Archives de mars 2008

Dimanche 23 mars 2008

Un week-end et une mélodie

Partition Mendelssohn

J’ai inséré le disque dans le lecteur dès mon premier jour ici, chez mes parents.
Les morceaux défilent sous les doigts de Murray Perahia, et voici qu’arrive la romance sans parole Opus 67, numéro 2. Nous discutions de choses et d’autres, et j’attendais leur réaction à cette romance : dès les premières notes, ma mère et mon frère se sont tus. Tous les trois, nous éprouvions les mêmes émotions.

Elle paraît toute simple cette romance, mais je n’ai réussi qu’à en jouer correctement que quelques notes. J’en ai trouvé la partition, un vieux recueil recouvert de papier kraft et avec cette magnifique caligraphie au crayon à papier de Mendelssohn.

Cette vieille partition, l’histoire que raconte cette romance, notre émotion à tous : cette mélodie a baigné notre week-end pascal.

J’emporte avec moi à Paris la partition, tout en sachant que jamais je n’égalerai Murray Perahia.

 


Felix Mendelssohn, Lieder ohne Worte / Romances sans Paroles
Opus 67, No. 2 : Illusions Perdues
Murray Perahia, Songs Without Words

Mercredi 19 mars 2008

…j’ai trouvé cette chanson…

Demain devrait être le premier jour du printemps.

[...]
J’ai trouvé ce matin
Ton sourire plein de malice
Sur le bout de tes baisers
Sont posées des hirondelles
Qui annoncent le printemps

J’ai trouvé…

J’ai trouvé cette chanson
Pour que tu te souviennes
J’ai trouvé cette chanson
Pour que tu te rappelles
Sur le bout de tes baisers
Sont posées des hirondelles
Qui annoncent le printemps
La saison sera belle 
?.


Da Silva, Les Hirondelles 

Samedi 15 mars 2008

C’est l’heure d’été, rembobinez

Je prends ici du retard dans l’écriture de billets sur blog, alors je vais regrouper ici deux films, que j’ai vus récemment, et appréciés. L’Heure d’été, d’Olivier Assayas, et Soyez Sympa, rembobinez, de Michel Gondry.

L’Heure d’été, d’Olivier Assayas - Affiche du filmL’Heure d’été, c’est un film sur la famille, les souvenirs, matériels et autres, et leur transmission lorsque quelqu’un disparaît. Hélène – Edith Scob, dont le nom très injustement ne figure pas sur l’affiche –, la grand mère, était la gardienne de la mémoire de son oncle, Paul Berthier, un peintre renommé.
Quand soudainement elle disparaît se pose la question de la transmission de sa maison, qui abritait les réunions de famille devenues de plus en plus rares, et les objets et meubles d’art de Paul Berthier. Ses trois enfants – Juliette Binoche, Charles Berling et Jérémie Renier, tous les trois excellents – sont face à tous ces souvenirs.
Ce film, très beau et tout en finesse, fait forcément écho à ce que l’on a vécu, et à ce que l’on va vivre : que faire de ce qui appartenait à ses grands-parents ou parents ? que deviendra ce qui nous appartient ?
Les questions peuvent paraître grave, mais le film ne l’est pas.
C’est la dernière scène, la fête organisée par les petits enfants d’Hélène dans sa maison, qui apporte peut-être la réponse.

D’autres avis : Celui qu’il, Ciné JulienSoyez Sympas, rembobinez, de Michel Gondry - Affiche du film

Dans un registre totalement différent, Soyez Sympas, rembobinez. Quand on sort de la salle, on aurait envie, soi aussi, de se mettre à tourner des films, suédés.
C’est à la fois n’importe quoi et une leçon de cinéma, parce que c’est un film sur le cinéma, celui que s’approprie le spectateur, et parce que la construction de ce film est exemplaire. C’est hilarant, c’est touchant, c’est poétique.
À voir.

D’autres avis : Ciné Julien

Dimanche 09 mars 2008

Il y a un an

Il y a un an aujourd’hui, j’ouvrais ce blog et je me lançais dans cette aventure sans savoir où elle allait me mener, sans savoir ce que j’allais écrire et partager, sans savoir combien de temps cela durerait. Je ne le sais toujours pas, mais s’il y a une chose que je sais, c’est ce que cette année de blog m’a apportée.

Écrire m’a fait du bien, m’a permis d’apprendre sur moi-même, de me découvrir et de découvrir les autres. Rien d’extraordinaire, mais plein de petites choses dont je suis le seul à connaître la liste.

Des instants que j’ai partagés, des découvertes, des bonheurs et des moments plus tristes, des émotions, des interrogations.

Et puis il y a eu plein de rencontres, des blogueurs, des non-blogueurs, des échanges avec des inconnus. Certains sont devenus des amis. Et puis surtout, il y a eu, fin décembre, une belle rencontre, qui s’est transformée en une très belle histoire.

C’est cela que je retiendrai de la première année de ce blog, ceux qui sont devenus de vrais amis, et lui que j’ai rencontré.

Je repars sur ce blog pour une deuxième année, sans autre but que de continuer à être heureux avec ce et ceux que j’ai découverts ici, de l’écrire et de tenter de le faire partager.

À très vite, et merci de passer de temps en temps me lire.

Lundi 03 mars 2008

Paris, de Cédric Klapisch

Paris, de Cédric Klapisch ; Affiche du filmJ’avais surtout entendu des critiques négatives au sujet du dernier film de Cédric Klapisch, Paris. Il faut dire qu’avec un tel titre et un casting impressionnant (Romain Duris, Juliette Binoche, Fabrice Luchini, Karin Viard, Albert Dupontel, François Cluzet, etc.), la barre était placée très haut.

Paris. Un seul mot, presque prétentieux. Comme si un film pouvait dire cette ville.

C’est donc sans rien en attendre que je suis allé voir ce film, et j’ai passé un bon moment. Ce Paris de Klapisch est beau, ce n’est pas un Paris de carte postale, c’est celui que je connais, et que j’aime. Des parisiens qui se croisent. Certains sont heureux, d’autres malheureux. Des histoires d’amour qui finissent bien, d’autres qui finissent mal. Des moments drôles, des moments tristes.

À aller voir, pas pour voir un film sur Paris, mais un film sur l’espoir du bonheur.

D’autres avis: Antoine, Brice, Jonathan D., RomainB