Noël à quatre mains

En fait, de ce Noël, ce ne sont ni cette vieille montre retrouvée au fond d’une boîte, ni les cadeaux que j’ai reçus, ni les excellents repas que je retiendrai, mais ces quelques moments de la soirée du réveillon.

Il devait y avoir du champagne dans les verres, du feu dans la cheminée, et la seule lumière des bougies pour éclairer le salon.
Je suis parti chercher quelques partitions, et je les ai posées sur le piano. Schubert, Diabelli, Brahms. Il m’a suffit de jouer quelques notes de la fantaisie en fa mineur pour que mon frère vienne s’asseoir à côté de moi, et que nous commencions à jouer à quatre mains. D’abord cette fantaisie de Schubert, puis des sonatines de Diabelli, et des danses de Brahms.

Mains qui se frôlent, qui se croisent, qui se côtoient, pour ne former qu’une mélodie. Complicité extrême retrouvée, aucune parole n’est nécessaire, il nous suffit d’un regard, d’une respiration, de l’écoute d’une note, pour jouer ensemble.

Et puis, plus tard, pour terminer la soirée et avant de tous monter nous coucher, encore cette fantaisie de Schubert.

C’était vraiment ça, mon plus beau cadeau de Noël.

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début de la Fantaisie op. 103 D 940 en fa mineur, Franz Schubert
Alexandre Tharaud, Zhu Xiao-Mei

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3 commentaires

  1. Le 31 décembre 2007 à 18h53 | Permalien

    Encore un billet émouvant pour terminer l’année. Cette magie de la complicité sans parole, je l’ai connue quand j’étais enfant puis adolescent, et ce complice me manque ce soir.

  2. calyste
    Le 31 décembre 2007 à 22h28 | Permalien

    C’est beau, ce que je lis, ce que j’entends. J’aimerais savoir jouer ainsi. Pierre savait. Merci.

  3. Le 7 janvier 2008 à 12h27 | Permalien

    Dieu que c’est beau et joué avec une infinie délicatesse.

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    Je n'aurai pas à déménager dans nos autres bureaux de la Défense, on vient de prolonger le bail à Opéra pour 5 ans :-) #soulagement 17/10/2011
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    « Joyeuses Pâques »
    La Check-List, vendredi 2 avril 2010, LeMonde.fr – Les Indégivrables, Xavier Gorce

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    Les comparaisons sont toujours très instructives, et parfois cruelles : les vins les plus prestigieux se révèlent parfois n’être pas à la hauteur de leur prestige…

    Pauillac Château Lynch Bages, 2004: 10/10

    Margaux Château Giscours, 2004: 10/10

    Barsac Château Coutet, 1997: 9/10

    Saint-Julien Château Ducru-Beaucaillou, 2001: 8,5/10

    Haut-Médoc Château Sociando-Mallet 2002: 8,5/10

    Haut-Médoc Château La Lagune 2007: 8,5/10

    Saint-Émilion Grand Cru Château Sansonnet 2002: 8/10

    Saint-Estèphe Château Les Ormes de Pez, 1996: 8/10

    Haut-Médoc Héritage de Chasse-Spleen 2002: 8/10

    Pomerol Château Beauregard 2004: 7,5/10

    Moulis-en-Médoc Château Chasse-Spleen 1990: 7,5/10

    Sauternes Château Guiraud, 2002: 7,5/10

    Saint-Julien Château Talbot, 2002: 7/10

    Saint-Julien Château Lalande Borie, 2006: 7/10

    Margaux Baron de Brane 2005: 7/10

    Haut-Médoc Mademoiselle L, 2007: 7/10

    Margaux Château Ferrière, 2002: 6/10

    Saint-Estèphe Château Phélan Ségur, 1999: 4/10 (la bouteille avait vraiment un problème, bien que goûtée juste avant par celui qui la faisait déguster…)

    Dégustation « Les Vins de Bordeaux », Lavinia, jeudi 18 mars 2010

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    8/10

    C’est un film dont on retient plus la photo, les costumes et les décors et le jeu des acteurs que l’histoire, mais qu’importe, c’est beau, c’est élégant, c’est raffiné, jusqu’au moindre détail.

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    Soyons très précis. L’homosexualité, c’est comme être gaucher, une minorité qu’on essayait de contrarier. Il ne faut pas en faire une unité de valeur, pas plus qu’un sujet d’opprobre ou de dégoût. C’est juste une manière de vivre sa sexualité.
    Rien de plus.