPhone, à savoir un forfait data illimité…). J’ai probablement déjà vu et joué avec tout ce qui sera présenté par Apple, mais j’irai quand même.

Je ne l’ai pas beaucoup dit ici, mais je ne jure que par Apple, et j’adore convaincre les gens autour de moi. J’en ai fait switcher plus d’un, mais ce dont je suis le plus fier, c’est d’avoir convaincu, dans l’avion pour Seattle/Redmond, un consultant Microsoft et de lui avoir fait dire, après avoir confronté nos démonstrations, lui de Vista, moi de Tiger, qu’Apple était très loin devant Microsoft, et que Vista n’était que de la poudre aux yeux.

Donc voilà, mardi, j’irai faire un tour à l’Apple Expo, on s’y croisera peut-être. Et si vraiment vous tenez à me faire un cadeau d’anniversaire, je veux bien un iPhone ;-)

Mardi 11 septembre 2007

Un mauvais stylo sur un mauvais papier

Il y a plein de choses que j’aimerai écrire ici, mais trop souvent, quel que soit ce dont je voudrai parler, les mots ne sortent pas, et quand j’arrive à les écrire, ils ne me plaisent pas. Mes phrases sont courtes. Mal construites. Les mots sont quelconques, leur enchaînement sans aucune musicalité.
Un peu comme quand on écrit avec un mauvais stylo sur un mauvais papier, que la plume ou la pointe accroche sur le papier, que l’encre se diffuse dans les fibres rendant l’écriture floue, et que finalement le stylo se bouche d’avoir trop gratté le papier.

Ce n’est pas comme si je n’avais jamais su écrire. J’aimais écrire, sentir la plume glisser sur le papier, voir l’encre encore brillante avant qu’elle ne sèche, et surtout sentir ces mots jaillir. Écrire de grandes phrases, prendre plaisir à ces grandes envolées lyriques, chercher des mots rares, les choisir pour leur sonorité.

Tout a du s’arrêter quand j’ai quitté le lycée. Avant d’avoir 18 ans, j’envoyais des lettres de plusieurs dizaines de pages. Mes dissertations de philo étaient prétexte à des joutes écrites avec mon prof, il tentait de me répliquer dans ses commentaires et appréciations. Un jour, il s’était trompé de mot, j’avais gagné.

Et puis je n’ai plus écrit que des chiffres, des formules, des abréviations barbares. J’ai abandonné le stylo pour le clavier. Mais ce n’est sûrement pas la vraie raison. Je ne la connais pas encore, je la cherche et je la trouverai, pour enfin retrouver la fluidité de mon écriture.