Il y a plein de choses que j’aimerai écrire ici, mais trop souvent, quel que soit ce dont je voudrai parler, les mots ne sortent pas, et quand j’arrive à les écrire, ils ne me plaisent pas. Mes phrases sont courtes. Mal construites. Les mots sont quelconques, leur enchaînement sans aucune musicalité.
Un peu comme quand on écrit avec un mauvais stylo sur un mauvais papier, que la plume ou la pointe accroche sur le papier, que l’encre se diffuse dans les fibres rendant l’écriture floue, et que finalement le stylo se bouche d’avoir trop gratté le papier.
Ce n’est pas comme si je n’avais jamais su écrire. J’aimais écrire, sentir la plume glisser sur le papier, voir l’encre encore brillante avant qu’elle ne sèche, et surtout sentir ces mots jaillir. Écrire de grandes phrases, prendre plaisir à ces grandes envolées lyriques, chercher des mots rares, les choisir pour leur sonorité.
Tout a du s’arrêter quand j’ai quitté le lycée. Avant d’avoir 18 ans, j’envoyais des lettres de plusieurs dizaines de pages. Mes dissertations de philo étaient prétexte à des joutes écrites avec mon prof, il tentait de me répliquer dans ses commentaires et appréciations. Un jour, il s’était trompé de mot, j’avais gagné.
Et puis je n’ai plus écrit que des chiffres, des formules, des abréviations barbares. J’ai abandonné le stylo pour le clavier. Mais ce n’est sûrement pas la vraie raison. Je ne la connais pas encore, je la cherche et je la trouverai, pour enfin retrouver la fluidité de mon écriture.











5 commentaires
Il est vrai que dans les filières scientifiques post-bac, on perd très vite l’habitude d’écrire. Pire encore : depuis que je travaille, j’ai perdu l’habitude d’écrire au sens strict, de façon manuscrite. Je tape, je pianote sur mon clavier d’ordinateur, mais je n’écris quasiment plus avec un stylo, sauf quelques notes au brouillon au bureau. Ca me fait peur, parfois.
Ecrire est un défis chaque fois renouvelé, la plume ou le papier n’en sont pas les fautives, elles ne sont qu’un outil, écrire est un besoin. Il ne faut que le temps, laisser plonger son âme dans cet océan sonore de mots courants ou non minutieusement choisis. La lecture aide aussi, libère nos sens pour se laisser bercer par cette mélodie qui sort de ce verbe. Baudelaire ou Hugo tout n’est qu’affaire de goût, tous sont des génies, nous n’y sommes toutefois pas toujours receptifs. Lors de tes essais ne lâche pas la plume laisse la donc glisser, se lier, s’envoler, ne cherche pas le mot, il viendra à tes doigts sans y avoir pensé, oublie le premier jet et prend soin du second, ce sera celui-là qui sera ton reflet…
C’est bientôt fini de se plaindre ! Oui ! C’est indécent. quand je pense que moi je dois toujours avoir recours à Robert ou à La Rousse, et je ne me sépare jamais de mon Bescherelle pour la conjugaison de l’imparfait du subjonctif. NanMèho !
Je n’ai jamais écrit des letrtes de plusieurs pages ni joué avec les mots, mais je reconnais avoi bien du mal à coucher sur papier (ou sur le blog) mes envies, pensées et autres ressentis. C’est d’un frustrant…
La fluidité de ton écriture… Est-ce bien de l’écriture dont il s’agit ?