La fin d’un mythe

“broken wine glass, broken soul”, par Stories Told By My Zadeva (http://flickr.com/photos/hokaicila/)

Nous avions bu d’innombrables bouteilles, il m’avait fait découvrir les plus grands vins de Californie et du Nord-Ouest, nous étions allés dans les meilleurs restaurants.

C’était probablement mon dernier séjour là bas, et ma dernière soirée.

Nous nous étions donné rendez-vous dans le lobby de l’hôtel, il arrive avec un paquet cadeau pour moi. Deux livres. Culinary Artistry et On Food And Cooking: The Science and Lore of the Kitchen, en souvenir de tous nos dîners et de nos discussions.

Nous retournons dans ce restaurant d’où l’on a une vue magnifique sur le lac et Downtown.

Il choisit le vin, aussitôt apporté par le sommelier. Il le goûte, le trouve très bon et ne tarit pas de qualificatifs élogieux.

Je porte le verre à mes lèvres. Je ne sais pas quoi dire, j’hésite, je le goûte encore une fois.

Et puis j’ose parce que je ne pourrai pas le boire. Le vin est bouchonné. Corked.

Il n’avait rien remarqué. On nous change la bouteille immédiatement, et pour tenter de se rattraper il demande la bouteille la plus chère de la carte, mais c’était trop tard, je n’arriverai plus à l’apprécier.
Je ne savais plus quoi penser de tout ce qu’il m’avait dit depuis des mois, et j’avais mal pour lui.

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2 commentaires

  1. Le 1 septembre 2007 à 13h39 | Permalien

    :neutral: un peu de comprehension que diable !!! c’est peut etre ton gout a toi qui letrouvait bouchonné alors qu’il l’etait pas ! :p

  2. Le 2 septembre 2007 à 22h49 | Permalien

    Non, malheureusement je ne m’étais pas trompé…

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    « Joyeuses Pâques »
    La Check-List, vendredi 2 avril 2010, LeMonde.fr – Les Indégivrables, Xavier Gorce

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    Les comparaisons sont toujours très instructives, et parfois cruelles : les vins les plus prestigieux se révèlent parfois n’être pas à la hauteur de leur prestige…

    Pauillac Château Lynch Bages, 2004: 10/10

    Margaux Château Giscours, 2004: 10/10

    Barsac Château Coutet, 1997: 9/10

    Saint-Julien Château Ducru-Beaucaillou, 2001: 8,5/10

    Haut-Médoc Château Sociando-Mallet 2002: 8,5/10

    Haut-Médoc Château La Lagune 2007: 8,5/10

    Saint-Émilion Grand Cru Château Sansonnet 2002: 8/10

    Saint-Estèphe Château Les Ormes de Pez, 1996: 8/10

    Haut-Médoc Héritage de Chasse-Spleen 2002: 8/10

    Pomerol Château Beauregard 2004: 7,5/10

    Moulis-en-Médoc Château Chasse-Spleen 1990: 7,5/10

    Sauternes Château Guiraud, 2002: 7,5/10

    Saint-Julien Château Talbot, 2002: 7/10

    Saint-Julien Château Lalande Borie, 2006: 7/10

    Margaux Baron de Brane 2005: 7/10

    Haut-Médoc Mademoiselle L, 2007: 7/10

    Margaux Château Ferrière, 2002: 6/10

    Saint-Estèphe Château Phélan Ségur, 1999: 4/10 (la bouteille avait vraiment un problème, bien que goûtée juste avant par celui qui la faisait déguster…)

    Dégustation « Les Vins de Bordeaux », Lavinia, jeudi 18 mars 2010

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    8/10

    C’est un film dont on retient plus la photo, les costumes et les décors et le jeu des acteurs que l’histoire, mais qu’importe, c’est beau, c’est élégant, c’est raffiné, jusqu’au moindre détail.

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    Soyons très précis. L’homosexualité, c’est comme être gaucher, une minorité qu’on essayait de contrarier. Il ne faut pas en faire une unité de valeur, pas plus qu’un sujet d’opprobre ou de dégoût. C’est juste une manière de vivre sa sexualité.
    Rien de plus.