Archives de janvier 2008

Mercredi 30 janvier 2008

En vrac

Ma vie est tellement trépidante (bon en fait non, mais ça fait mieux de le dire) que je n’ai pas eu le temps de vous parler de plein de choses.

Je voulais parler de films. J’avais commencé à écrire quelque chose sur La Guerre selon Charlie Wilson, mais Firefox a planté en emportant avec lui tout ce que j’avais écrit. Donc en résumé, vous pouvez aller le voir, c’est bien fait. Il faudrait aussi que je parle de Lust, Caution : vraiment très beau, j’ai beaucoup aimé (et moi, je ne me suis pas endormi en le regardant).

De musique aussi. Classique d’abord: j’ai encore acheté plein de nouveaux CD pour compléter ma collection d’interprétations. Surtout du Bach et du Schubert.
De Cocoon que je suis allé écouter hier pour leur premier vrai concert parisien (d’ailleurs, c’est quoi toutes ces recherches google aujourd’hui, et qui arrivent chez moi, sur mark cocoon gay ?).

De l’ascenseur au bureau hier matin : il y avait un panneau “en panne” mais le pompier de service m’a dit d’essayer, qu’il devait être réparé. Une fois la porte refermée, je l’ai entendu me dire: “ah non, en fait… il est toujours en panne, désolé”.

Du codormage, qui est un nouveau comportement écologique, et dont j’ai commencé de lister les bienfaits.

Des photos de ma voisine sous sa douche, qui plaisent beaucoup à un autre blogueur.

De ma mère qui, résignée, découvrait dimanche que l’encadreur qui était en bas de son ancien appartement, quand elle était jeune, avait été remplacé par autre chose: “C’est quoi maintenant ? Sur la porte, y’a écrit gel et capotes gratuits [...] bah oui, tout change… [...]“.

Et puis il faudrait que je réponde à toutes ces demandes d’indices, en commentaires, par mail, sur gtalk, twitter…

Je commence par quoi ?

Samedi 26 janvier 2008

Dans mes bras, il y a…

Alors qu’était publiée mon unique résolution pour 2008, je commençais déjà à l’appliquer. J’étais heureux, et je le suis toujours. Un bonheur à deux.

C’est la seule chose dont j’aurais envie de parler, mais je ne sais pas sous quelle forme le faire. Alors autant le dire directement : le hasard, ou pas, m’a fait rencontrer un blogueur.

Pourquoi n’en dis-je rien ici ? Parce qu’il me lit, forcément, et que ce que j’ai à lui dire, je veux le lui dire au creux de l’oreille. Parce que certains d’entre vous le lisent et le connaissent, et parce que je veux qu’il y ait ce blog, et la vraie vie, même si c’est par ce blog que sont nées de belles et fortes amitiés, et surtout cette relation.

Voilà, je ne pense pas en dire plus ici, en tout cas pas explicitement.

Je suis juste heureux, j’ai envie de l’écrire, et c’est le plus important.

Maintenant que cela est écrit, je vais pouvoir retourner à d’autres sujets, et faire revivre un peu ce blog !

Dimanche 20 janvier 2008

Copier-coller

Tout a presque déjà été écrit, je réagis trois jours après le concert, mais pour ceux qui seraient passé à côté (est-ce possible ?), allez découvrir Chris Garneau, chez Brice, Incipio, Artypop, Matoo, et surtout le découvreur de talents que je suis les yeux fermés, Toli. Merci.

Dans dix jours, c’est Cocoon que je retourne écouter, et c’est complet. Tant pis pour vous ;-)

Samedi 19 janvier 2008

Bruits de couloir

Il y a quelques minutes, j’entends des cris sur mon palier. Maya ! Maya ! Maya ! Les cris s’éloignent, à l’étage du dessus, puis ils reviennent, et redescendent. Maya ! Mayaaaaaa ! Mayaaaaaa ! Cinq minutes plus tard, cette pauvre femme était toujours à s’époumoner (et à me casser les oreilles).

Alors qu’elle continuait de crier sur mon palier, j’ai ouvert ma porte pour lui demander si elle avait perdu son chat, et m’apprêter à lui dire qu’il n’était probablement pas caché dans la cage d’escalier, puisqu’il n’y a aucun recoin.

Et non, elle me répond qu’elle cherche son amie. J’ai retenu un éclat de rire, pendant qu’elle m’expliquait qu’elle était invitée à déjeuner et qu’elle avait oublié à quel étage était l’appartement de son amie…
Mayaaaaa ! Mayaaaaaa !

Son amie (que j’avais pris pour un chat) a finalement entendu les cris, deux étages au dessus, et le calme pouvait revenir.

Une autre fois peut-être, je vous raconterai la fois où mon voisin du dessous attendait, complètement nu, la porte de son appartement grande ouverte.

Dimanche 13 janvier 2008

Silence

Sonate Op. 42 D 845, 1er mouvement, Franz Schubert

Un silence, ça peut être quand on a rien à dire. Ça peut être aussi pour dire plein de choses. Comme celui de cette sonate.

Samedi 12 janvier 2008

Dans mes bras, il y avait…

À cinq ans, je prenais mes premiers cours de piano. Parce qu’il y avait toujours eu un piano à la maison, parce que ma mère en jouait.
J’en joue toujours.

Quelques années plus tard, je décidais de me mettre au violoncelle, parce que j’aimais la sonorité de cet instrument, sa forme, la façon dont on en jouait.

Le violoncelle, on le prend dans ses bras, on doit le faire vivre vibrer, créer chacune de ses notes, de ses sons. Sa forme est faite d’arrondis, il est de teintes chaleureuses, on voit les veines de son bois.
Le piano, on est juste assis face à lui, il suffit d’appuyer sur une touche pour que le son soit. Entre le piano et le pianiste, il n’y a que des touches blanches et noires, bien rangées les unes à côté des autres.

Le violoncelle, il faut ne faire qu’un avec lui et le faire vibrer dans ses bras ; le piano, il faut le dominer.

Une dizaine d’années plus tard, j’ai eu à choisir, je ne pouvais pas passer une heure par jour à travailler chaque instrument. Je n’ai continué que le piano, parce que face à son clavier, je me sentais libre et tout - ou presque - me semblait possible, je pouvais oublier la technique pour m’évader.

Mon violoncelle est depuis resté sagement rangé dans sa housse. Les premières années, il m’arrivait de l’en sortir, d’en jouer avec quelques amis. Puis je n’y ai plus touché, et j’ai tout oublié.
L’année dernière, je l’ai ressorti. Les crins de l’archet étaient tous cassés, et lui complètement désaccordé. J’ai cassé une corde en tentant de le réaccorder.

Du violoncelle, je ne connais plus que la sonorité, et c’est toujours celle que je préfère.

En écrivant ces lignes, j’écoute Anne Gastinel jouer les suites pour violoncelle de Bach, et c’est juste beau.

Mardi 08 janvier 2008

Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?

Depuis plusieurs mois, cette phrase sert de sous-titre à mon blog.

Parce que, c’est toi, lecteur, l’extraordinaire étranger. Après plusieurs mois, je suis toujours autant intrigué par tous ceux qui viennent me lire, de manière anonyme. Il y a ceux qui viennent avec la régularité d’un métronome, et dont je ne connais qu’une adresse IP, toujours la même. Et surtout ceux que je ne peux pas suivre, mais qui n’atterrissent pas ici par hasard, mes dont mes statistiques d’accès ne me disent rien de plus.

Parce que ce poème de Baudelaire, c’est elle qui me l’a fait découvrir, alors nous n’avions que quatorze ou quinze ans. Elle : un jour peut-être, je reviendrai sur ces années, ces lettres de plusieurs dizaines de pages que nous nous échangions, cette complicité. Cet amour ?

“Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ?
- Je n’ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J’ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L’or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh ! qu’aimes tu donc, extraordinaire étranger ?
- J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages !”

Le Spleen de Paris, I.
Charles Baudelaire

Dimanche 06 janvier 2008

Fon

1996, aux États-Unis, je découvrais Internet, qui n’en était encore qu’à ses balbutiements. Il n’y avait encore que Netscape Navigator 3, Google n’était pas né, ni même HTML 3 et 4. Quelques heures devant ce qui n’était pourtant encore qu’une petite toile et je comprenais déjà tous les possibles d’Internet : s’informer, communiquer, partager, en toute liberté.

En même temps, je découvrais les logiciels libres, j’ai contribué à quelques uns d’entre eux, et je continue d’être persuadé qu’ils doivent être défendus et soutenus, à côté des logiciels commerciaux.

FonLorsque Fon a été lancé, il y a un peu plus de deux ans, j’ai très vite rejoint la communauté. Fon, c’est une communauté de partage WiFi de son accès Internet : voilà au mois un an et demi que je partage le mien, avec ceux qui passent à côté de chez moi, voisins ou internautes de passage dans l’hôtel en face de chez moi.

En quoi est-ce que cela consiste ? Un tout petit routeur WiFi, la Fonera, raccordé à ma freebox, qui émet sur un canal WiFi ouvert : pour s’y connecter, il faut soit être soi-même Fonero (partager sa connexion Internet avec une Fonera chez soi), soit payer 3€ pour une journée, ou 10€ pour cinq jours. Fon me reverse la moitié de cette somme, cela me fait de l’argent de poche, et c’est vraiment accessoire !

Ca ne me coûte absolument rien, c’est sécurisé, je peux choisir la bande passante que je souhaite partager, ça rend service à ceux qui passent à proximité de chez moi et qui ont besoin d’un accès Internet ponctuel, et c’est ma conception d’Internet : un monde libre et de partage.

Pour ceux d’entre vous qui souhaitent, comme moi, partager leur connexion Internet avec Fon, il me reste quelques Foneras (routeurs WiFi) gratuites (au lieu de 25€ plus frais de port) : elles seront pour les premiers (parisiens ou de passage à Paris) qui m’en feront la demande.

Mardi 01 janvier 2008

En deux mots

Mon unique résolution pour l’année qui commence sera identique à ce que je vous souhaite à tous, qui me lisez ou ne me lisez pas, que je connais ou ne connais pas encore :

Être heureux.