Villa Amalia

Villa Amalia, l'affiche du filmVilla Amalia, un film de Benoît Jacquot — 9/10

J’ai l’impression qu’à chaque fois qu’Isabelle Huppert est à l’écran, elle est derrière un piano : Merci pour le chocolat, La Pianiste, 8 Femmes, et actuellement, Villa Amalia.

Son nom sur une affiche suffit à me faire aller voir le film. Dans Villa Amalia, elle porte le film, et même lorsqu’elle est de dos, elle arrive à faire passer des émotions. Elle y est pianiste et compositrice, et décide subitement de disparaître totalement. Tout laisser derrière soi, supprimer toute trace, partir loin, et tenter de revivre.

Un film magnifique, dérangeant, dont je garde en souvenir Isabelle Huppert, et O Solitude, de Purcell, chanté par Alfred Deller : le film est aussi musical, et cette chanson l’accompagne de bout en bout.

O Solitude ! my sweetest choice,
Places devoted to the night,
Remote from tumults and from noise,
How Ye may restless thoughts delight.
O Heavens! what content is mine
To see those Trees which have appeared
From the nativity of time
And which have survived
To look today as fresh and green
As when their beauties first were seen.

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Purcell, Music for a While — Alfred Deller


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2 commentaires

  1. Le 26 avril 2009 à 12h42 | Permalien

    Merci pour THE VOICE, en tout cas pour moi!

  2. jacques
    Le 28 juin 2009 à 9h50 | Permalien

    Totalement d’accord avec toi Vincent, film magnifique, prenant, haletant, déroutant, troublant porté par une Isabelle magnifique dans sa détermination de fuite salvatrice, qui meurt pour renaître à nouveau, et cette musique de Purcell si belle et juste. Un grand bravo à Jean Hugues ANGLADE qui est très juste dans l’ami sincère, l’amant éconduit, le gay/bi qui joue sur la frontière de l’amour et de l’amitié.Juste un bémol, pour le scénariste et l’écrivain : c’est facile de tout plaquer et tout brûler quand on est riche et qu’on peut claquer dans les doigts pour se refaire une vie ailleurs.

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    Tiens, il manque une partie de mon salaire sur ma feuille de paie... et puis ma dernière note de frais, elle a du se perdre... Il y a 3 heures
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    « Joyeuses Pâques »
    La Check-List, vendredi 2 avril 2010, LeMonde.fr – Les Indégivrables, Xavier Gorce

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    Les comparaisons sont toujours très instructives, et parfois cruelles : les vins les plus prestigieux se révèlent parfois n’être pas à la hauteur de leur prestige…

    Pauillac Château Lynch Bages, 2004: 10/10

    Margaux Château Giscours, 2004: 10/10

    Barsac Château Coutet, 1997: 9/10

    Saint-Julien Château Ducru-Beaucaillou, 2001: 8,5/10

    Haut-Médoc Château Sociando-Mallet 2002: 8,5/10

    Haut-Médoc Château La Lagune 2007: 8,5/10

    Saint-Émilion Grand Cru Château Sansonnet 2002: 8/10

    Saint-Estèphe Château Les Ormes de Pez, 1996: 8/10

    Haut-Médoc Héritage de Chasse-Spleen 2002: 8/10

    Pomerol Château Beauregard 2004: 7,5/10

    Moulis-en-Médoc Château Chasse-Spleen 1990: 7,5/10

    Sauternes Château Guiraud, 2002: 7,5/10

    Saint-Julien Château Talbot, 2002: 7/10

    Saint-Julien Château Lalande Borie, 2006: 7/10

    Margaux Baron de Brane 2005: 7/10

    Haut-Médoc Mademoiselle L, 2007: 7/10

    Margaux Château Ferrière, 2002: 6/10

    Saint-Estèphe Château Phélan Ségur, 1999: 4/10 (la bouteille avait vraiment un problème, bien que goûtée juste avant par celui qui la faisait déguster…)

    Dégustation « Les Vins de Bordeaux », Lavinia, jeudi 18 mars 2010

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    8/10

    C’est un film dont on retient plus la photo, les costumes et les décors et le jeu des acteurs que l’histoire, mais qu’importe, c’est beau, c’est élégant, c’est raffiné, jusqu’au moindre détail.

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    Soyons très précis. L’homosexualité, c’est comme être gaucher, une minorité qu’on essayait de contrarier. Il ne faut pas en faire une unité de valeur, pas plus qu’un sujet d’opprobre ou de dégoût. C’est juste une manière de vivre sa sexualité.
    Rien de plus.