Archives de octobre 2007

Mercredi 31 octobre 2007

In the Panda Mountains

Mark, Cocoon, au Bataclan (photo par Toli)Hier soir, j’étais dans les Panda Mountains. Il y avait des câlins, des câlinous, des bisous, et puis des pandas, forcément.

Sur la scène du Bataclan, il y avait Cocoon. Je les avais découverts via une photo, sur le Flickr de Toli, j’avais trouvé que la pochette était belle, j’étais allé écouter leur MySpace, et j’étais tombé sous le charme.

Les vraies découvertes se font parfois par hasard, et elles n’en sont que plus belles : celle-ci en était une, par l’intermédiaire d’une photo, et depuis trois mois, leurs chansons m’ont accompagné dans le métro, dans le train, dans Paris, au bureau, chez moi.

Deux voix douces, celle de Mark et celle de Morgane, des mélodies dans lesquelles on se sent bien, de vrais câlins musicaux, des bras qui vous enserrent. Et puis des paroles un peu tristes.
Comparer leurs chansons à un cocon dans lequel on se blottit serait un jeu de mot trop facile, mais c’est exactement ce que je ressens.

Ce soir, j’aurais dû aller dans mes Panda Mountains à moi, mais il n’est pas là, alors je me réfugie dans le nouvel album de Cocoon, My Friends All Died In a Crash Plane.

[...]
I have climbed mountains
I have lost my toes
I don’t mind
Now, I’m alone

Cliffhanger, Cocoon

Mardi 30 octobre 2007

À l’heure d’hiver

Coucher de Soleil, ParisNos montres sont passées à l’heure d’hiver, la pluie et le froid sont arrivés. Ce soir en sortant du bureau, alors que ce temps n’a rien de réjouissant, je trouvais que tout était beau dans ce Paris sur lequel la nuit était déjà tombée.

Le sol, mouillé par la pluie, brillait et les lumières de la ville s’y reflétaient. Derrière des rideaux, les grands magasins préparent leurs vitrines de Noël. Le café de la Paix a remisé sa terrasse.

Le choix de la musique qui allait m’accompagner jusqu’à chez moi était évident, j’ai écouté les chansons des Chansons d’Amour. Je revoyais certaines images du film, et puis j’ai aussi repensé à ce premier hiver que j’ai passé à Paris, il y a quatre ans. À cette soirée du mois de décembre, où Paris était aussi beau que ce soir. J’étais sorti plus tôt du métro, et j’avais terminé mon chemin à pied, jusqu’à un restaurant vers Saint Michel. Les rues et les places étaient désertes, les pavés luisaient sous la pluie, Notre Dame se dressait sur l’Île de la Cité. C’est cette soirée là que j’ai su que j’aimais Paris.

J’ai été interrompu dans la rédaction de ce billet, et je n’ai plus trop la tête à le continuer, alors en lieu et place du texte que je cherchais, une seule phrase, de Victor Hugo:

C’est la nuit; la nuit noire, assoupie et profonde.

Lundi 29 octobre 2007

Help !!!

Mon compte twitter est piraté ! il parle tout seul alors que moi je ne dis rien

Dimanche 28 octobre 2007

Mon lapin a sauté

Cela faisait quelques semaines que le comportement de mon lapin m’inquiétait, et ce soir, il y a quelques minutes, un moment d’inattention de ma part et il est passé à l’acte. Je ne pensais pas que son désespoir était si grand…

Attention, ce qui suit peut choquer et heurter la sensibilité des plus jeunes.

Lire la version complè”te …

Dimanche 28 octobre 2007

Souvenirs radiophoniques (1)

Les sons de la radio, ses voix, ses émissions, sont liés à tout un tas de mes souvenirs.

Il y a toujours eu une radio à côté de moi: chez mes parents, chez moi ou dans d’autres lits, en voiture, en voyage. La radio n’est pas toujours allumée, loin de là, mais elle l’a toujours été suffisamment pour que je puisse, à chacun des moments qui ont fait mon quotidien, rattacher un son.

Je sais identifier une radio à sa seule sonorité, toutes retravaillent leur son pour se donner une identité. Il y a celles au son cosy et feutré, celles au son dynamique, celles au son agressif, et puis une au son familier, celle dont je parlerai aujourd’hui.


Je crois que depuis 27 ans ans, presque tous mes matins de semaine ont commencé avec ce son, la tranche d’information matinale sur France Inter. Le ton et les génériques ont évolué, mais la voix de Patricia Martin est revenue. Seuls ces quatre bips qui marquent chaque heure sont restés, métronome du jour et de la nuit.
Le matin il avait toujours une radio sur la table de la cuisine, pendant le petit déjeuner, au milieu des bols, de la théière et des pots de confiture. Nous avions tous notre place, nos heures d’arrivée et de départ de la table du petit déjeuner. Toujours un verre de jus d’orange et un bol de chocolat pour moi.
Les chroniques règlent aujourd’hui encore mon début de journée : il y a celles pendant lesquelles je peux rester dans mon lit, celles qui indiquent qu’il est l’heure que me je lève, celles qui sonnent la fin de mon petit déjeuner ou de ma douche, puis celles dont j’attends les derniers mots avant d’éteindre la radio, la lumière, de fermer la porte et de partir au bureau.
Évidemment, les jours de grève ou ceux des vacances d’été, tout est chamboulé, je n’ai plus mes repères, je suis un peu perdu.


À l’heure du déjeuner, il y a le Jeu des mille euros (autrefois Jeu des mille francs), et sa présentation hors d’âge, toujours les mêmes intonations, les mêmes applaudissements du public, les mêmes chuchotements entre les candidats, et le même xylophone pour signaler le temps de réponse autorisé.


Juste après, les nouvelles de la bourse de Paris. Jean-Pierre Gaillard n’est plus là, mais rien n’a changé, la voix est toujours la même, les mots semblables, ça monte, ça baisse, c’est un ronronnement habituel.
Je repense aux déjeuners à la maison, quand je rentrai manger certains midi. Je me souviens de plats simples - pourquoi est-ce à ceux là que je repense ? - : radis, sardines à l’huile, pommes de terre sautées à la poële, chipolatas, petits pois, escalopes de dinde panées…

À 18h, il y avait Jean-Luc Hess et Synergie. Une voix, des découvertes.


À l’heure du dîner, le Téléphone sonne.
Je rentrais de la piscine, le mardi et le jeudi soir. Des odeurs de chlore, je passais à celles des pâtes qui cuisaient, puis sur lesquelles fondait un morceau de beurre et du gruyère râpé. Je revois la nappe à fleurs sur la grande table de la salle à manger, les assiettes bordées de motifs bleus.


Plus tard dans la soirée, José Arthur et son Pop Club, en direct du Fouquet’s.

Et très tard, Macha Béranger. Encore une voix reconnaissable entre toutes, le souvenir d’un son qui accompagnait le début de certaines de mes nuits.

De toutes ces émissions, certaines sont disparues et j’en serai presque nostalgique, d’autres sont encore là, immuables, et quand je les écoute, je me sens juste bien, comme dans une bulle protectrice.

Samedi 27 octobre 2007

Ordinateurs…

Cartes perforées (http://flickr.com/photos/binaryape/458758810/)J’ai fait mes premiers dessins sur des cartes perforées, ce qu’il y avait avant les disquettes et les CD. Elles étaient en carton, avec des lignes de chiffres d’un côté, et vierges de l’autre. Mon père en avait ramené plusieurs cartons à la maison, quelques unes étaient perforées, les autres n’avaient pas été utilisées. Il y en avait des blanches, des vertes, et des roses. Le stock a duré plusieurs années, et ces cartes ont vu mes progrès en dessin, jusque vers mes 10 ans.
Ce sont les roses qui avaient ma préférence. Déjà ?

J’allais voir, dans le bureau de mon père, ces vieux gros ordinateurs, mais ce qui m’intéressait le plus à l’époque, c’était les assemblages de cables, de tuyaux, de capteurs, qui servaient à ses travaux de recherche. Ma préférence allait aux bonbonnes d’azote liquide : voir la fumée s’en échapper quand on les ouvrait, et le voir s’évaporer quand on en versait sur le sol.

Micral 9050À l’école primaire, on a commencé à utiliser des ordinateurs. C’était des TO7 et des MO5. Je me souviens d’un samedi matin où je me suis subitement pris de passion pour ces machines. En rentrant le midi, je demandais un ordinateur, et mon père a ramené quelques jours après un Micral, grosse bête grise avec un écran sur lesquel le texte s’affichait en vert.
Pendant plusieurs années, je me suis amusé avec, j’y ai découvert tout seul la programmation.
Je n’étais pourtant pas un enfant qui aimait rester devant un écran, je passais en fait très peu de temps devant la télé ou l’ordinateur.

Un PC est ensuite arrivé à la maison, aux débuts de Windows 3.1. Puis d’autres ont suivi.

Quand j’avais 16 ans, je suis parti 2 semaines en échange aux États-Unis, à côté de New-York. J’ai découvert là-bas Internet, qui n’en était qu’à ses balbutiements, mais je n’avais qu’une envie: avoir Internet à la maison. Cela a commencé avec les forfaits 1h ou 2h, puis il y a eu Free, et ensuite Oreka: Internet commençait a être illimité. Et l’ADSL a fait ses débuts, la vitesse arrivait.

Études scientifiques, j’ai très vite commencé à utiliser Linux, pour abandonner immédiatement Windows. J’aimais aller mettre les mains au cœur du système, bricoler, développer. Jusqu’à la fin de mes études d’ingénieur - orientées informatique, pour ceux qui ne l’auraient pas deviné.

J’ai passé six mois à Paris, en stage de fin d’études, sans ordinateur, et quasiment sans télé, et aussi étonnant que cela puisse paraître, cela ne m’a pas manqué !
Quelques semaines après mon embauche, je me décidai quand même à acheter un ordinateur et à prendre un abonnement Internet. J’ai hésité, et puis j’ai osé, j’ai acheté un ordinateur Apple, un PowerBook 15′. Pour la première fois j’allais utiliser un Mac.
L’informatique et les ordinateurs étaient devenus mes outils de travail, je passais ma journée devant un écran : chez moi, je ne voulais plus passer de longues heures à bidouiller. Je voulais quelque chose de simple, et qui marche, tout simplement.
Au bout de quelques jours d’utilisation, je savais que j’avais trouvé ce qu’il me fallait et que je n’aurai plus que des Mac.

Jaguar, Panther, Tiger.

Mon MacBook Pro, sous Leopard

La sortie de Leopard, la dernière version de Mac OS X (le système d’exploitation des ordinateurs Apple) était annoncée pour le vendredi 29 octobre. Je l’ai commandée plusieurs semaines avant, pour recevoir mon DVD par coursier, le jour de la sortie.
Excitation à vérifier que le colis était bien en route, à suivre son cheminement, puis le voilà qui arrive à sur bureau.
La boîte est belle, toute en hologrammes. Mes collègues viennent l’admirer.
Vient le moment de l’installation, et enfin je peux commencer à jouer avec toutes les nouveautés. C’est beau, c’est amusant, c’est efficace.

I’m a geek.

Lundi 22 octobre 2007

slow down

En lisant ce soir qu’un blog voisin, que j’appréciai tout autant que celui qui le tenait, passait en période d’hibernation, je me rends compte qu’ici le rythme d’écriture s’est ralenti. Alors qu’au début mes billets étaient quotidiens, ils se sont depuis plusieurs semaines espacés, de plus en plus.
Rassurez-vous, ici pas d’hibernation prévue, juste un blog qui vivra à son propre rythme. J’ai essayé d’écrire ces derniers jours, et puis cela n’a rien donné. Après quelques lignes, les phrases se sont à chaque fois arrêtées, restant en suspens.
J’aurai voulu parler de ce concerto de Mozart qui est venu à bout, vendredi, de mon horrible mal de tête - ce concerto, c’est ma musicothérapie… - et puis, un autre soir, de l’odeur des bougies qui viennent de s’éteindre et de tous les souvenirs que cela réveille en moi.

Il y a aussi toutes ces autres choses que j’aurai voulu écrire, mais que j’ai préféré taires, parce qu’elles sont trop professionnelles, ou alors personnelles et encore trop récentes.

Des mots qui ne viennent pas comme je voudrai, des mots qui viendraient facilement mais que je n’écrirai pas ici, et puis aussi, parfois, juste pas le temps. Ma vie n’est pas ici.

Je ne veux pas m’imposer de ligne éditoriale ni de rythme d’écriture. J’ai fait le choix d’être ici celui que je suis réellement, entre vincen-t et Vincent, la différence est à peine visible, enfin je le pense.

Au début j’étais anonyme, et puis j’ai commencé à rencontrer d’autres blogueurs. Il y a quelques jours, je constatais que j’avais fait connaissance avec presque la moitié de ma blogroll affichée ici. Forcément, quand on connait ceux qui nous lisent, il y a des choses que l’on ne dit plus, ou que l’on dit différemment.

À très vite, ici sûrement, et peut-être aussi ailleurs. Le ralentissement de ce blog n’est que temporaire.

Vendredi 19 octobre 2007

Quand le livre où s’endort chaque soir ma pensée

Journée de grève aujourd’hui, j’ai préféré rester chez moi, même si parfois, j’aime aller jusqu’au bureau à pied, en longeant la Seine. Le bureau était de toute façon presque désert, et tous ceux avec qui je travaille actuellement sont sur d’autres fuseaux horaires.
C’est un luxe supplémentaire que j’ai, pouvoir ponctuellement travailler depuis chez moi, ou de n’importe où tant que je peux me connecter à Internet.
Je n’en abuse pas, parce que je n’aime pas ça. Rester une journée entière sans sortir de chez soi, ne voir personne d’autre que la boulangère, déjeuner tout seul, ne discuter de rien de vive voix.

Ce soir, pour la première fois depuis plusieurs semaines, j’ai regardé la télé. Je veux dire une chaîne de télé, en direct. Jusqu’ici, ce n’étaient que séries américaines arrivées miraculeusement sur le disque dur de ma freebox ou des DVD. Parfois quand même, je l’ai allumée, mais à chaque fois au bout de quelques minutes j’ai coupé le son. L’écran affichait des images, des mouvements et des couleurs que je ne regardais pas…
Donc ce soir, j’ai regardé Envoyé Spécial, rien de très joyeux. Au Liban, la majorité du personnel de maison est tenue en quasi esclavage. Une bonne partie de ce que nous mangeons viendrait de Chine. J’espère ne pas trop faire partie du “nous” : je préfère les produits frais ou d’origine clairement identifiée. Comme le pesto au vert magnifique qui accompagnait divinement mes pâtes, ce soir :wink:

Ma voix s’en est à nouveau allée. Je viens de me faire une tisane au miel, et je redécouvre les œuvres poétiques de Victor Hugo.

Quand le livre où s’endort chaque soir ma pensée,
Quand l’air de la maison, les soucis du foyer,
Quand le bourdonnement de la ville insensée
Où toujours on entend quelque chose crier,

Quand tous ces mille soins de misère ou de fête
Qui remplissent nos jours, cercle aride et borné,
Ont tenu trop longtemps, comme un joug sur ma tête,
Le regard de mon âme à la terre tourné;

Elle s’échappe enfin, va, marche, et dans la plaine
Prend le même sentier qu’elle prendra demain,
Qui l’égare au hasard et toujours la ramène,
Comme un coursier prudent qui connaît le chemin.

Elle court aux forêts, où dans l’ombre indécise
Flottent tant de rayons, de murmures, de voix,
Trouve la rêverie au premier arbre assise,
Et toutes deux s’en vont ensemble dans les bois !

Victor Hugo, Les Feuilles d’Automne, XVI.

Mercredi 17 octobre 2007

06 xx xx xx xx

Je n’ai pas changé de forfait de téléphone mobile depuis des années, et j’ai toujours un forfait étudiant, avec l’option halloween. Qu’est-ce que c’est ? Un forfait avec plein plein d’heures et plein de SMS, pour moins cher qu’un forfait tout simple d’une ou deux heures d’aujourd’hui.

J’y suis attaché, même si le prix m’importe peu puisque je mets tous les mois ma facture en note de frais. Très vite, on m’a demandé de joindre une facture détaillée, mais comme l’option était payante, j’ai eu droit à une dérogation.
Et puis l’option est devenue gratuite, et pour justifier certains dépassements astronomiques lors de déplacements à l’étranger, j’ai du commencer à mettre ma facture.

Sauf que… on y retrouve souvent le même numéro, sur des pages entières. Des conversations de quelques secondes, quelques minutes, quelques heures. À n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Des dizaines de SMS et de MMS aussi.
Depuis toutes ces années, le numéro a changé plusieurs fois. Et puis il y a aussi eu des périodes où ma facture tenait sur une ou deux pages, avec juste quelques appels.

Certes il n’y a que les six premiers chiffres du numéro, mais toutes ces factures, chaque mois, disent beaucoup sur ma vie sentimentale. Des périodes de longues conversations jusqu’à celles où les appels ne font plus qu’une ou deux secondes, car je n’aime pas parler à un répondeur. Puis des périodes où il n’y a plus rien.

J’ai trouvé la parade : je récupère ma facture en PDF, je l’édite avec Illustrator pour ne laisser que les deux premiers chiffres. Personne n’y a jamais rien vu. Et je ne falsifie rien, je ne fais que réduire les numéros de téléphone, pour que ma vie personnelle ne se retrouve pas en annexe de mes notes de frais.

C’est comme ça que ce soir encore, on a pu s’échanger messages et photos, et que je vais pouvoir m’endormir certes tout seul, mais le sourire aux lèvres.

Mercredi 17 octobre 2007

Life is random.

Publicité pour l’iPod Shuffle, janvier 2005C’était il y a un peu plus de deux ans et demi, Apple venait de sortir l’iPod Shuffle et j’avais fait de leur publicité mon fond d’écran. Son slogan, “Life is random”, répondait à mon état d’esprit du moment. Et j’allais en avoir l’illustration la semaine suivante.

J’étais sur un projet difficile, on me demande, une fois encore, de travailler le week-end. J’accepte.
Le lundi en fin d’après-midi, nous sommes tous convoqués à une réunion très importante. J’aurai du m’en douter en voyant la DRH rester dans son bureau après minuit la semaine précédente. Licenciement économique, tous ceux qui avaient la même fonction que moi sont concernés. Nous devions être une quinzaine, notre poste est supprimé, en raison de nouvelles orientations stratégiques et d’un nouveau modèle économique. La sous-traitance à des prix défiants toute concurrence faisait son apparition.
Quelques postes de reclassement, dont un qui correspond mot pour mot au compte rendu de mon entretien annuel, dont l’organisation avait été précipitée le mois d’avant. On me dit qu’il m’est réservé. Cela ressemble plutôt à une promotion, une accélération de ma carrière. Un poste presque prématuré par rapport à mes 24 ans d’alors.

“Life is random.”
Je venais d’en avoir la parfaite illustration. Et je décidais de ne plus jamais accepter de travailler le week-end. Parce que je réalisais que sacrifier une partie de sa vie personnelle au profit de sa vie professionnelle ne servait à rien, qu’un manager ou un investisseur lointain pouvait, en un instant et pour des raisons vaguement économiques ou stratégiques, décider de se passer de vous. Et que si l’on mettait tout dans son travail, alors le jour où celui-ci disparait, on se retrouve désemparé, désespéré, démuni.
C’est pour cela que depuis ce jour, j’ai décidé que ma vie personnelle serait toujours plus importante que le reste.

L’équilibre est certes difficile à trouver, parce qu’il me semble nécessaire de s’investir dans son travail pour qu’il soit intéressant, et parce que la progression professionnelle en dépend directement.

Je ne m’en suis pas trop mal sorti pour l’instant.

La semaine dernière, les événements étaient différents, mais ils m’ont rappelé ce mois de janvier 2005.

Même quand tout semble aller bien, tout peut être subitement démoli.