Tout seul

Nouvel Observateur Spécial Photo #8

Tous seuls, tous tout seuls nous sommes là tous ensemble, groupés, isolés, posés, déposés dans l’ouverture de la machine à capturer la lumière, notre lumière, l’irradiation de notre secret d’être. Mais la machine à coup sûr n’est pas seule — ce qui de toute façon ne voudrait rien dire. Elle est dans la main du photographe. Le photographe n’est pas seulement un « opérateur », quelqu’un qui s’éprouve seul derrière sa machine ou seul avec elle. Un tout seul qui s’isole précisément pour capter, capturer la lumière de quelques autres, d’un seul ou de beaucoup. Lumière claire ou noire, brillante, luisante ou éteinte, lumière sourde ou éclatante mais toujours lustre ou veilleuse d’un secret : signifiant, signalant qu’ici miroite un secret, une évidence, sans fond, l’émission vibrante d’un infini singulier, ce que nous nommons « seul » et qui se communique ici, là, maintenant.

À ce point, lorsqu’elle me touche, la photographie m’impatiente. Elle me touche et je veux donc toucher cette source lumineuse. Je ne veux plus en rester à la voir, il me faut le grain de sa lumière, la pression de sa radiance. Il me faut la sentir sur ma peau, et ma peau contre la sienne, seule contre elle.

Jean-Luc Nancy, Préface du Hors-série spécial photo #8, Le Nouvel Observateur

Une magnifique sélection de textes et de photos, à avoir absolument !

À voir aussi jusqu’au 13 septembre 2009 aux Rencontres d’Arles Photographie 2009, exposition Robert Delpire/Nouvel Observateur Spécial Photo, Chapelle Saint-Martin du Méjan

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    Bonjour la fibre optique à la maison ! http://t.co/iwPFSh4s 18/09/2012
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    « Joyeuses Pâques »
    La Check-List, vendredi 2 avril 2010, LeMonde.fr – Les Indégivrables, Xavier Gorce

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    Les comparaisons sont toujours très instructives, et parfois cruelles : les vins les plus prestigieux se révèlent parfois n’être pas à la hauteur de leur prestige…

    Pauillac Château Lynch Bages, 2004: 10/10

    Margaux Château Giscours, 2004: 10/10

    Barsac Château Coutet, 1997: 9/10

    Saint-Julien Château Ducru-Beaucaillou, 2001: 8,5/10

    Haut-Médoc Château Sociando-Mallet 2002: 8,5/10

    Haut-Médoc Château La Lagune 2007: 8,5/10

    Saint-Émilion Grand Cru Château Sansonnet 2002: 8/10

    Saint-Estèphe Château Les Ormes de Pez, 1996: 8/10

    Haut-Médoc Héritage de Chasse-Spleen 2002: 8/10

    Pomerol Château Beauregard 2004: 7,5/10

    Moulis-en-Médoc Château Chasse-Spleen 1990: 7,5/10

    Sauternes Château Guiraud, 2002: 7,5/10

    Saint-Julien Château Talbot, 2002: 7/10

    Saint-Julien Château Lalande Borie, 2006: 7/10

    Margaux Baron de Brane 2005: 7/10

    Haut-Médoc Mademoiselle L, 2007: 7/10

    Margaux Château Ferrière, 2002: 6/10

    Saint-Estèphe Château Phélan Ségur, 1999: 4/10 (la bouteille avait vraiment un problème, bien que goûtée juste avant par celui qui la faisait déguster…)

    Dégustation « Les Vins de Bordeaux », Lavinia, jeudi 18 mars 2010

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    8/10

    C’est un film dont on retient plus la photo, les costumes et les décors et le jeu des acteurs que l’histoire, mais qu’importe, c’est beau, c’est élégant, c’est raffiné, jusqu’au moindre détail.

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    Soyons très précis. L’homosexualité, c’est comme être gaucher, une minorité qu’on essayait de contrarier. Il ne faut pas en faire une unité de valeur, pas plus qu’un sujet d’opprobre ou de dégoût. C’est juste une manière de vivre sa sexualité.
    Rien de plus.