Une fin

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Six mois et quelques jours depuis cette rencontre, et une réalité qu’il faut regarder en face, des mots qu’il faut oser prononcer, et puis lui qu’il faut essayer d’oublier.

C’est fini.

Il est devenu distant, de plus en plus, jusqu’à n’être plus là. Il ne veut rien dire, ou avouer. Alors, par égoïsme, pour me protéger, j’ai décidé de mettre fin à cette histoire. Je dis que c’est moi, peut-être par fierté, parce qu’il est toujours moins douloureux de se dire que l’on est parti, plutôt que de reconnaître que c’est l’autre.

Quand il n’y a plus que questions, doutes, attentes, tristesse, que les moments de bonheur sont trop éphémères et les espoirs, bien qu’entretenus, trop minces, il est temps de passer à autre chose.

Fut-elle belle, cette histoire ? Oui, un peu, forcément, mais ce ne sont pas ces jours-ci que je le reconnaîtrai. Je ne vois plus que défauts, raisons d’échec inévitable, mensonges.

Alors que faire ? à quoi penser ? qu’écrire ? Si j’arrive à paraître souriant auprès de certains, ce n’est qu’illusion. Je voudrai ne rien faire, je ne supporte plus que le silence, et ce même silence m’oppresse et je fais tout pour le masquer, j’aurai à la fois envie de tout crier, et de tout taire.

Pourquoi est-ce que j’écris tout ça ici ? Pas pour votre avoir votre compassion, ou vos mots d’espoir. Je suis trop pudique. Tout comme j’étais resté discret, ici et ailleurs, sur ces six mois, je ne parlerai que très peu des raisons de cette rupture.
Si j’ai écrit cela ce soir, c’était pour me faire du bien, ou m’aider à avoir moins mal.
Pour que définitivement, je mette le mot fin à cette histoire.

Musique: Keith Jarrett, Radiance, Part VIII.

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8 commentaires

  1. Le 11 décembre 2007 à 23h26 | Permalien

    La musique qui accompagne ce billet souligne fortement la tristesse que je ressens à lire ses lignes. La fin du morceau rayonne, tout se perd entre profondeur et espoir.
    Clin d’oeil d’un TipTopBoy.

  2. Le 12 décembre 2007 à 0h08 | Permalien

    J’ai presque envie de répondre c’est la vie, tous les jours nous rencontrons des gens qui vivent un histoire et celle ci s’arrête…
    D’ici quelques temps nous le savons un autre garçon, un autre sourire, les rires tout cela reviendra et une nouvelle relation prendra le dessus…
    Tu as cependant une façon pudique de raconter cela, elle n’est que plus jolie cette histoire

  3. Le 12 décembre 2007 à 0h25 | Permalien

    Amours et naufrages, voilà nos quotidiens, des morts à petit feu qui rivalisent sans cesse avec le temps qui ronge pour grignoter l’espoir, se nourrir de nos chairs.

    Amours et rivages, car on ne peut sombrer, couler où s’abîmer sans que la terre rappelle notre corps à son cœur. Les rives de sable fin effacent la tempête qui, féroce, ravagea notre âme violentée. Le chaud soleil des îles caresse de ses rayons notre chair à nue et pense les blessures de son regard doré.

    Amours et voyages, car il faut repartir, rechercher l’aventure, ne pas laisser son cœur sécher et se détruire. Recommencer la quête, cette incessante danse dans laquelle nous sommes tous tour à tour sujets, tour à tour objets…

  4. Le 12 décembre 2007 à 6h08 | Permalien

    comme ton joli morceau de musique, si aujourd’hui tu es triste, demain il faut avancer continuer, et redonner place a la joie de vivre et de découvrir le monde…

  5. Le 12 décembre 2007 à 11h13 | Permalien

    Un blog c’est fait aussi pour extérioriser certaines choses qu’il est parfois difficile de dire aux uns et autres.

    Une rupture est toujours difficile, et il faut donner le temps au temps…

  6. Le 12 décembre 2007 à 12h05 | Permalien

    Il y a heureusement la secrète certitude que tu as fait ce qu’il fallait.

  7. Le 14 décembre 2007 à 13h49 | Permalien

    Tu as bien fait d’écrire. Je te fais des bises de réconfort. Il n’y a que le temps… Courage. Il en faut.

  8. Le 18 décembre 2007 à 13h45 | Permalien

    J’ai du retard sur ta vie et je découvre tout juste ce billet.
    Décidément 2007, année de tout les revirements.
    Je découvre aussi l’autre billet, « la genèse » si l’on veut.
    Emouvant, vraiment. Courage.

Un trackback

  1. Par “Amours et voyages…” | vincen-t le 12 décembre 2007 à 22h14

    [...] Incipio Écrit par vincen-t à 22h14 | Lu, vu, entendu « Une fin [...]

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    « Joyeuses Pâques »
    La Check-List, vendredi 2 avril 2010, LeMonde.fr – Les Indégivrables, Xavier Gorce

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    Les comparaisons sont toujours très instructives, et parfois cruelles : les vins les plus prestigieux se révèlent parfois n’être pas à la hauteur de leur prestige…

    Pauillac Château Lynch Bages, 2004: 10/10

    Margaux Château Giscours, 2004: 10/10

    Barsac Château Coutet, 1997: 9/10

    Saint-Julien Château Ducru-Beaucaillou, 2001: 8,5/10

    Haut-Médoc Château Sociando-Mallet 2002: 8,5/10

    Haut-Médoc Château La Lagune 2007: 8,5/10

    Saint-Émilion Grand Cru Château Sansonnet 2002: 8/10

    Saint-Estèphe Château Les Ormes de Pez, 1996: 8/10

    Haut-Médoc Héritage de Chasse-Spleen 2002: 8/10

    Pomerol Château Beauregard 2004: 7,5/10

    Moulis-en-Médoc Château Chasse-Spleen 1990: 7,5/10

    Sauternes Château Guiraud, 2002: 7,5/10

    Saint-Julien Château Talbot, 2002: 7/10

    Saint-Julien Château Lalande Borie, 2006: 7/10

    Margaux Baron de Brane 2005: 7/10

    Haut-Médoc Mademoiselle L, 2007: 7/10

    Margaux Château Ferrière, 2002: 6/10

    Saint-Estèphe Château Phélan Ségur, 1999: 4/10 (la bouteille avait vraiment un problème, bien que goûtée juste avant par celui qui la faisait déguster…)

    Dégustation « Les Vins de Bordeaux », Lavinia, jeudi 18 mars 2010

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    8/10

    C’est un film dont on retient plus la photo, les costumes et les décors et le jeu des acteurs que l’histoire, mais qu’importe, c’est beau, c’est élégant, c’est raffiné, jusqu’au moindre détail.

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    Soyons très précis. L’homosexualité, c’est comme être gaucher, une minorité qu’on essayait de contrarier. Il ne faut pas en faire une unité de valeur, pas plus qu’un sujet d’opprobre ou de dégoût. C’est juste une manière de vivre sa sexualité.
    Rien de plus.