Des Cygnes

Tous les deux n’ont finalement que peu de rapport avec le cygne, mais ils sont pour moi liés. L’un est un endroit où j’aime aller voir le soleil se coucher, ou la nuit qui a enveloppé Paris, l’autre est une musique que j’aime écouter tard certains soirs. Tous les deux sont liés parce qu’ils se rattachent à mes mêmes sentiments, parce que les paroles de ce lied de Schubert disent ce à quoi je pense lors de mes promenades solitaires sur l’allée des Cygnes.

L’allée des Cygnes, au milieu de la Seine à Paris, et Schwanengesang / Le chant du cygne, des Lieder de Schubert.

[...]

Sie Verstehn des Busens Sehnen, / Ils savent ce que désirer veut dire,
Kennen Liebesschmerz / Ils connaissent le mal d’amour,
Rühren mit den Silbertönen / Leurs notes d’argent émeuvent,
Jedes weiche Herz. / Tous les cœurs tendres.

Laß auch dir die Brust bewegen, / Laisse-toi émouvoir, toi aussi,
Libche, höre mich, / Chérie, écoute moi,
Bebend harr ich dir entgegen! / Tremblant, je me hâte vers toi !
Komm, beglücke mich! / Viens, rends-moi heureux !

Tout comme l’allée des Cygnes ne révèle pas tous ses secrets en quelques photos, cette musique ne s’écoute pas sur un ordinateur. Alors allez vous promener sur cette allée des Cygnes, et achetez ces Lieder de Schubert, par Fischer-Dieskau, ou par Werner Güra dont je viens de découvrir l’enregistrement.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Franz Schubert, Schwanengesang, Ständchen (Le chant du Cygne, Sérénade) ; D. 957
Werner Güra (ténor), Chrisoph Bernet (pianoforte Ehrbar)

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10 commentaires

  1. Le 23 septembre 2007 à 22h44 | Permalien

    Sans faire une critique positivement idiote, j’aime beaucoup ce petit groupe de photos ;-)

  2. Le 23 septembre 2007 à 22h48 | Permalien

    Merci pour le lieu que je ne connaissais pas…
    J’irai sûrement me rendre compte par moi-même.

  3. Le 24 septembre 2007 à 0h19 | Permalien

    Magnifiques photos, et superbe morceau ! Merciiii ! :grin:

  4. Le 24 septembre 2007 à 16h45 | Permalien

    Le seul mot que m’inspire ta note, du fond du coeur: Merci.

  5. Le 24 septembre 2007 à 17h02 | Permalien

    DFD bien sûr mais de très très beaux Schubert par Chritoph Pregardien ou Matthias Goerne (par exemple).

    Très jolies photos, au fait…

  6. Le 25 septembre 2007 à 2h04 | Permalien

    One of my favorite Paris walks… thank you!

  7. Le 25 septembre 2007 à 10h00 | Permalien

    Un bien beau lieu… schubert me berçant lentement avec ses chant mélodieux, ces doux lieder qui emportent dans des cieux plus prospère notre belle âme d’enfant, un moment de sublime dans un lieu peu commun sur les bords de ce fleuve où j’ai tant de souvenirs.

  8. Le 25 septembre 2007 à 13h04 | Permalien

    C’est Christoph Berner le pianiste ? Bon, désolé, hein, mais j’aime bien quand on cite qui joue…

  9. Le 25 septembre 2007 à 13h43 | Permalien

    @spicynico: les détails de l’enregistrement avaient mystérieusement disparu, c’est réparé (parce que moi je cite toujours, vu que j’aime bien savoir aussi !)

  10. Le 25 septembre 2007 à 19h25 | Permalien

    Ah ! Tu sais qu’en revenant voir ici si tu avais répondu, je fais descendre l’écran avec la mollette de ma souris et je vois juste dessous la piste audio les infos et je me dis (avant de lire ton commentaire) : oh meeeeeerde, en fait ça y était et je suis trop nul je l’ai pas vu.
    Ben en fait non, alors tant mieux.
    (je suis tout à fait en mesure de faire des commentaires encore moins utiles, n’en doute pas)

Un trackback

  1. Par .: Incipio :. » Blog Archive » Promenade Atypique le 25 septembre 2007 à 14h46

    [...] Des Cygnes Un bien beau lieu… Schubert me berçant lentement avec ses chant mélodieux, ces doux lieder qui emportent dans des cieux plus prospère notre belle âme d’enfant, un moment de sublime dans un lieu peu commun sur les bords de ce fleuve où j’ai tant de souvenirs. [...]

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    Je n'aurai pas à déménager dans nos autres bureaux de la Défense, on vient de prolonger le bail à Opéra pour 5 ans :-) #soulagement 17/10/2011
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    « Joyeuses Pâques »
    La Check-List, vendredi 2 avril 2010, LeMonde.fr – Les Indégivrables, Xavier Gorce

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    Les comparaisons sont toujours très instructives, et parfois cruelles : les vins les plus prestigieux se révèlent parfois n’être pas à la hauteur de leur prestige…

    Pauillac Château Lynch Bages, 2004: 10/10

    Margaux Château Giscours, 2004: 10/10

    Barsac Château Coutet, 1997: 9/10

    Saint-Julien Château Ducru-Beaucaillou, 2001: 8,5/10

    Haut-Médoc Château Sociando-Mallet 2002: 8,5/10

    Haut-Médoc Château La Lagune 2007: 8,5/10

    Saint-Émilion Grand Cru Château Sansonnet 2002: 8/10

    Saint-Estèphe Château Les Ormes de Pez, 1996: 8/10

    Haut-Médoc Héritage de Chasse-Spleen 2002: 8/10

    Pomerol Château Beauregard 2004: 7,5/10

    Moulis-en-Médoc Château Chasse-Spleen 1990: 7,5/10

    Sauternes Château Guiraud, 2002: 7,5/10

    Saint-Julien Château Talbot, 2002: 7/10

    Saint-Julien Château Lalande Borie, 2006: 7/10

    Margaux Baron de Brane 2005: 7/10

    Haut-Médoc Mademoiselle L, 2007: 7/10

    Margaux Château Ferrière, 2002: 6/10

    Saint-Estèphe Château Phélan Ségur, 1999: 4/10 (la bouteille avait vraiment un problème, bien que goûtée juste avant par celui qui la faisait déguster…)

    Dégustation « Les Vins de Bordeaux », Lavinia, jeudi 18 mars 2010

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    8/10

    C’est un film dont on retient plus la photo, les costumes et les décors et le jeu des acteurs que l’histoire, mais qu’importe, c’est beau, c’est élégant, c’est raffiné, jusqu’au moindre détail.

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    Soyons très précis. L’homosexualité, c’est comme être gaucher, une minorité qu’on essayait de contrarier. Il ne faut pas en faire une unité de valeur, pas plus qu’un sujet d’opprobre ou de dégoût. C’est juste une manière de vivre sa sexualité.
    Rien de plus.