Archives de juillet 2007

Lundi 30 juillet 2007

Bienvenue !

nabaztag

Bienvenue sur mon blog à mon Nabaztag, puisqu’il y a maintenant droit à sa page !

Je vous autorise à aller lui parler, mais soyez sage, il est encore assez jeune ;-)

Et s’il est gentil, je lui ajouterai plein d’autres choses sur sa page (oui, je lui ai fabriqué un plugin pour WordPress), pour qu’il puisse chanter et danser avec vous !

Samedi 28 juillet 2007

Vélib’: adopté

Station Vélib… au milieu du Sahara !J’attendais d’être de retour à Paris pour pouvoir tester Vélib’ : voilà, j’ai fait mes premiers kilomètres à vélo dans Paris, et j’ai découvert qu’il y avait quand même un nombre incalculable de rues à sens unique… Quand on est piéton on se s’en rend pas compte.

Donc Vélib’, c’est adopté. Vivement que toutes les stations soient installées, et que la carte des stations ne nous emmène pas au milieu du Sahara

Jeudi 26 juillet 2007

Supplique

Lorsque j’étais aux US en avril, il pleuvait. Lorsque je suis rentré en France en mai, il s’est mis à pleuvoir. À mon retour aux US fin mai, la pluie est revenue. Pareil en juin.Début juillet à Paris ressemblait à un mois de novembre, gris, froid et pluvieux. Il semble que cela se soit arrangé juste quand je suis arrivé ici, et que le mauvais temps m’a suivi. Et lorsqu’il y a eu ces deux dernières semaines quelques rayons de soleil pendant la journée, je ne les ai pas vus pas car je suis enfermé dans un bureau sans fenêtres.Voilà donc quatre mois que je n’ai pas vu le soleil plus que quelques minutes, et que vois-je comme prévisions météo pour Paris ce week-end ?

meteo.jpg

Alors je ne sais pas, mais faites quelque chose, je vous en supplie. Installez un miroir géant sur la lune, déployez une armée de ventilateurs pour chasser les nuages, implorez les dieux que vous voudrez, déplacez Paris sur les bords de la Méditerranée, mais je veux du soleil ce week-end !J’arrive vendredi après-midi, cela vous laisse quelques dizaines d’heures. Un bon d’achat Alapage de 15 Euros pour celui qui fera venir l’été à Paris !

Mardi 24 juillet 2007

Wired Wireless

Lorsque j’étais resté bloqué à Detroit, l’hôtel minable affichait avec fierté qu’il y avait un accès Internet par “Wired WiFi” dans chaque chambre, c’est-à-dire du WiFi par cable…

En voyant ce nœud de cables sous la table de la salle de réunion avec l’inscription Wireless, je me suis dit qu’il y avait vraiment des progrès à faire !

Wireless ???
Cliquez sur la photo pour voir en plus grand

Moi je m’y suis mis : à défaut de pouvoir acheter un iPhone, j’ai acheté l’oreillette Bluetooth du moment, que l’on ne trouve qu’aux États-Unis ou chez Colette à Paris : Jawbone. En plus de supprimer le bruit extérieur dans l’écouteur, elle le supprime aussi au niveau du micro. C’est impressionnant ! Et puis elle marche aussi très bien avec mon MacBook Pro: très pratique pour téléphoner avec Skype ou tout autre logiciel de VOIP (par exemple pour utiliser le service de téléphone SIP de mon abonnement chez Free). Plus de bruits, plus de fil :-)

Jawbone Bluetooth Headset

Mardi 24 juillet 2007

Massage Wanted

Avant au bureau, à Paris, on avait un masseur, puis une masseuse, qui venait le midi, avec la chaise de massage, la musique d’ambiance, etc. C’était génial, 20 minutes de massage…
Maintenant, en raison de restrictions budgétaires, ça a été remplacé par une corbeille de fruits frais.

Si je parle de massage, c’est qu’à force de rester assis dans mon bureau sans fenêtre chez le client, assis au restaurant, assis dans ma chambre sur le canapé ou allongé dans mon lit, j’ai des courbatures partout, et là j’ai très envie d’un massage…

Mardi 24 juillet 2007

Ceci n’est pas un porte manteaux

SprinklerJe n’y aurai probablement pas pensé, mais puisque c’est écrit juste à côté et que j’aime toujours faire ce qui est interdit, j’ai très envie d’utiliser ce sprinkler pour suspendre mes chemises…

Sinon, est-ce que l’un d’entre vous sait comment expliquer en anglais que le flotteur du réservoir de la chasse d’eau est déréglé ? Parce que là, il me manque un peu de vocabulaire pour me faire comprendre à la réception de l’hôtel…

Sprinkler

Lundi 23 juillet 2007

Ratatouille

RatatouilleMon appréciation: 9/10

En Anglais, le titre est sous-titré par (rat-a-too-ee), tant le mot ratatouille est imprononçable pour un anglophone. Derrière ce titre, le dernier film de Pixar qui, sur fond de Tour Eiffel, enscence la Cuisine Française.

Auguste Gusteau est le chef le plus réputé de France, son restaurant parisien est complet en permanence, la critique est unanime. Son livre, Anyone can cook, est un best-seller, son émission quotidienne à la télévision atteint des sommets d’audience. Un classement à la Michelin où trois étoiles est le summum étant incompréhensible pour un Américain, son restaurant a cinq étoiles.
Puis le drame arrive : le critique redouté Anton Ego écrit un article dévastateur, Gusteau perd une étoile, et en meurt de chagrin. C’est Skinner, son ancien sous-chef, qui prend le relais, mais il ne sait que répéter les recettes passées et lancer des gammes de plats surgelés à réchauffer au micro-onde, estampillés de la photo du grand chef défunt. Le restaurant perd une autre étoile, et est alors boudé par la critique.

Pendant ce temps, Remy, un petit rat, désobéit à son père et au lieu de se contenter de manger les ordures, il cherche des morceaux de qualité et allie les saveurs, en adepte du livre et de l’émission télévisée d’Auguste Gusteau. Sa famille ne le comprend pas, et Remy est réduit à être le gouteur, pour détecter les poisons à rats. Un jour il va trop loin en voulant récupérer quelques épices dans la cuisine de la vieille Marvel et se fait surprendre : il est obligé de fuire avec toute sa famille.
Il se retrouve dans les égoûts sous le restaurant de Gusteau, où Linguini vient d’être embauché à la plonge. Linguini, par bêtise, jette n’importe quoi dans une marmite de soupe, et le petit rat Remy, effrayé, répare l’erreur et rectifie la soupe. Ce soir là, une critique était dans la salle, et est enchantée par la soupe.
Skinner se retrouve contraint de demander à Linguini de réitérer son exploit, et Linguini doit alors demander l’aide du rat Remy.

Commence alors l’histoire d’une grande complicité entre Linguini et Remy, où Remy doit tout en se cachant, expliquer à Linguini comment cuisiner. Les rebondissements seront nombreux, et la fin forcémment heureuse, mais avec une vraie morale.
C’est drôle, intelligent, léger, subtile, les images sont magnifiques, on en oublie qu’elles sont créées par ordinateur, et on se prend à sentir et à imaginer goûter la ratatouille que prépare Remy.

Cuisiner est un art à la portée de tous - Anyone can cook disait Gusteau -, il suffit d’y mettre son cœur et son imagination, de choisir les bons ingrédients et de prendre le temps d’apprécier.
Évidemment, c’est en France que l’on sait faire cela le mieux, et Paris est beau la nuit, lorsque la Tour Eiffel surplombe les toits et les rues éclairées.

À 7000 kilomètres de Paris, j’ai retrouvé un peu de chez moi, et maintenant j’ai faim !

Sortie en France le 1er Août, et à voir sans hésiter, pour passer un bon moment et avoir ensuite envie de passer à table !

Dimanche 22 juillet 2007

SiCKO

SiCKO, de Michael MooreMon appréciation: 7/10

Évidemment, un film de Michael Moore, ça ressemble à du Michael Moore, mais cette fois-ci, le propos est un peu moins politique, et on est obligé, à la vue des cas qui illustrent ce film, d’être convaincu que le système de santé aux États-Unis est dans un état calamiteux.

Un des premiers exemples: un homme se coupe deux doigts avec une scie circulaire, il va aux urgences avec les morceaux de ses deux doigts. Pour lui remettre l’index, il lui en coutera $12.000 ; pour le majeur ce sera $60.000. Il n’a pas cette somme, et doit faire le choix atroce du doigt qu’il souhaite récupérer…

Les cas de refus de soins ou de remboursement par les HMO (Health Maintenance Organization) - les compagnies privées qui s’occupent de l’assurance malade aux États-Unis - ponctuent le film, la fin est souvent tragique, parce que le profit est plus important que la protection médicale.

Lorsque la compagnie d’assurance ne souhaite plus rembourser les soins, les patients sont mis dans un taxi, encore habillés de leur pyjama d’hôpital, et déposés de force à l’autre bout de la ville.

La deuxième moitié du film tente une comparaison avec d’autres systèmes: le Canada, l’Angleterre, la France et Cuba.

En Angleterre, Tony Benn, figure du Labour, explique que lorsque les gens sont inquiets, entre autres pour leur santé, qu’ils n’ont pas d’espoir, alors ils ne votent pas : “I think there are two ways in which people are controlled: first of all frighten people and secondly demoralize them. An educated, healthy and confident nation is harder to govern, and I think there is an element in the thinking of some people: we don’t want people to be educated, healthy and confident because they will be out of control”.

Il y a évidemment des clichés dans la comparaison avec la France, mais l’accès gratuit aux soins médicaux dont on a besoin, les congés maladie payés, l’aide à domicile, le système éducatif gratuit, les congés payés, les 35 heures, sont des joyaux que tous nous envient et que l’on doit à tout prix conserver. Certes notre système n’est pas parfait, il nous paraît instable, mais comparativement à ce qui se passe aux États-Unis, on ne peut pas se plaindre et on ne peut qu’être heureux de vivre en France.

Le film se termine avec les héros oubliés du 11 septembre, qui sont tombés malades après avoir respiré les poussières toxiques des décombres du World Trade Center, et qui ne peuvent pas se soigner car personne ne veut prendre en charge leurs frais médicaux. À Cuba, l’hôpital est gratuit pour tous, et c’est l’hôpital de la Havane qui soignera gratuitement ces quelques sauveteurs oubliés accompagnés par Michael Moore.

Au final, que retient-on ? Que le système de protection sociale américain n’a pour but que le profit des compagnies qui l’organisent et non la protection de ceux qui en ont besoin ?
Probablement, mais ceux qui iront voir ce film le savaient déjà… et ce film ne changera pas grand chose.

Tout au plus sera-t-on conforté dans ses convictions, et ça fait du bien. Moi, dans cette salle de cinéma américaine, j’étais vraiment content de vivre en France.

Sortie en France: 5 septembre 2007

Dimanche 22 juillet 2007

Comment s’occuper un dimanche pluvieux à l’hôtel

Harry Potter

Samedi 21 juillet 2007

Ce soir

Semaine un peu folle côté boulot, même si je suis resté à côté de tout ça, en prétextant le jet lag. On m’a demandé de revenir en août, j’ai répondu par mail et en majuscules que c’était hors de question. En 4 mois j’ai déjà fait plus de 100 000 kilomètres en avion, passé 10 semaines ici. J’ai besoin d’un peu de répit, et surtout d’être à Paris.

Ce soir dîner aussi fou que l’a été la semaine. Avec mon collègue et un peintre-réalisteur-organisateur de festivals de cinéma internationaux qui vit à Manhattan mais passe sa vie entre Santiago, d’où il est originaire, Paris et Venise… Menu dégustation, 9 plats. 3 bouteilles de vin à 3, et des coupes de champagne puis des digestifs. Très bon restaurant : Crush. Encore une fois je me suis senti très superficiel, mais pourtant je suis convaincu qu’il est nécessaire de profiter de ces moments. Surtout quand lui, et lui aussi, se battent ces jours-ci contre des maladies qui laissent assez peu de chances.

Pour rentrer à l’hôtel, le taxi s’est perdu. Une fois. Deux fois. Trois fois. Et arrivée à Redmond Town Center, la police barrait les routes, la foule avait envahi routes et trottoirs. Des milliers de personnes faisaient la queue devant Borders, pour la sortie de Harry Potter. J’attendrai demain (c’est-à-dire aujourd’hui) ou dimanche pour aller l’acheter.

Oui, je suis un lecteur assidu de Harry Potter. J’ai dévoré les 3 ou 4 premiers tomes la semaine qui précédait mes examens de fin d’école d’ingénieur. Un livre par jour, au lieu de réviser.

Il pleut encore et toujours. 4 mois que je n’ai presque pas vu le soleil…

À l’hôtel, la canalisation d’eau chaude a éclaté au troisième étage. L’eau froide a été rétablie, l’eau chaude ne l’est pas encore. Des gros ventilateurs sont installés partout dans les couloirs des premiers étages pour tout assécher.

Tant que j’ai un lit et mes cinq oreillers, tout va bien. Je vais m’y enfouir.

Bonne journée à vous, bonne nuit à moi.