Archives pour la catégorie ‘En voyage’

Samedi 06 septembre 2008

En vacances, même les statues boivent du champagne

Suite de mes souvenirs de vacances…

Cour de l'Archevêché, Arles

 

Mercredi 12 septembre 2007

Il y a un an

Il y a un an jour pour jour j’étais là :

L’année dernière

Cela pourrait avoir l’air d’un paradis, c’était une prison. Double mur d’enceinte, trois contrôles à l’entrée, plein de gardes armés, des chars.

Le deuxième jour, il me disait que quelques années auparavant, c’était l’immeuble juste à côté du notre qui avait été la cible des terroristes, que toute la sécurité mise en place n’avait servi à rien. 36 morts.

50°C le jour, presque autant la nuit. Le taxi n’avait pas le droit d’entrer sur leur campus, je devais donc le traverser à pied. Un enfer qui se répétait : 20 minutes qui devenaient éternité, chaque matin, puis chaque soir.

Dans l’immense hall d’entrée tout en marbre blanc des bureaux, un afficheur électronique indiquait la température intérieure. 18°C. C’était le luxe. Moi, j’étais malade.

Internet était filtré, contrôlé, beaucoup trop lent pour y tenir une conversation.

Rien à faire, rien à voir, personne à qui parler.
Rien à boire, juste de quoi se nourrir.
Mon iPod pour seul compagnon.

Je comptais les jours, les nuits, les heures, qui me séparaient de mon retour en France. Je savais que ma présence là-bas ne servait à rien, qu’elle était hypocrite, mais pour tenir je jouais mon rôle, tout comme ils jouaient le leur.

Ils se croyaient supérieurs à nous, et moi je pensais qu’ils passaient à côté de trop de choses et qu’ils violaient les droits élémentaires. Choc de civilisations, de cultures.

C’était il y a un an. Cette année, je passe septembre à Paris, et j’attends qu’il rentre. Plus qu’une dizaine de jours.

Dimanche 17 juin 2007

Fremont Summer Solstice Parade

Aujourd’hui, Seattle fêtait l’été avec quelques jours d’avance, et quoi de mieux qu’une grande parade mélange de défilé nudiste, gay pride, techno parade, manifestation anti-bush, fête de quartier, distribution de free hugs, rassemblement pour la protection de l’environnement, carnaval et kermesse ?

Dans Fremont, un quartier de Seattle, avait lieu aujourd’hui la Summer Solstice Parade.D’abord un défilé de cyclistes nus, au corps peint. Certains trichaient avec un string, mais la plupart non. Puis un enchaînement de danseurs, chars, animations : un mélange incroyable et détonant absolument à l’opposé du puritanisme américain, des participants - tous habitants de Seattle - de tous âges et toutes catégories.

Le plus intéressant étant de le voir, voici quelques photos ! (cliquez dessus pour les voir en grand)

Fremont Summer Solstice ParadeFremont Summer Solstice ParadeFremont Summer Solstice ParadeFremont Summer Solstice ParadeFremont Summer Solstice ParadeFremont Summer Solstice ParadeFremont Summer Solstice Parade
Fremont Summer Solstice ParadeFremont Summer Solstice ParadeFremont Summer Solstice ParadeFremont Summer Solstice ParadeFremont Summer Solstice ParadeFremont Summer Solstice ParadeFremont Summer Solstice Parade
Fremont Summer Solstice ParadeFremont Summer Solstice ParadeFremont Summer Solstice ParadeFremont Summer Solstice ParadeFremont Summer Solstice ParadeFremont Summer Solstice ParadeFremont Summer Solstice Parade
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Fremont Summer Solstice Parade

Lundi 28 mai 2007

L’envol

L’envol (Seattle, Mai 2007)

Vendredi 25 mai 2007

Devinez où je suis

Les voyages sans péripéties, ce n’est pas marrant, et cela faisait plusieurs mois que ça ne m’était pas arrivé, donc il fallait que ça m’arrive.

Cette fois ci, ce n’était pas l’évacuation de l’aéroport pour une alerte à la bombe, le taxi qui crève sur une route déserte en Macédoine, l’aéroport fermé pour la journée pour cause de brouillard, les vols annulés à Paris pour cause de 3 flocons de neige, Athènes sous 1m50 de neige, le pilote malade, la grève de la compagnie aérienne, l’interrogatoire et l’examen de mon passeport sous toutes ses coutures, ou d’autres retards ou annulations pour causes loufoques.
Non, juste un problème technique. Pas très original, j’avais déjà eu plusieurs fois.

Donc aujourd’hui, un truc qui doit être l’altimètre fonctionnait mal. C’est une pièce qui a 10 ou 15 ans, et vous comprenez, c’est difficile à trouver, surtout quand l’avion est un Boeing et que l’aéroport est à Seattle. Le siège et l’usine Boeing doivent juste être à quelques kilomètres de l’aéroport.
Comme le temps n’est pas couvert, il y a un autre instrument qui fera l’affaire, pas d’inquiétude. Donc inutile de réparer, et comme ça on ne perdra pas de temps.
Sauf que pour avoir l’autorisation de décoller, il fallait tout un tas d’autorisations et de paperasserie, et ça a pris plus de 2 heures…

Il n’y aura de vol direct Seattle Paris que dans 2 semaines (chic, je serai sur le vol inaugural !), donc en attendant c’est des vols avec transit. Et évidemment, avec mes deux heures de retard, j’ai raté mon vol pour Paris, et c’était le dernier vol pour l’Europe de la journée…

Donc me voilà quelque part dans le Michigan, dans un hôtel à $52 la nuit (ça dit tout sur la qualité de l’hôtel) gracieusement payé par la compagnie aérienne. Je me suis quand même aventuré au bar de l’hôtel pour manger et boire quelque chose, entre deux américains bourrus.

Et puis ce serait trop facile d’avoir un vol pour Paris demain matin. Non, il sera demain en fin d’après-midi. Et puis il ne sera pas pour Paris, il faut pimenter mon retour de quelques autres transits… Je n’aurai au final que 24 heures de retard.

Ah oui, et puis je n’ai pas mes bagages. Et cet hôtel n’a évidemment aucun kit de dépannage.

Heureusement que je ne me sépare jamais de mon MacBook Pro, de son chargeur, de mon iPod et de son chargeur. Parce que c’est tout ce que j’aurai pour passer la nuit et la journée de demain.

Bonne journée à vous !

NB: il me faudra revoir le programme de mon retour parce qu’évidemment, ça remet tout en question.

Dimanche 20 mai 2007

Paradise

Mont Rainier, WashingtonJe pourrai parler de ce dessin animé américain sur des petites écolières françaises à Paris que j’ai regardé en prenant mon petit déjeuner, de l’Amérique profonde que j’ai encore une fois entrevue sur la route, du coucher de soleil sur Seattle, de ces adolescents qui, pour leur prom (fêtes pour la fin de leurs études au lycée), essayent de bien s’habiller et viennent en limousine, ou tout simplement du parc national du Mont Rainier, mais j’ai trop gambadé dans la neige au pied du Mont Rainier et je ne suis plus capable que d’une seule chose ce soir: aller me coucher et dormir.

Je vais quand même expliquer le titre de ce billet: j’ai pris la photo à Paradise, qui se trouve au pied des glaciers qui entourent le Mont Rainier. Et c’est là également que j’ai gambadé dans la neige, encore très épaisse !

Dimanche 13 mai 2007

Carte d’embarquement

Carte d'embarquement

Et j’y retourne…

Presque 2 semaines encore. Avec moins de mauvaise volonté que les deux dernières fois. Mais pas de réelle volonté pour autant, juste de l’indifférence.

Partir ? ou fuir ?

Après tout, partir loin, être tout seul, n’avoir rien à faire dans sa chambre d’hôtel, ça permet de réfléchir et de faire le point sur le chemin que l’on veut prendre.

Mercredi 09 mai 2007

Skagit Valley

Skagit Valley, Washington, États-Unis

J’ai rapporté cette photo d’un de mes derniers voyages. J’y retourne d’ailleurs dans quelques jours, mais les tulipes y seront fanées.

(cliquer sur la photo pour la voir en plus grand)

Samedi 21 avril 2007

I live the American dream


Le rêve américain est sûrement bien plus que ce que j’ai vécu ici, mais je l’ai approché, un peu, ces dernières semaines. Quatre semaines d’immersion, avec des collègues extraordinaires. Je n’ai parlé ici que de l’un d’entre eux, mais ils sont tous comme ça, et si différents.

Manger et boire en permanence - la simple vision de nourriture maintenant m’écœure… La semaine prochaine à Paris, je vais probablement entamer une cure de Cojean (c’est un peu ma cantine du midi la semaine).

Bay Meadows

Je suis même devenu riche. Ce soir, c’était soirée courses de chevaux. Je n’ai pas tout compris, mais j’ai trouvé qu’en pariant au hasard, le temps passait beaucoup plus vite. J’ai perdu tous mes paris, sauf le dernier, qui m’a ramené à flot, et m’a même permis de m’enrichir de 50 cents. Le rêve américain qui commence !

J’ai fini la soirée dans un immense appartement dans les hauteurs de San Francisco, avec une vue formidable sur la baie et le Golden Gate. De quoi me donner envie d’habiter ici, me mettre à rêver.
Pour ça, il faut que je continue de m’enrichir, mais je vais peut être essayer de trouver quelque chose de plus excitant que les courses de chevaux !

Jeudi 19 avril 2007

Giants

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Ce soir c’était soirée Baseball. Immersion totale dans la culture américaine…

Pour commencer, barbecue sur le parking du stade, entre 3 pickups et le grillage qui sépare le parking de la route. Au menu, bière et hamburgers.

Les Giants de San Francisco affrontent ce soir Saint Louis Cardinals.

Les couloirs du stade ressemblent aux allées d’une fête foraine, la délicieuse odeur des Garlic Fries (la spécialité) s’y répand. La foule afflue, fait ses provisions de bière, frites, pop-corn avant de venir s’assoir dans les gradins. Il y a des portes-gobelets à bière sur chaque siège.

Une minute de silence pour le massacre de Virginia Tech, l’hymne américain, et les deux équipes font leur entrée. Ensuite il paraît que le match a commencé. Je connais un peu les règles du baseball, mais j’ai eu beau faire tous les efforts possibles, je n’ai pas trouvé comment on pouvait suivre un match. Mon cerveau ne doit vraiment pas être câblé comme celui d’un américain. Quelques secondes d’actions toutes les cinq à dix minutes. Le reste du temps, rien. Mais alors absolument rien.

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Le stade est au bord de la baie de San Francisco, le vent glacial s’y engouffre. C’est probablement pour lutter contre le froid qu’ils engloutissent toute cette graisse. Il y a autant de monde à acheter à manger dans les couloirs du stade qu’à être assis dans les gradins.

Le match n’est que prétexte à manger, boire, rencontrer ses amis. C’est pour cela d’ailleurs qu’il y a si peu d’action dans le jeu du baseball, sinon cela dérangerait: impossible d’aller chercher un troisième ou quatrième litre de bière, de terminer sa conversation.

Ils ont vraiment l’esprit très pratique ici.

L’autre illustration de cet esprit pratique étant les longues vues installées sur les terrasses des bars du côté de Castro, et dirigées vers le trottoir d’en face, mais je m’égare, cela n’a rien à voir avec le baseball !