C’était il y a un ou deux ans, mais je me retrouve cette semaine dans le même hôtel que lorsque cette mésaventure m’est arrivée, alors elle m’est revenue à l’esprit. La chambre et les petites cuillères n’ont pas changé. Ma valise non plus.
J’arrive dans ma chambre d’hôtel, épuisé par un départ à l’aube et surtout la journée, on m’attend une demi-heure plus tard au bar de l’hôtel, je veux juste prendre une douche et remplacer costume et cravate par des vêtements plus décontractés. J’avais, pour le voyage en avion, verrouillé ma valise avec le cadenas à code intégré. Mon code est des plus faciles à trouver, 3 chiffres qui se suivent (mais pas 123
), et surtout impossible pour moi à oublier. Je positionne les 3 curseurs sur les bons chiffres et… pas de déclic. Me serai-je trompé ? Je réessaye, rien à faire. Peut-être un autre code alors ? J’essaye toutes les combinaisons à 3 chiffres qui peuvent avoir pour moi une signification : extraits de code de carte bleue, de numéro de téléphone, de date de naissance, mais aucune n’ouvre ma valise.
Je tourne les curseurs en collant mon oreille sur le cadenas, normalement on entend un faible déclic lorsque chaque chiffre est bien positionné, mais là, rien.
Il ne reste que la solution d’essayer toutes les combinaisons une par une, de 000 à 999 : je m’arme de courage et méthodiquement je les teste toutes. Toujours rien, ma valise reste fermée.
Je suis déjà en retard pour rejoindre mon collègue au bar. J’essaye à nouveau toutes les combinaisons, au cas où j’en aurai passé une trop vite, sans succès.
Je regarde ce qui pourrait m’aider dans la chambre, mais à part un crayon, un bloc note et des porte manteaux, aucun objet… Je sors alors mes clés, pour essayer de forcer la serrure, et je ne réussis qu’à commencer à tordre la clé de mon appartement : j’abandonne vite cette solution, pour éviter de me retrouver en plus à la porte de chez moi quand je rentrerai.
Et c’est là que je vois les petites cuillères. C’est avec l’une d’entre elles que j’ai consciencieusement rogné le plastique du cadenas, jusqu’à libérer l’extrémité des fermetures éclair qu’il retenait.
À mon retour, j’ai démonté le cadenas pour comprendre ce qu’il s’était passé, il s’était juste bloqué. Ouf ! Ce n’était pas ma mémoire qui avait flanché !
Et depuis ce jour, ma valise est facilement reconnaissable











8 commentaires
Jolie technique
La p’tite cuillière est en titane ou bien le plastique en marsmallow!!!?
Ca t’a pris combien de temps!?
J’aime beaucoup cette anecdote
Samsonite power ! Le véritable problème de cette valise est que beaucoup de gens ont la même… ce qui pose parfois de (gros) soucis a la récupération des bagages…
Rien que de lire cela je suis énervé… Je ne suis pas le roi de la patience.
@BisB: le plastique était étonnement facile à rogner…
@M@rco: j’ai en effet eu la mauvaise idée, il y a quelques années, d’acheter des valises (petites et grandes) très quelconques… la prochaine fois, pas d’hésitation, je les choisirai originales et de couleur vive !
@Ditom: parce que moi tu crois que ça ne m’a pas énervé ? mais je n’avais pas beaucoup d’autres solutions…
MDr je croit que j’aurai pas eu la patience, je laurai attaquée au ciseau direct dans la fermeture lol
Pour info : Dans tous les couloirs de tous les hôtels de la planète, il y a une hache à utiliser qu’en cas d’incendir. La prochaine fois, tu gagneras du temps et ça te défouleras par la même occasion