Archives de mai 2007

Jeudi 31 mai 2007

Les Chansons d’amour

Les Histoires d’Amour, Christophe HonoréMon appréciation: 9/10

Dans Paris était un des films que j’avais le plus aimé l’année dernière. Je suis allé voir Les Chansons d’amour en toute confiance, et je ne le regrette pas.

Un très beau film sous forme de comédie musicale, de superbes images, le Paris que j’aime - celui de tous les jours -, des histoires d’amour - un garçon (Louis Garrel) et une fille (Ludivigne Sagnier), et deux filles (Chiara Mastroianni), ou juste un autre garçon (Grégoire Leprince-Ringuet) -, de belles chansons et de jolies voix.

Je suis conquis et encore sous le charme, alors je laisserai mes voisines de blog vous en dire plus : Toli, Matoo, Through my eyes, RomainB.

Dans ce film de Christophe Honoré, il y a tout ce que j’aime. À voir, sans hésiter.


(Extrait de la bande originale)

Mardi 29 mai 2007

Bach, par Alfred Brendel

Pas assez de soleil, trop de siestes ce week-end, couché trop tôt hier soir : mon horloge biologique n’est pas encore réglée sur l’heure Française. Alors ce matin, à 4h, j’étais réveillé, sans possibilité de me rendormir.

Bach, Alfred BrendelJ’en ai profité pour écouter - découvrir - la réédition du seul disque de Bach enregistré par Alfred Brendel. Enregistré en une seule journée, le 29 mai 1976, il a été réédité à l’automne dernier par Universal Classics.

Conditions d’écoute idéales : l’obscurité, le silence, rien d’autre à faire qu’écouter.

Ce Concerto Italien, ces transcriptions de Busoni des chorals Ich Ruf’ Zu Dir, Herr Jesu Christ et Nun Komm’ Der Heiden Heiland, la Fantaisie et Fugue Chromatique, etc. je les connaissais déjà sous les doigts de tout un tas d’autres pianistes, mes doigts en connaissent également quelques uns par cœur.

Mais dans cet enregistrement d’Alfred Brendel, j’ai entendu la perfection. La magie et l’universalité de la musique de Bach étaient révélées à l’état pur. L’émotion m’a gagnée, une sensation de bien être intense. Plus rien n’existait, que la musique, si l’on peut encore parler de musique. Quelque chose que l’on ne peut pas décrire, quelque chose qui ne peut que se vivre. J’étais au chaud sous ma couette, et il n’y avait plus que la musique. Alors j’ai écouté une fois, deux fois. Et je me suis rendormi, en rêvant au deuxième mouvement du Concerto Italien.

C’est certain, ce disque est maintenant définitivement classé parmi mes préférés.

C’est probablement un sacrilège que d’écouter cette musique au format compressé sur des enceintes d’ordinateur, mais je tente quand même une illustration sonore, avec l’Andante (2ème mouvement) du Concerto Italien.

J.S. Bach, Concerto Italien BWV 971, Fantaisie et Fugue Chromatique BWV 903, Alfred Brendel

Lundi 28 mai 2007

L’envol

L’envol (Seattle, Mai 2007)

Dimanche 27 mai 2007

Home sweet home

Un vrai jus d’orange, du thé French Breakfast de chez Mariage, deux croissants tous frais de chez Poilâne.

La cantate BWV 180, dans l’enregistrement de Christophe Coin.

La fenêtre grande ouverte, l’air de Paris, le chant des oiseaux.

Être chez soi, c’est quand même incomparable ! Mais je n’y fait qu’un passage éclair, dans une heure je suis dans le TGV pour Rennes…

Vendredi 25 mai 2007

“Hey, you’re a cutie, do you wanna…”

Detroit

Ma chambre donnait sur l’autoroute qui longe la piste de décollage de l’aéroport (et ça n’a pas arrêté de la nuit) donc je n’ai pratiquement pas dormi, je pue la noix de coco (c’était le parfum du savon et du shampoing qu’ils m’ont donné), j’ai les cheveux en pétard parce que le truc que je pensais avoir identifié comme étant un sèche cheveux était juste une coquille vide en plastique, je ne suis pas rasé, et j’arrive quand même à me faire draguer de manière on ne peut plus explicite dans le lobby de cet hôtel glauque, par un américain bronzé et bodybuildé de 40 ans.

J’ai fuit, pour me réfugier à l’aéroport. Au moins ici c’est propre et on peut trouver des trucs comestibles.

Et tout comme j’avais été tenu informé presque en temps réel du déroulement du concert de Justin à Bercy l’autre soir, j’ai droit à la description de chaque éclair qui illumine paraît-il le ciel de Paris à l’instant.

Vendredi 25 mai 2007

Devinez où je suis

Les voyages sans péripéties, ce n’est pas marrant, et cela faisait plusieurs mois que ça ne m’était pas arrivé, donc il fallait que ça m’arrive.

Cette fois ci, ce n’était pas l’évacuation de l’aéroport pour une alerte à la bombe, le taxi qui crève sur une route déserte en Macédoine, l’aéroport fermé pour la journée pour cause de brouillard, les vols annulés à Paris pour cause de 3 flocons de neige, Athènes sous 1m50 de neige, le pilote malade, la grève de la compagnie aérienne, l’interrogatoire et l’examen de mon passeport sous toutes ses coutures, ou d’autres retards ou annulations pour causes loufoques.
Non, juste un problème technique. Pas très original, j’avais déjà eu plusieurs fois.

Donc aujourd’hui, un truc qui doit être l’altimètre fonctionnait mal. C’est une pièce qui a 10 ou 15 ans, et vous comprenez, c’est difficile à trouver, surtout quand l’avion est un Boeing et que l’aéroport est à Seattle. Le siège et l’usine Boeing doivent juste être à quelques kilomètres de l’aéroport.
Comme le temps n’est pas couvert, il y a un autre instrument qui fera l’affaire, pas d’inquiétude. Donc inutile de réparer, et comme ça on ne perdra pas de temps.
Sauf que pour avoir l’autorisation de décoller, il fallait tout un tas d’autorisations et de paperasserie, et ça a pris plus de 2 heures…

Il n’y aura de vol direct Seattle Paris que dans 2 semaines (chic, je serai sur le vol inaugural !), donc en attendant c’est des vols avec transit. Et évidemment, avec mes deux heures de retard, j’ai raté mon vol pour Paris, et c’était le dernier vol pour l’Europe de la journée…

Donc me voilà quelque part dans le Michigan, dans un hôtel à $52 la nuit (ça dit tout sur la qualité de l’hôtel) gracieusement payé par la compagnie aérienne. Je me suis quand même aventuré au bar de l’hôtel pour manger et boire quelque chose, entre deux américains bourrus.

Et puis ce serait trop facile d’avoir un vol pour Paris demain matin. Non, il sera demain en fin d’après-midi. Et puis il ne sera pas pour Paris, il faut pimenter mon retour de quelques autres transits… Je n’aurai au final que 24 heures de retard.

Ah oui, et puis je n’ai pas mes bagages. Et cet hôtel n’a évidemment aucun kit de dépannage.

Heureusement que je ne me sépare jamais de mon MacBook Pro, de son chargeur, de mon iPod et de son chargeur. Parce que c’est tout ce que j’aurai pour passer la nuit et la journée de demain.

Bonne journée à vous !

NB: il me faudra revoir le programme de mon retour parce qu’évidemment, ça remet tout en question.

Jeudi 24 mai 2007

Key lime

Ici, dans le fief de Bill Gates, il y a des oies qui se promènent sur les trottoirs. Celle de ce matin était très agressive.

Dans les bureaux (pas ceux de Bill, faut pas trop m’en demander non plus), j’ai entendu la sonnerie de l’iPhone. Était-ce le vrai qu’ils sont en train de tester (ce qui serait logique) ou juste quelqu’un qui a mis cette sonnerie (comme moi…) sur son mobile ?

J’ai appris que Vaseline était une marque américaine très connue de produits de beauté, et que le tube intitulé “Vaseline” qui m’a été offert par l’hôtel était une crème hydratante tout à fait normale.

Pas de parfum pour oreiller cette fois-ci, mais des chocolats qui ont goût de fromage. Un volontaire pour que je les lui offre ?

Ah oui, et puis le key lime pie, c’est trop sucré. Et y’avait beaucoup trop de crème.

Mercredi 23 mai 2007

Choses à faire en rentrant

Allumer le chauffe-eau (je sais pas pourquoi je continue à l’éteindre quand je pars plus d’une semaine, parce qu’à chaque fois quand je rentre, cela m’énerve de devoir attendre deux heures pour prendre une douche, surtout après avoir passé 12 heures dans un avion)

Souhaiter un bon anniversaire à ma maman

Aller chez le coiffeur parce que ça ne ressemble plus à rien

Passer chez Ladurée pour satisfaire mon envie de macarons (et pour essayer les deux nouveaux parfums de ce printemps)

Aller chez Monoprix pour remplir mon réfrigérateur

Faire mes comptes sérieusement (la dernière fois, ce devait être fin mars…)

Distribuer les quelques trucs que l’on ma demandé d’acheter ici

Lire rapidement tout ce qui s’est passé en France ces deux dernières semaines pour être capable de suivre les conversations (actualité, cinéma, choses sans intérêt, etc.)

Dormir, mais pas trop tôt sinon je ne vais pas me remettre du décalage horaire

Samedi matin, acheter de vrais croissants (j’ai très envie de vrais croissants gorgés de beurre pour mon petit déjeuner)

Ne pas oublier de prendre le TGV pour la Bretagne (j’ai encore une fois réservé un billet trop tôt samedi matin, mais c’est pas grave, j’ai pris une place à laquelle je pourrai dormir)

Mercredi 23 mai 2007

Divagations

Ici je ne sais que me plaindre ce tous ces voyages, de ma quête infructueuse (de mon fait) de l’âme sœur, de raconter mes dîner luxueux à l’étranger, parfois quelques critiques de films, de livres, de yaourts. J’ai commencé ce blog sans me fixer de ligne éditoriale. Je ne veux pas m’en fixer une, mais je crois qu’elle doit être incertitudes-d’un-gay-parisien-chagrins-d’amour-voyages-boulot-musique-pétasse-films-bouquins-restaurants-vins-art-luxe-discret.

Je viens probablement de me résumer en quelques mots, même si je suis persuadé que personne ne être décrit en quelques mots.

Donc, pour rester dans cette ligne éditoriale que je n’ai pas choisie mais qui s’impose d’elle même, malgré-moi, ce soir était mon avant dernière soirée ici (avant le moi de juin, parce que je déteste tellement cet endroit que j’y reviens dans 15 jours, et puis probablement en juillet…). Demain, je prévois de me faire inviter par les vice présidents de ma boîte qui daignent s’intéresser au projet donc je suis responsable techniquement (c’est aussi le plus gros contrat depuis plusieurs années…). Comme ils n’ont aucun goût (bien qu’ils paient pour tout…), aujourd’hui était la dernière occasion de passer une bonne soirée.
Alors avec mon collègue américain qui ne vit que pour les hôtels 4 étoiles et restaurants qui ont 3 étoiles au Michelin, nous avons décidé de fêter cette soirée. Il a tout fait pour dissuader le sous-traitant indien qui est également ici de venir avec nous, mais finalement il est venu. Donc restaurant select et luxueux - ici, ils pratiquent même la sur-réservation dans les restaurants, j’ai joué le parisien sûr de lui et alors que nous n’avions aucune réservation et que même ceux qui avaient réservé n’avaient pas de table, nous n’avons pas attendu plus de cinq minutes - jamais je ne me comporterai comme ça à Paris - addition conséquente, mais j’ai réussi à expliquer à l’indien qui ne connait rien à rien et qui découvre la vie et le monde ce qu’étaient le vin et le fromage, et le plaisir que l’on pouvait en tirer. J’ai été assez bon - i.e. dit assez de conneries ? - parce qu’il a été convaincu.
(Note: hier midi, je ne sais pas ce qui m’a pris, et alors que je n’avais bu que du Diet Coke, je lui ai demandé: Do you know what is homosexuality ? - précision: il est moche, sans aucun charme et aucun intérêt)

Dans l’ascenseur de retour à l’hôtel, après plusieurs bouteilles de vin, j’ai essayé de le convertir à mes goûts musicaux qualifiés de “pétasse” par certains lecteurs, mais j’ai été moins efficace… Mais je ne perds pas espoir ;)
En résumé, j’ai beaucoup trop bu, je ne sais pas ce que j’ai raconté pendant toute la soirée, je ne veux pas regarder combien j’ai payé (c’est bien l’AmEx, y’a pas de limites…) et combien j’ai donné en tip, mais j’ai passé une très bonne soirée.

On se console comme on peut…

J’ai un peu beaucoup honte, mais j’assume quand même, ne vous inquiétez pas pour moi.

Enfin si, vous pouvez…

Mardi 22 mai 2007

Épicier Italien

pastaAndCo

Ce soir, comme c’est le dernier épisode de la saison de 24, qu’ils sont tous fan ici et que exceptionnellement, ça commence à 20h, je me suis retrouvé tout seul pour dîner. Alors j’ai voulu mettre à profit la cuisine que j’ai dans ma chambre et je me suis aventuré à tester l’épicier italien du coin. On m’en avait dit du bien. Mais à part la boutique assez design, c’était cher, et pas bon.

Et puis de toute façon, avec la vendeuse qui a commencé par m’appeler honey, c’était mal parti…