Dimanche 06 juillet 2008

À voir, à boire, à visiter, à revoir

Dans le désordre de mon week-end, et dans un style plutôt télégraphique :

Valse avec Bachir, un film, ou plutôt un documentaire d’animation, sur le Beyrouth de septembre 1982 et le massacre des camps de réfugiés de Sabra et Chatila. Tout y est très fort, jusqu’aux dernières images. À voir, obligatoirement.

Un Château d’Yquem 1999, que j’avais entreposé depuis quelques temps chez mon chéri, parce que ce n’était qu’avec lui que je pouvais partager ce plaisir, et maintenant les souvenirs de ces instants. Une bouteille qui mérite largement sa réputation — c’est une longue et lente explosion de parfums, dans un équilibre et une élégance parfaits —, et qui est un de ces plaisirs que l’on doit s’offrir, un jour.

Sagan : un beau film, qui m’a replongé dans mes souvenirs de lecture de mes années lycées…

À qui appartenaient ces tableaux, une exposition au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme : de très beaux tableaux — ma préférence est allée à toutes les natures mortes de l’école Hollandaise — et des explications historiques très intéressantes, sur la spoliation des œuvres d’art pendant la seconde guerre mondiale, et leur restitution, toujours en cours, aux familles spoliées. Et l’hôtel particulier en plein marais qui abrite le musée mérite à lui seul le détour.

Hairspray, en DVD : les bonus karaoké et cours de danse avaient été pour sa soirée d’anniversaire, et le film a été revu avec plaisir pour inaugurer comme il se doit une luxueuse nouvelle installation home-cinéma.

Sinon, demain, pour la première fois depuis très très longtemps, je vais devoir être au bureau à 9h (et ce sera pire pour le reste de la semaine). Et j’en ai juste pas du tout envie…

Dimanche 06 avril 2008

Alex Beaupain, au Café de la Danse

La soirée avait commencé en compagnie de Toli, avec des cocktails tout roses. Et juste ce qu’il faut de poivre noir dedans.

Alex Beaupain, au Café de la DanseSamedi soir, Alex Beaupain chantait au Café de la Danse.

De cette première année de blog et de découvertes partagées ici, il y a un film et un chanteur qui m’ont marqué plus que tout le reste, qui signifient plein de choses pour moi.

Les Chansons d’Amour, de Christophe Honoré : un film magnifique, dont la plupart des scènes sont encores imprimées sur ma rétine.

Et les chansons qui accompagnaient le film, écrites par Christophe Honoré, que j’ai découvert en tant que chanteur lors de son précédent concert parisien, début décembre : j’aime les chansons du film de Christophe Honoré, avec les voix des actrices et acteurs, mais j’aime encore plus ces chansons interprétées par Alex Beaupain. Parce que j’aime sa voix, et qu’elles sont toutes directement inspirées de sa vie à lui.
Son album, Garçon d’Honneur, sorti pourtant deux ans avant le film Les Chansons d’Amour, contient déjà la plupart des chansons qui structurent le film. Ce ne sont pas des chansons qui accompagnent le film, mais le film qui met les chansons en image.

Alex Beaupain accompagné de Grégoire Leprince-Ringuet, au Café de la DanseSamedi soir, la salle était d’avance conquise, et à quelques mètres de nous était assise une partie de l’équipe du film : Christophe Honoré et Grégoire Leprince-Ringuet.
Un magnifique moment, pleins de souvenirs, toutes ces chansons que j’ai tant et tant écoutées ces derniers mois et auxquelles j’ai associé tout un tas d’éléments de ma vie à moi. Plein d’émotions, parfois des frissons dans le dos et les yeux humides.

Si vous ne l’avez pas déjà fait, précipitez vous sur le DVD du film et sur des disques d’Alex Beaupain:
DVD Les Chansons d’Amour, de Christophe Honoré
Les Chansons d’Amour, BO
Garçon d’Honneur, d’Alex Beaupain

Mes photos du concert sur Flickr
D’autres impressions et souvenirs de mes voisins de ce concert: Antoine, Toli

Samedi 15 mars 2008

C’est l’heure d’été, rembobinez

Je prends ici du retard dans l’écriture de billets sur blog, alors je vais regrouper ici deux films, que j’ai vus récemment, et appréciés. L’Heure d’été, d’Olivier Assayas, et Soyez Sympa, rembobinez, de Michel Gondry.

L’Heure d’été, d’Olivier Assayas - Affiche du filmL’Heure d’été, c’est un film sur la famille, les souvenirs, matériels et autres, et leur transmission lorsque quelqu’un disparaît. Hélène – Edith Scob, dont le nom très injustement ne figure pas sur l’affiche –, la grand mère, était la gardienne de la mémoire de son oncle, Paul Berthier, un peintre renommé.
Quand soudainement elle disparaît se pose la question de la transmission de sa maison, qui abritait les réunions de famille devenues de plus en plus rares, et les objets et meubles d’art de Paul Berthier. Ses trois enfants – Juliette Binoche, Charles Berling et Jérémie Renier, tous les trois excellents – sont face à tous ces souvenirs.
Ce film, très beau et tout en finesse, fait forcément écho à ce que l’on a vécu, et à ce que l’on va vivre : que faire de ce qui appartenait à ses grands-parents ou parents ? que deviendra ce qui nous appartient ?
Les questions peuvent paraître grave, mais le film ne l’est pas.
C’est la dernière scène, la fête organisée par les petits enfants d’Hélène dans sa maison, qui apporte peut-être la réponse.

D’autres avis : Celui qu’il, Ciné JulienSoyez Sympas, rembobinez, de Michel Gondry - Affiche du film

Dans un registre totalement différent, Soyez Sympas, rembobinez. Quand on sort de la salle, on aurait envie, soi aussi, de se mettre à tourner des films, suédés.
C’est à la fois n’importe quoi et une leçon de cinéma, parce que c’est un film sur le cinéma, celui que s’approprie le spectateur, et parce que la construction de ce film est exemplaire. C’est hilarant, c’est touchant, c’est poétique.
À voir.

D’autres avis : Ciné Julien

Lundi 03 mars 2008

Paris, de Cédric Klapisch

Paris, de Cédric Klapisch ; Affiche du filmJ’avais surtout entendu des critiques négatives au sujet du dernier film de Cédric Klapisch, Paris. Il faut dire qu’avec un tel titre et un casting impressionnant (Romain Duris, Juliette Binoche, Fabrice Luchini, Karin Viard, Albert Dupontel, François Cluzet, etc.), la barre était placée très haut.

Paris. Un seul mot, presque prétentieux. Comme si un film pouvait dire cette ville.

C’est donc sans rien en attendre que je suis allé voir ce film, et j’ai passé un bon moment. Ce Paris de Klapisch est beau, ce n’est pas un Paris de carte postale, c’est celui que je connais, et que j’aime. Des parisiens qui se croisent. Certains sont heureux, d’autres malheureux. Des histoires d’amour qui finissent bien, d’autres qui finissent mal. Des moments drôles, des moments tristes.

À aller voir, pas pour voir un film sur Paris, mais un film sur l’espoir du bonheur.

D’autres avis: Antoine, Brice, Jonathan D., RomainB