Week-end de petits plaisirs

Fin d’après-midi, dimanche 30 septembre 2007, Champ de MarsIl y a des week-ends à la fois ordinaires et emplis de tous ces petits plaisirs qui rendent heureux. Celui qui se termine ce soir en fut un.

Il a commencé samedi matin, avec ce commentaire que j’ai découvert au réveil. Un ami qui découvre mon blog et ma préférence pour les garçons. Il double son commentaire d’un long mail, et me révèle qu’il a lui aussi un copain.
Le week-end commençait par un sourire.

Samedi après-midi, péchés à trois chez Ladurée. Nous avons, pendant plusieurs heures, parlé de blogs, de littérature, de mille et une autres choses passionantes, et de musique. Musique classique. Que signifie-t-elle ? Qu’est-ce que nous y trouvons ? À quoi sommes-nous chacun sensibles ?

Un « bonne nuit » achevait mon samedi, et je m’endormais, heureux.

Dimanche matin, des croissants que je suis allé acheter au coin de la rue, chez Poilâne. Croustillants et moelleux à la fois, un bol de thé French Breakfast, et à la radio Sacrées musiques. Consolation était le thème d’aujourd’hui. Une cantate de Bach, puis des lieders de Schumann et Schubert.

« Dans le silence de la nuit, certains vident leurs larmes, et au matin on peut croire que leur cœur a toujours été gai. » : c’est avec cette phrase que Stéphane Goldet a introduit ce lied de Schumann que je ne connaissais pas, Stille Tränen.
Que de belles découvertes, que de belles choses.

C’est avec ces goûts, ces odeurs et ces musiques que je conçois un dimanche matin.
Souvenirs d’enfances que je perpétue.

Un passage chez le fromager, il y a trop de tentations. Je rentre avec beaucoup plus que je n’étais parti chercher.

Du beurre demi-sel Bordier, une miche de pain Poilâne : impossible de résister à la tentation d’une tartine…

Midi approche, je me mets aux fourneaux, improvisations, sans recette. Je reçois ce midi.

Excellent déjeuner, suivi d’une promenade en bord de Seine.

En rentrant, sur Arte, Hélène Grimaud joue le concerto pour piano No. 4 de Beethoven, aux Prom’s. Pendant les trois-quarts d’heure que dure ce concerto, je reste sans bouger dans mon canapé, envahi par la musique, des frissons m’envahissent le dos, mes yeux s’embrument.

Une bouteille de Chablis à finir. Twitter parle lui aussi de musique et de Chablis. Ma soirée est éclairée aux bougies.

J’écoute à nouveau ce 4ème concerto pour piano, en disque cette fois-ci, toujours par Hélène Grimaud, et avec le New York Philarmonic dirigé par Kurt Masur.

Un dernier verre de Chablis, un morceau de Comté.

L’automne commence bien.

Cet article a été publié dans Confidences avec les mots-clefs : , , , , , , , . Bookmarker le permalien. Laisser un commentaire ou faire un trackback : URL de trackback.

8 commentaires

  1. Le 30 septembre 2007 à 22h19 | Permalien

    Superbe…

  2. Le 30 septembre 2007 à 22h51 | Permalien

    J’avais compris que tu appréciais la musique classique, je ne savais pas que c’était à ce point !

  3. Le 1 octobre 2007 à 10h47 | Permalien

    Un verre de Chablis et du Comté ! Comme c’est bon d’avoir du goût !

  4. Le 1 octobre 2007 à 14h12 | Permalien

    Un week end fabuleux, un dimanche si heureux, la soleil pour compagne de ce si beau ciel bleu. Un pêché assouvi une fois et puis deux, un bel air de piano raisonne dans ces lieux. A la lecture fortuite de ces quelques propos, je m’évade et oublie les moments de tristesse qui tâchèrent ce jour. Le jour du sabbat fut teinté de ce rose qui fuse dans vos mondes, un rose d’insouciance, un rose si violet qu’il se perd dans l’assiette, qu’il se noit dans le thé, un rose couleur d’ange, un rose si divin…

  5. Le 1 octobre 2007 à 14h37 | Permalien

    absolument sublime, pour ne pas dire Absolutely Awesome…

  6. Le 1 octobre 2007 à 22h31 | Permalien

    Un post qui fait plaisir à lire !

    Bonne semaine à toi !

  7. Le 4 octobre 2007 à 0h39 | Permalien

    Avons partagé la même table au Paris-carnet…
    Hop ! Un blog de plus dans ma liste :)

  8. Le 4 octobre 2007 à 9h31 | Permalien

    Pas vu sur Arte mais un souvenir magique du même concerto avec l’orchestre de Paris il y a quelques années.
    H.G. croisée dans une coursive de la Cité de la Musique avant une répétition. Regard absolument rayonnant je dois dire.
    Et quand elle se met au piano, la magie commence. Ah ! ce deuxième mouvement…

3 trackbacks

  1. [...] une activité pour mardi soir. J’hésite… Fin de soirée et échanges multiples avec vincen-t et incipio2007. Ah que j’aime les bonnes choses, la simplicité et ”les [...]

  2. [...] chez de la journée chez vincent_t, chez [...]

  3. Par vincen-t le 5 octobre 2007 à 22h29

    [...] un week-end plein de petits plaisirs, j’oubliai lundi de regarder l’épisode de Desperate Housewives diffusé la veille de [...]

Laisser un commentaire

Votre e-mail ne sera jamais publié ni communiqué. Les champs obligatoires sont indiqués par *

*
*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Subscribe without commenting

  • Twitter

    Note pour la rentrée : http://bit.ly/9ecNFW Il y a 3 jours
  • Photos

    Une photo sur Flickr
    Une photo sur Flickr
    Une photo sur Flickr
    Une photo sur Flickr
    Une photo sur Flickr
    Une photo sur Flickr
    Une photo sur Flickr
    Une photo sur Flickr
  • Instantanés

    permalink

    « Joyeuses Pâques »
    La Check-List, vendredi 2 avril 2010, LeMonde.fr – Les Indégivrables, Xavier Gorce

    permalink

    Les comparaisons sont toujours très instructives, et parfois cruelles : les vins les plus prestigieux se révèlent parfois n’être pas à la hauteur de leur prestige…

    Pauillac Château Lynch Bages, 2004: 10/10

    Margaux Château Giscours, 2004: 10/10

    Barsac Château Coutet, 1997: 9/10

    Saint-Julien Château Ducru-Beaucaillou, 2001: 8,5/10

    Haut-Médoc Château Sociando-Mallet 2002: 8,5/10

    Haut-Médoc Château La Lagune 2007: 8,5/10

    Saint-Émilion Grand Cru Château Sansonnet 2002: 8/10

    Saint-Estèphe Château Les Ormes de Pez, 1996: 8/10

    Haut-Médoc Héritage de Chasse-Spleen 2002: 8/10

    Pomerol Château Beauregard 2004: 7,5/10

    Moulis-en-Médoc Château Chasse-Spleen 1990: 7,5/10

    Sauternes Château Guiraud, 2002: 7,5/10

    Saint-Julien Château Talbot, 2002: 7/10

    Saint-Julien Château Lalande Borie, 2006: 7/10

    Margaux Baron de Brane 2005: 7/10

    Haut-Médoc Mademoiselle L, 2007: 7/10

    Margaux Château Ferrière, 2002: 6/10

    Saint-Estèphe Château Phélan Ségur, 1999: 4/10 (la bouteille avait vraiment un problème, bien que goûtée juste avant par celui qui la faisait déguster…)

    Dégustation « Les Vins de Bordeaux », Lavinia, jeudi 18 mars 2010

    permalink

    8/10

    C’est un film dont on retient plus la photo, les costumes et les décors et le jeu des acteurs que l’histoire, mais qu’importe, c’est beau, c’est élégant, c’est raffiné, jusqu’au moindre détail.

    permalink
    Soyons très précis. L’homosexualité, c’est comme être gaucher, une minorité qu’on essayait de contrarier. Il ne faut pas en faire une unité de valeur, pas plus qu’un sujet d’opprobre ou de dégoût. C’est juste une manière de vivre sa sexualité.
    Rien de plus.