Depuis plusieurs mois, cette phrase sert de sous-titre à mon blog.
Parce que, c’est toi, lecteur, l’extraordinaire étranger. Après plusieurs mois, je suis toujours autant intrigué par tous ceux qui viennent me lire, de manière anonyme. Il y a ceux qui viennent avec la régularité d’un métronome, et dont je ne connais qu’une adresse IP, toujours la même. Et surtout ceux que je ne peux pas suivre, mais qui n’atterrissent pas ici par hasard, mes dont mes statistiques d’accès ne me disent rien de plus.
Parce que ce poème de Baudelaire, c’est elle qui me l’a fait découvrir, alors nous n’avions que quatorze ou quinze ans. Elle : un jour peut-être, je reviendrai sur ces années, ces lettres de plusieurs dizaines de pages que nous nous échangions, cette complicité. Cet amour ?
« Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ?
- Je n’ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J’ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L’or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh ! qu’aimes tu donc, extraordinaire étranger ?
- J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages ! »Le Spleen de Paris, I.
Charles Baudelaire











9 commentaires
J’aimerai bien dormir sur un nuage où toi tu y serais. If i have more than chance i can do it. But is impossible because i live in Morocco. ça sera peut être un rêve! Mais je ne pense pas qu’aux ébats sexuels, mais plutôt à mon attirance pour la musique classique! comme toi. Là douceur et intimité peuvent me donner encore plus envie de toi. I have just 21 years & i tell u this. Je drague! Et oui je sais, il faut tenter sa chance au moins une fois dans sa vie
Qui sont ces gens qui vous rendent visite d’une telle regularité?
Parmi eux, je m’identifie comme bostonien, un des deux hommes mariés l’un a l’autre.
est ce une frustration de finalement se demander mais qui peut bien me lire, et pourquoi?
j’ai un peu le même cas, certainement dans des proportions bien différentes.
parfois cela me fait froid dans les dos de ne pas savoir qui est passé…
Bah dis-donc, on est fliqué ici
)
Mais tu es loin de tout savoir (par exemple, moi, maintenant j’utilise un agrégateur et je te lis parfois sans que tu ne le saches…
Prochaine étape: tu mets une caméra derrière chaque internaute???
Je suis moi aussi un de tes « métronhommes » et compte bien le rester, si tu me le permets. Comme toi, le fait d’être lu, par qui?, m’intrigue encore.
C’est bien gentil les nuages mais c’est pas ça qui met du beurre dans les épinards.
ICI juste ici je reviens parce que j’aime lire le cours de la vie Vincent , une ecriture belle et attachante! tellement differente de ce que j’ai pu voir sur certain blog !!!!
France inter c’est genetique ,puis la musique classique paternel Wagner…. et Leo Ferre
bonne nuit Vincent sensible
Eva
Des promesses oubliées …
Ce qu’aime l’étranger que je suis, c’est bien moins la belle présentation de ton site que son contenu. Et le plaisir ce matin, d’être touché par ce texte que j’avais oublié. Le charme de Beaudelaire, c’est de se retrouver dans un mot, une phrase, une pensée. Bisous
Un trackback
[...] les romans de Françoise Sagan. Et j’ai redécouvert la préface des Merveilleux Nuages, le poème dont est extrait le sous-titre de mon blog. J’avais commencé à écrire sur tout ce [...]