Les Anglais

C’est une amitié qui était née entre eux et ma grand-mère, il y a peut-être quarante ans. Je les ai toujours connus, les Anglais.

La première fois que je les ai rencontrés, j’avais quatre ou cinq ans, j’étais paraît-il angoissé : « mais je ne sais pas parler anglais, moi ! »

Tous les ans, ils venaient en France. Presque tout aussi régulièrement, nous allions chez eux. Une vieille maison à toit de chaume dans un petit village au charme fou où tous se connaissent. Il y a la marre au canard, sur la place. Il y a l’abbaye et son parc immense. Et puis l’église, entourée de son cimetière tout en pelouse et aux vieilles pierres tombales.

Elle était française, mais en fait plus anglaise que beaucoup d’anglais. La vieille angleterre, celle des traditions, raffinée, cultivée. Une cuisinière hors pair aussi, un mélange de cuisine française et de cuisine anglaise.
Lui, plus âgé, travaillait à la City : c’était il y a longtemps, et il y allait en redingote et chapeau haut de forme.

Évidemment, ils avaient un jardin magnifique, et un grand potager où j’allais cueillir les runner beans, qu’il fallait ensuite découper avec l’outil que l’on ne peut trouver que là bas. Les voisins participaient au concours des légumes géants.
Dans le jardin, on jouait au croquet, avant d’y prendre le thé, toujours avec un nuage de lait. Avant le dîner, l’apéritif, Gin & Tonic ou Whiksey Mac. Ensuite, la retransmission en direct des Proms sur la BBC.

Leur fils, et sa maison dans Londres. Il était architecte, sa femme – française – tenait un restaurant français et étoilé.

Pleins de petits souvenirs, qui représentent pour moi l’Angleterre, et les Anglais.

Hier soir, devant mon assiette de pot-au-feu, j’apprenais au téléphone qu’il s’était paisiblement éteint dans la matinée.

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Un commentaire

  1. Le 23 février 2008 à 23h46 | Permalien

    Toutes mes condoléances. Nous somme à Dieu et nous lui revenons! :sad:

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    Bonjour la fibre optique à la maison ! http://t.co/iwPFSh4s 18/09/2012
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    « Joyeuses Pâques »
    La Check-List, vendredi 2 avril 2010, LeMonde.fr – Les Indégivrables, Xavier Gorce

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    Les comparaisons sont toujours très instructives, et parfois cruelles : les vins les plus prestigieux se révèlent parfois n’être pas à la hauteur de leur prestige…

    Pauillac Château Lynch Bages, 2004: 10/10

    Margaux Château Giscours, 2004: 10/10

    Barsac Château Coutet, 1997: 9/10

    Saint-Julien Château Ducru-Beaucaillou, 2001: 8,5/10

    Haut-Médoc Château Sociando-Mallet 2002: 8,5/10

    Haut-Médoc Château La Lagune 2007: 8,5/10

    Saint-Émilion Grand Cru Château Sansonnet 2002: 8/10

    Saint-Estèphe Château Les Ormes de Pez, 1996: 8/10

    Haut-Médoc Héritage de Chasse-Spleen 2002: 8/10

    Pomerol Château Beauregard 2004: 7,5/10

    Moulis-en-Médoc Château Chasse-Spleen 1990: 7,5/10

    Sauternes Château Guiraud, 2002: 7,5/10

    Saint-Julien Château Talbot, 2002: 7/10

    Saint-Julien Château Lalande Borie, 2006: 7/10

    Margaux Baron de Brane 2005: 7/10

    Haut-Médoc Mademoiselle L, 2007: 7/10

    Margaux Château Ferrière, 2002: 6/10

    Saint-Estèphe Château Phélan Ségur, 1999: 4/10 (la bouteille avait vraiment un problème, bien que goûtée juste avant par celui qui la faisait déguster…)

    Dégustation « Les Vins de Bordeaux », Lavinia, jeudi 18 mars 2010

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    8/10

    C’est un film dont on retient plus la photo, les costumes et les décors et le jeu des acteurs que l’histoire, mais qu’importe, c’est beau, c’est élégant, c’est raffiné, jusqu’au moindre détail.

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    Soyons très précis. L’homosexualité, c’est comme être gaucher, une minorité qu’on essayait de contrarier. Il ne faut pas en faire une unité de valeur, pas plus qu’un sujet d’opprobre ou de dégoût. C’est juste une manière de vivre sa sexualité.
    Rien de plus.