C’est l’heure d’été, rembobinez

Je prends ici du retard dans l’écriture de billets sur blog, alors je vais regrouper ici deux films, que j’ai vus récemment, et appréciés. L’Heure d’été, d’Olivier Assayas, et Soyez Sympa, rembobinez, de Michel Gondry.

L’Heure d’été, d’Olivier Assayas - Affiche du filmL’Heure d’été, c’est un film sur la famille, les souvenirs, matériels et autres, et leur transmission lorsque quelqu’un disparaît. Hélène – Edith Scob, dont le nom très injustement ne figure pas sur l’affiche –, la grand mère, était la gardienne de la mémoire de son oncle, Paul Berthier, un peintre renommé.
Quand soudainement elle disparaît se pose la question de la transmission de sa maison, qui abritait les réunions de famille devenues de plus en plus rares, et les objets et meubles d’art de Paul Berthier. Ses trois enfants – Juliette Binoche, Charles Berling et Jérémie Renier, tous les trois excellents – sont face à tous ces souvenirs.
Ce film, très beau et tout en finesse, fait forcément écho à ce que l’on a vécu, et à ce que l’on va vivre : que faire de ce qui appartenait à ses grands-parents ou parents ? que deviendra ce qui nous appartient ?
Les questions peuvent paraître grave, mais le film ne l’est pas.
C’est la dernière scène, la fête organisée par les petits enfants d’Hélène dans sa maison, qui apporte peut-être la réponse.

D’autres avis : Celui qu’il, Ciné JulienSoyez Sympas, rembobinez, de Michel Gondry - Affiche du film

Dans un registre totalement différent, Soyez Sympas, rembobinez. Quand on sort de la salle, on aurait envie, soi aussi, de se mettre à tourner des films, suédés.
C’est à la fois n’importe quoi et une leçon de cinéma, parce que c’est un film sur le cinéma, celui que s’approprie le spectateur, et parce que la construction de ce film est exemplaire. C’est hilarant, c’est touchant, c’est poétique.
À voir.

D’autres avis : Ciné Julien

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2 commentaires

  1. Le 18 mars 2008 à 14h00 | Permalien

    Be kind, rewind… Je suis sorti de la salle tout sourire (et assez ému aussi…) Qu’il rasent ou non, la morale n’est pas là :wink:
    Viens de temps en temps… Tu manques.
    ça fait presque un an que je viens ici, c’est un peu comme un repère :grin:

  2. Le 22 mars 2008 à 3h55 | Permalien

    J’ai vu le premier (gentil, frais, intelligent) mais pas le second.

    Paradoxalement, je suis très en retard sur les sorties cinéma. Et très en avance :roll:

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    Je n'aurai pas à déménager dans nos autres bureaux de la Défense, on vient de prolonger le bail à Opéra pour 5 ans :-) #soulagement 17/10/2011
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    « Joyeuses Pâques »
    La Check-List, vendredi 2 avril 2010, LeMonde.fr – Les Indégivrables, Xavier Gorce

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    Les comparaisons sont toujours très instructives, et parfois cruelles : les vins les plus prestigieux se révèlent parfois n’être pas à la hauteur de leur prestige…

    Pauillac Château Lynch Bages, 2004: 10/10

    Margaux Château Giscours, 2004: 10/10

    Barsac Château Coutet, 1997: 9/10

    Saint-Julien Château Ducru-Beaucaillou, 2001: 8,5/10

    Haut-Médoc Château Sociando-Mallet 2002: 8,5/10

    Haut-Médoc Château La Lagune 2007: 8,5/10

    Saint-Émilion Grand Cru Château Sansonnet 2002: 8/10

    Saint-Estèphe Château Les Ormes de Pez, 1996: 8/10

    Haut-Médoc Héritage de Chasse-Spleen 2002: 8/10

    Pomerol Château Beauregard 2004: 7,5/10

    Moulis-en-Médoc Château Chasse-Spleen 1990: 7,5/10

    Sauternes Château Guiraud, 2002: 7,5/10

    Saint-Julien Château Talbot, 2002: 7/10

    Saint-Julien Château Lalande Borie, 2006: 7/10

    Margaux Baron de Brane 2005: 7/10

    Haut-Médoc Mademoiselle L, 2007: 7/10

    Margaux Château Ferrière, 2002: 6/10

    Saint-Estèphe Château Phélan Ségur, 1999: 4/10 (la bouteille avait vraiment un problème, bien que goûtée juste avant par celui qui la faisait déguster…)

    Dégustation « Les Vins de Bordeaux », Lavinia, jeudi 18 mars 2010

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    8/10

    C’est un film dont on retient plus la photo, les costumes et les décors et le jeu des acteurs que l’histoire, mais qu’importe, c’est beau, c’est élégant, c’est raffiné, jusqu’au moindre détail.

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    Soyons très précis. L’homosexualité, c’est comme être gaucher, une minorité qu’on essayait de contrarier. Il ne faut pas en faire une unité de valeur, pas plus qu’un sujet d’opprobre ou de dégoût. C’est juste une manière de vivre sa sexualité.
    Rien de plus.