Villa Amalia, un film de Benoît Jacquot — 9/10
J’ai l’impression qu’à chaque fois qu’Isabelle Huppert est à l’écran, elle est derrière un piano : Merci pour le chocolat, La Pianiste, 8 Femmes, et actuellement, Villa Amalia.
Son nom sur une affiche suffit à me faire aller voir le film. Dans Villa Amalia, elle porte le film, et même lorsqu’elle est de dos, elle arrive à faire passer des émotions. Elle y est pianiste et compositrice, et décide subitement de disparaître totalement. Tout laisser derrière soi, supprimer toute trace, partir loin, et tenter de revivre.
Un film magnifique, dérangeant, dont je garde en souvenir Isabelle Huppert, et O Solitude, de Purcell, chanté par Alfred Deller : le film est aussi musical, et cette chanson l’accompagne de bout en bout.
O Solitude ! my sweetest choice,
Places devoted to the night,
Remote from tumults and from noise,
How Ye may restless thoughts delight.
O Heavens! what content is mine
To see those Trees which have appeared
From the nativity of time
And which have survived
To look today as fresh and green
As when their beauties first were seen.
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Purcell, Music for a While — Alfred Deller











2 commentaires
Merci pour THE VOICE, en tout cas pour moi!
Totalement d’accord avec toi Vincent, film magnifique, prenant, haletant, déroutant, troublant porté par une Isabelle magnifique dans sa détermination de fuite salvatrice, qui meurt pour renaître à nouveau, et cette musique de Purcell si belle et juste. Un grand bravo à Jean Hugues ANGLADE qui est très juste dans l’ami sincère, l’amant éconduit, le gay/bi qui joue sur la frontière de l’amour et de l’amitié.Juste un bémol, pour le scénariste et l’écrivain : c’est facile de tout plaquer et tout brûler quand on est riche et qu’on peut claquer dans les doigts pour se refaire une vie ailleurs.