En vacances, même les statues boivent du champagne

Suite de mes souvenirs de vacances…

Cour de l'Archevêché, Arles

 

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Vacances : des critiques

Les critiques de livre dans les librairies, c’est presque toujours positif, du style de coup de cœur du libraire, les indispensables, à découvrir, etc.

À la Librairie du Casino de Juan-les-Pins, il y a autant de critiques positives que de critiques négatives, et elles sont toutes en vitrine. Évidemment, celles que j’ai préférées étaient les critiques les plus assassines, d’autant plus qu’elles concernent les best-sellers de l’été !

 

(cliquer sur les images pour lire les critiques)

Le Pam-Pam, juste en face de la librairie, étant une rhumerie très animée.

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Souvenirs de vacances

En attendant que je raconte ici nos vacances, en voici un petit aperçu en photos.

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Le Carnet de Louis

LouisIl y a quelques semaines, je retrouvais un fond d’un placard ce petit carnet. Il appartenait à Louis.

Louis, c’est le grand-frère de ma mère. De ce que l’on m’a raconté, c’était l’enfant parfait. Ce petit carnet qui regroupe les notes qu’il prenait à l’école en témoigne.

Formules de géométrie, éducation religieuse, prière pour la fête des mères, géographie, histoire, paroles de la Marseillaise, déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen… Une cinquantaine de pages soigneusement calligraphiées, sur ce qu’il devait apprendre ou ce qui avait de l’importance à ses yeux.

Témoignage de l’éducation du milieu du siècle.
Lorsque les dernières pages ont été écrites, la guerre venait de se terminer. C’était en 1946.

Les dernières pages listent les « Dates des principaux événements qui sont produits dans le monde depuis sa formation jusqu’à nos jours ». D’il y a 1 500 000 années, « formation du globe », à 1180, « Philippe Auguste : croisade contre les Albigeois ».

Les années suivantes, il ne les aura pas écrites. La chronologie s’arrête subitement.

Une intoxication alimentaire dans son pensionnat, prise en compte trop tard par les religieux qui le tenait, et une septicémie fulgurante.

Lorsque mon grand-père et ma grand-mère ont été prévenus, il était déjà trop tard. C’est son corps sans vie qu’ils ont emmené chez le médecin, à l’arrière leur Traction, dans un dernier espoir.

Ma mère est née quelques années plus tard. Elle n’aura jamais connu Louis, son grand-frère. Elle était l’enfant de remplacement. Aimée, mais qui ne pourrait jamais remplacer le petit Louis.

Ce petit carnet, je le garde précieusement. Il témoigne d’une partie de l’histoire, souvent tue, de ma famille.

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Cosmopolitan

Du rose, des cosmos, et des vacances au soleil très bientôt…

En attendant que je me remette à écrire ici, quelques instants de mon quotidien sont en photo par là.

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Une lettre reçue

Il y a une quinzaine de jours, je me suis replongé dans les romans de Françoise Sagan. Et j’ai redécouvert la préface des Merveilleux Nuages, le poème dont est extrait le sous-titre de mon blog. J’avais commencé à écrire sur tout ce qu’il me rappelait, sur celle qui m’avait prêté ce roman, celle avec qui j’ai partagé et découvert tant de choses pendant mon adolescence, et que j’avais finalement repoussé au petit matin, une nuit de fin d’été, sous la tente. La dernière fille.

Ce billet est resté à l’état de brouillon, et il le restera, parce qu’elle m’a écrit il y a quelques jours, comme si elle avait deviné tous les souvenirs que j’écrivais pour ce blog. Une longue lettre, comme toutes celles que l’on s’est échangées pendant des années, il y a dix ans.

Je ne sais pas quoi lui répondre, tant tout ce qu’elle m’a écrit est vrai. Alors plutôt que d’essayer de dire celui que j’étais entre 16 et 18 ans, ce qu’il y avait entre nous, je vais utiliser ses mots.

[...] Tu as su conserver ton mystère, malgré les interrogatoires de ces filles qui grouillaient et pépiaient autour de toi.

Nos longs échanges épistolaires ne tenaient-ils qu’à l’émulation, à notre goût commun de l’écriture ? À la correspondance de nos milieux sociaux ? À l’éducation reçue ?

Deux visions du monde qui ont dû évoluer à distance, probablement. Peut-être sur des chemins parallèles, qui sait ?

Somme-nous deux faces d’une même personne ? Toi plus stable, plus éduqué, plus averti sur la nature humaine, plus patient.

[...]

G. est passé dans mon dos. « J’écris à Vincen-t. Mon copain d’écriture ». Il a souri.

Et puis après tout, ce brouillon d’il y a deux semaines, je vais le recopier ici, avant de l’effacer. Il n’est pas terminé, il s’arrête sur un instant dont je me souviens toujours. Après, il n’y a plus eu que des garçons, ou presque. Et pour seul regret celui de m’être éloigné de Chloé.

Cette phrase qui sous-titre mon blog vient comme je l’avais déjà écrit d’un poème de Baudelaire.

Ma découverte de ce poème, je m’en suis souvenu il y a quelques jours alors que je me replongeai dans les romans de Françoise Sagan – suite obligée au film, c’était dans la préface d’un de ses romans : Les merveilleux nuages. C’est Chloé qui m’avait prêté ce volume, préfacé par ce poème de Baudelaire.

Et nous avions partagé ce poème.

Chloé, c’était mes dernières années lycée et mes années collège. Elle avait fait le tour du monde, et elle était arrivée dans ma classe en 4ème. Tout de suite nous avions été amis. De nos rédactions de français au collège à nos dissertations de philo en terminale, tout était entre nous sujet à une bataille complice. Nous échangions des lettres de plusieurs dizaines de pages, tout comme de petits billets, glissés entre les pages des livres que nous nous prêtions.

J’étais en troisième lorsque, sous un cerisier en fleur quelque part en allemagne, j’ai su qu’il y avait entre nous plus que de l’amitié : elle avait embrassé un autre garçon, et je découvrais la jalousie.

Cinq années d’adolescence, de complicité, de secrets partagés, de discussions passionnées, de découverte du monde et de la vie.

Jusqu’à cette soirée de fin d’été. Une fête parfaite, un piano sur la terrasse où je m’étais installé. Les filles s’étaient succédées à mes côtés, et les verres aussi. J’improvisais, autour de chansons, de musiques de film. Et au petit matin, 

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À jeter

Sous prétexte que la publicité est décalée et qu’avec le Red Bull on peut tout se permettre, la canette de Red Bull, ça se jette derrière soi, par terre, sur le trottoir, et on le montre bien dans la publicité…

Publicité Red Bull

Cette publicité, qui passe régulièrement au cinéma (peut-être à la télé aussi, mais je ne la regarde pas), était encore plus adaptée avant Wall E — à voir, impérativement —, le dernier Pixar, dont une des morales est de limiter et faire attention à ses déchets…

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La tour, le petit Toli et sa grand-mère

Tour LopezEn face chez moi, il y a une grande tour de bureau. Une tour qui a marqué l’architecture du 20ème siècle : le premier « mur rideau à structure aluminium suspendue » peut-on lire dans les livres d’architecture.

Elle est depuis plusieurs mois en travaux, désossée, et il n’en subsiste plus que la structure métallique. Elle était devenue moche, mais de par sa valeur historique, elle a de justesse échappé à la démolition et sera conservée, pour être tout de verre vêtue. Elle sera au centre d’un nouvel ensemble immobilier en construction : bureaux, immeubles d’habitation, hôtels particuliers et commerces.

Le petit ToliCette tour je la vois tous les jours, elle fait partie de mon paysage quotidien, et à chaque fois que je passe devant elle, je pense au petit Toli qui y était venu assister au départ en retraite de sa grand-mère.

Il était venu chez moi un soir de décembre où j’avais besoin de réconfort. Nous avions partagé vins et fromages, et les souvenirs de cette tour et de ma rue lui étaient revenus. Subitement. D’abord sans qu’il soit certain que c’était cette rue, cette tour, puis ensuite confirmés par sa grand-mère.
Il me les a racontés, et depuis, à chaque fois que je passe devant cette tour, je continue de les imaginer, chaque jour plus précisément.

Sa grand-mère en blouse blanche face à d’énormes ordinateurs, de grandes salles blanches, des pupitres de commande, de grosses imprimantes et des disques dur à l’allure de tambour de machine à laver. Tout cela pour gérer les parisiens et leurs allocations.

Le jour de la retraite était venu, un pot de départ était organisé et le petit Toli avait accompagné sa grand-mère pour ce dernier jour. Quelques bouteilles, quelques gâteaux, et de gros cadeaux.
Des cadeaux qu’il avait fallu ramener jusque chez elle, quelque part loin dans le Val d’Oise. Ils avaient tous les deux les bras chargés de sacs et de paquets, le chemin paraissait sans fin au petit Toli, et pour sa grand-mère, c’était une page qui se tournait, un moment émouvant qu’elle avait souhaité partager avec son petit-fils.

Je ne connaîtrai probablement jamais sa grand-mère, mais leur souvenir est maintenant à jamais associé à ma rue et ils construisent avec tous les autres l’histoire d’une ville, ils lui donnent vie, à jamais.
Il aura suffi du hasard d’une soirée entre amis pour que se rencontrent ses souvenirs d’enfance et mon quotidien.

Maintenant, cette grande tour de métal n’est plus qu’uniquement un élément de mon paysage urbain. Ce sont aussi ces souvenirs, cette histoire, et ce que mon imagination a mis autour. C’est par eux que j’aime une ville, que j’aime Paris, que j’aime ma rue.

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les quatre Vincent

Au bureau, à Paris, nous étions quatre Vincent.

Il y a un mois, un premier est parti. Suivi d’un autre il y a quelques jours.

Le prochain, ce sera peut-être moi. Parce que chaque matin j’ai de moins en moins envie d’aller travailler, et que j’ai déjà posé mon ultimatum il y a quelques semaines auprès de mon chef et de ma DRH.
Si rien ne change, alors d’ici à la fin de l’année, je serai parti.

Il ne me reste qu’à trouver où.

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Dans la famille de ma femme, ils font un petit vin

Moi: dans le bordelais, il n’y a plus beaucoup de petits producteurs [de vin], et les grands crus appartiennent presque tous à des investisseurs ou des groupes de luxe

Mon collègue: peut-être, je ne m’y connais pas, mais la famille de ma femme fait du vin, là-bas, donc y’a quand même encore quelques petits vignerons

Moi: ah oui ? dans quel coin ?

Mon collègue: je ne sais pas, c’est [nom d'un premier grand cru classé], moi je ne bois pas d’alcool donc je ne peux rien en dire, mais il paraît qu’il n’est pas mauvais

Moi: … il peut, Château [...], c’est quand même un premier grand cru classé de Saint-Émilion ! Et, euh, à tout hasard, tu peux avoir des bouteilles pour pas trop cher ?

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    Je n'aurai pas à déménager dans nos autres bureaux de la Défense, on vient de prolonger le bail à Opéra pour 5 ans :-) #soulagement 17/10/2011
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    « Joyeuses Pâques »
    La Check-List, vendredi 2 avril 2010, LeMonde.fr – Les Indégivrables, Xavier Gorce

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    Les comparaisons sont toujours très instructives, et parfois cruelles : les vins les plus prestigieux se révèlent parfois n’être pas à la hauteur de leur prestige…

    Pauillac Château Lynch Bages, 2004: 10/10

    Margaux Château Giscours, 2004: 10/10

    Barsac Château Coutet, 1997: 9/10

    Saint-Julien Château Ducru-Beaucaillou, 2001: 8,5/10

    Haut-Médoc Château Sociando-Mallet 2002: 8,5/10

    Haut-Médoc Château La Lagune 2007: 8,5/10

    Saint-Émilion Grand Cru Château Sansonnet 2002: 8/10

    Saint-Estèphe Château Les Ormes de Pez, 1996: 8/10

    Haut-Médoc Héritage de Chasse-Spleen 2002: 8/10

    Pomerol Château Beauregard 2004: 7,5/10

    Moulis-en-Médoc Château Chasse-Spleen 1990: 7,5/10

    Sauternes Château Guiraud, 2002: 7,5/10

    Saint-Julien Château Talbot, 2002: 7/10

    Saint-Julien Château Lalande Borie, 2006: 7/10

    Margaux Baron de Brane 2005: 7/10

    Haut-Médoc Mademoiselle L, 2007: 7/10

    Margaux Château Ferrière, 2002: 6/10

    Saint-Estèphe Château Phélan Ségur, 1999: 4/10 (la bouteille avait vraiment un problème, bien que goûtée juste avant par celui qui la faisait déguster…)

    Dégustation « Les Vins de Bordeaux », Lavinia, jeudi 18 mars 2010

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    8/10

    C’est un film dont on retient plus la photo, les costumes et les décors et le jeu des acteurs que l’histoire, mais qu’importe, c’est beau, c’est élégant, c’est raffiné, jusqu’au moindre détail.

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    Soyons très précis. L’homosexualité, c’est comme être gaucher, une minorité qu’on essayait de contrarier. Il ne faut pas en faire une unité de valeur, pas plus qu’un sujet d’opprobre ou de dégoût. C’est juste une manière de vivre sa sexualité.
    Rien de plus.