Bagages

Je vais enchainer les déplacements professionnels les semaines qui viennent, et au sujet du prochain, voici ce qu’un collègue qui est là bas me répond :

> Is there anything else I should know ?

It is generally rainy and chilly this time of year (actually most
of the year). Hence it’s reputation for high caffeine drinks, grunge music
and a high suicide rate. Anyway….pack accordingly.

Sait-il que je suis déjà assez peu enthousiaste d’aller passer près de deux semaines là-bas ?

J’en conclus qu’il faut que je remplisse mon disque dur de DivX & co, et ma valise de bouquins…
En prévision, j’ai récupéré plusieurs séries que je n’ai pas encore vues et dont on m’a dit du bien (Heroes, Prison Break, etc.), et je suis passé faire un tour à la Fnac. J’aime bien le nouvel aménagement, bien qu’encore en travaux, de la Fnac de la rue de Rennes.

J’y ai longtemps hésité, prenant des livres, les reposant, retournant les prendre, lisant des pages au hasard. J’ai toujours du mal à choisir des livres, peur de me tromper, de me laisser séduire uniquement par le titre, la couverture et la consonance du nom de l’auteur. Mais tout autant que l’histoire et le style d’écriture, c’est important pour moi, l’apparence du livre: la couleur et la texture du papier, la fonte de caractères…
En temps normal cela ne me dérange pas de me tromper dans mes choix, j’aime les découvertes, être déçu ou enthousiaste, affiner mes goûts. Mais là, parce que ces livres me seront indispensables, je ne veux pas être déçu, je ne veux pas me charger de livres dont je ne dépasserai pas les premiers chapitres. Alors qu’une libraire m’indiquait où était un livre que je cherchais, j’avais presque envie de lui demander: « Et puis, vous n’auriez pas un très beau roman, une grande et belle histoire, qui me tiendra en haleine tout au long de ma lecture, qui saura m’émouvoir sans être larmoyante, qui m’aidera à m’endormir et à alimenter mes rêves ? Vous savez, un de ces livres dont on fait ensuite son livre de chevet ? »

Alors j’ai pris des valeurs sûres, rien de très original et dont je ne connaisse déjà l’auteur. Et puis si ça se trouve, je vais prendre avec moi d’autres livres, qui sont déjà sur mes étagères, la tranche légèrement ridée et les pages écornées.

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5 commentaires

  1. Le 24 mars 2007 à 23h13 | Permalien

    Bon courage à toit… Un mois ce n’est pas très long. Et quand tu reviendras à Paris, les beaux jours seront de retour eux aussi, et rien que cette perspective vaut la peine, non? ;-)

  2. Le 24 mars 2007 à 23h14 | Permalien

    Bien sûr je voulais écrire à toi… Mais comme je suis chez mes parents et que j’ai un clavier pourri…

  3. Le 25 mars 2007 à 9h22 | Permalien

    Bon courage à toi!

    Je connais également la dure loi des déplacements dans les coins pourris même si en ce moment je suis plutôt gâté. Mais c’est loin d’être toujours le cas, alors je compatis pleinement!

  4. Le 25 mars 2007 à 20h55 | Permalien

    Merci :-)
    Il en a de la chance Friedrich d’être allé voir un tel endroit ! J’étais allé à Yosemite l’année dernière, au moment où les chutes d’eau sont gigantesques avec la fonte des neiges, c’était magnifique :)

  5. Le 26 mars 2007 à 23h04 | Permalien

    Ah oui Yosemite c’est magnifique!

    Dommage, en cette saison c’est encore un peu trop enneigé…

2 trackbacks

  1. Par vincen-t le 2 avril 2007 à 3h24

    [...] quoi, alors que l’on me présentait cette ville comme ayant une “reputation for high caffeine drinks, grunge music and a high suicide rate”, il a suffit que je la regarde avec le sourire et des amis pour y avoir passé un très bon [...]

  2. Par vincen-t » Carte d’embarquement le 13 mai 2007 à 11h53

    [...] 2 semaines encore. Avec moins de mauvaise volonté que les deux dernières fois. Mais pas de réelle volonté pour autant, juste de [...]

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    Tiens, il manque une partie de mon salaire sur ma feuille de paie... et puis ma dernière note de frais, elle a du se perdre... Il y a 4 heures
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    « Joyeuses Pâques »
    La Check-List, vendredi 2 avril 2010, LeMonde.fr – Les Indégivrables, Xavier Gorce

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    Les comparaisons sont toujours très instructives, et parfois cruelles : les vins les plus prestigieux se révèlent parfois n’être pas à la hauteur de leur prestige…

    Pauillac Château Lynch Bages, 2004: 10/10

    Margaux Château Giscours, 2004: 10/10

    Barsac Château Coutet, 1997: 9/10

    Saint-Julien Château Ducru-Beaucaillou, 2001: 8,5/10

    Haut-Médoc Château Sociando-Mallet 2002: 8,5/10

    Haut-Médoc Château La Lagune 2007: 8,5/10

    Saint-Émilion Grand Cru Château Sansonnet 2002: 8/10

    Saint-Estèphe Château Les Ormes de Pez, 1996: 8/10

    Haut-Médoc Héritage de Chasse-Spleen 2002: 8/10

    Pomerol Château Beauregard 2004: 7,5/10

    Moulis-en-Médoc Château Chasse-Spleen 1990: 7,5/10

    Sauternes Château Guiraud, 2002: 7,5/10

    Saint-Julien Château Talbot, 2002: 7/10

    Saint-Julien Château Lalande Borie, 2006: 7/10

    Margaux Baron de Brane 2005: 7/10

    Haut-Médoc Mademoiselle L, 2007: 7/10

    Margaux Château Ferrière, 2002: 6/10

    Saint-Estèphe Château Phélan Ségur, 1999: 4/10 (la bouteille avait vraiment un problème, bien que goûtée juste avant par celui qui la faisait déguster…)

    Dégustation « Les Vins de Bordeaux », Lavinia, jeudi 18 mars 2010

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    8/10

    C’est un film dont on retient plus la photo, les costumes et les décors et le jeu des acteurs que l’histoire, mais qu’importe, c’est beau, c’est élégant, c’est raffiné, jusqu’au moindre détail.

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    Soyons très précis. L’homosexualité, c’est comme être gaucher, une minorité qu’on essayait de contrarier. Il ne faut pas en faire une unité de valeur, pas plus qu’un sujet d’opprobre ou de dégoût. C’est juste une manière de vivre sa sexualité.
    Rien de plus.