Fon
1996, aux États-Unis, je découvrais Internet, qui n’en était encore qu’à ses balbutiements. Il n’y avait encore que Netscape Navigator 3, Google n’était pas né, ni même HTML 3 et 4. Quelques heures devant ce qui n’était pourtant encore qu’une petite toile et je comprenais déjà tous les possibles d’Internet : s’informer, communiquer, partager, en toute liberté.
En même temps, je découvrais les logiciels libres, j’ai contribué à quelques uns d’entre eux, et je continue d’être persuadé qu’ils doivent être défendus et soutenus, à côté des logiciels commerciaux.
Lorsque Fon a été lancé, il y a un peu plus de deux ans, j’ai très vite rejoint la communauté. Fon, c’est une communauté de partage WiFi de son accès Internet : voilà au mois un an et demi que je partage le mien, avec ceux qui passent à côté de chez moi, voisins ou internautes de passage dans l’hôtel en face de chez moi.
En quoi est-ce que cela consiste ? Un tout petit routeur WiFi, la Fonera, raccordé à ma freebox, qui émet sur un canal WiFi ouvert : pour s’y connecter, il faut soit être soi-même Fonero (partager sa connexion Internet avec une Fonera chez soi), soit payer 3€ pour une journée, ou 10€ pour cinq jours. Fon me reverse la moitié de cette somme, cela me fait de l’argent de poche, et c’est vraiment accessoire !
Ca ne me coûte absolument rien, c’est sécurisé, je peux choisir la bande passante que je souhaite partager, ça rend service à ceux qui passent à proximité de chez moi et qui ont besoin d’un accès Internet ponctuel, et c’est ma conception d’Internet : un monde libre et de partage.
Pour ceux d’entre vous qui souhaitent, comme moi, partager leur connexion Internet avec Fon, il me reste quelques Foneras (routeurs WiFi) gratuites (au lieu de 25€ plus frais de port) : elles seront pour les premiers (parisiens ou de passage à Paris) qui m’en feront la demande.

À l’école primaire, on a commencé à utiliser des ordinateurs. C’était des TO7 et des MO5. Je me souviens d’un samedi matin où je me suis subitement pris de passion pour ces machines. En rentrant le midi, je demandais un ordinateur, et mon père a ramené quelques jours après un Micral, grosse bête grise avec un écran sur lesquel le texte s’affichait en vert.
C’est depuis la salle d’attente d’un dentiste où j’avais obtenu un rendez-vous en urgence que j’ai suivi, sur mon téléphone minuscule, la première présentation de l’iPhone par Steve Jobs, en Janvier.
J’avais commencé un billet sur ce sujet il y a une dizaine de jours, mais il est resté au stade de brouillon et serait probablement, comme tous les autres brouillons, passé à la poubelle si le sujet n’était pas revenu d’actualité aujourd’hui.
