Ensemble, c’est tout

Ensemble, c’est tout - affiche du film

Mon appréciation: 5/10

Camille (Audrey Tautou) travaille le soir chez Touclean, société de nettoyage de bureaux, et vit dans une chambre sous les toits. Un soir, devant le digicode, elle rencontre Philibert Marquet de la Durbellière (Laurent Stocker) qui habite le temps de la liquidation de la succession l’immense appartement poussiéreux de sa grand-mère, décédée. Philibert est un aristocrate bègue, timide, maladroit, qui se nourrit de Vache qui rit et vend des cartes postales à la sortie des musées. Il vit en collocation avec Franck (Guillaume Canet), cuisinier viril la semaine, petit-fils tendre et attentionné le lundi quand il va voir à la campagne sa grand-mère, Paulette (Françoise Bertin).

Camille invite Philibert à pique-niquer dans sa chambre sous les toits, Philibert vient avec sa malle à pique-nique et la vaisselle aux armoiries de sa famille. Il la fait tomber en rentrant chez lui, casse toute sa vaisselle et fond en larme, ce qui dérange Franck qui vient d’amener dans sa chambre sa conquête féminine de la soirée.

Camille a la grippe et a froid dans sa chambre de bonne, alors Philibert, tout comme il avait accueilli Franck, l’installe dans son grand appartement.
Évidemment, Franck et Camille ne se s’entendent pas. Évidemment, Franck et Camille vont tomber amoureux. Évidemment, Philibert va devenir heureux. Évidemment, la grande mère va se casser le col du fémur. Évidemment, …

Je n’ai pas lu le livre d’Anna Gavalda dont est tiré ce film de Claude Berri, et c’est peut être mieux car je n’en aurai été probablement que plus déçu. Tout est trop caricatural: Philibert l’aristocrate avec ses pantalons rouges à carreaux et ses gros nœud-papillons ; Camille trop gentille, trop maigre, qui a trop froid, qui dessine trop bien ; Franck trop viril, trop associal ; sa grand-mère, Paulette, trop attachante, avec trop de chats, d’oiseaux et de fleurs dans son jardin. Trop de bons sentiments. Chaque réplique, chaque action, chaque situation est prévisible, tellement évidente.

C’est certes une belle histoire – l’amour c’est compliqué mais on finit toujours par être heureux -, légèrement distrayante, un peu mièvre et ennuyante, mais c’est tout.

Après tout, cela en était le titre… Ensemble, c’est tout.

Il y avait surement de quoi en faire un beau film, c’est dommage. Heureusement que les acteurs sauvent un peu la situation: Guillaume Canet presque à contre-emploi, Laurent Stocker (de la Comédie Française) très très bon, Françoise Bertin, parfaite en grand-mère, Audrey Tautou, comme d’habitude…

Je m’attendais à beaucoup mieux, j’ai été déçu.

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Un commentaire

  1. Le 24 mars 2007 à 8h48 | Permalien

    Je n’ai pas lu le livre non plus… Plusieurs personnes l’ont aimé dans mon entourage, mais d’autres l’ont trouvé sans intérêt.
    J’ai songé à aller voir ce film, mais tu ne me donnes pas envie. je crois que je vais en privilégier d’autres…

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    Je n'aurai pas à déménager dans nos autres bureaux de la Défense, on vient de prolonger le bail à Opéra pour 5 ans :-) #soulagement 17/10/2011
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    « Joyeuses Pâques »
    La Check-List, vendredi 2 avril 2010, LeMonde.fr – Les Indégivrables, Xavier Gorce

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    Les comparaisons sont toujours très instructives, et parfois cruelles : les vins les plus prestigieux se révèlent parfois n’être pas à la hauteur de leur prestige…

    Pauillac Château Lynch Bages, 2004: 10/10

    Margaux Château Giscours, 2004: 10/10

    Barsac Château Coutet, 1997: 9/10

    Saint-Julien Château Ducru-Beaucaillou, 2001: 8,5/10

    Haut-Médoc Château Sociando-Mallet 2002: 8,5/10

    Haut-Médoc Château La Lagune 2007: 8,5/10

    Saint-Émilion Grand Cru Château Sansonnet 2002: 8/10

    Saint-Estèphe Château Les Ormes de Pez, 1996: 8/10

    Haut-Médoc Héritage de Chasse-Spleen 2002: 8/10

    Pomerol Château Beauregard 2004: 7,5/10

    Moulis-en-Médoc Château Chasse-Spleen 1990: 7,5/10

    Sauternes Château Guiraud, 2002: 7,5/10

    Saint-Julien Château Talbot, 2002: 7/10

    Saint-Julien Château Lalande Borie, 2006: 7/10

    Margaux Baron de Brane 2005: 7/10

    Haut-Médoc Mademoiselle L, 2007: 7/10

    Margaux Château Ferrière, 2002: 6/10

    Saint-Estèphe Château Phélan Ségur, 1999: 4/10 (la bouteille avait vraiment un problème, bien que goûtée juste avant par celui qui la faisait déguster…)

    Dégustation « Les Vins de Bordeaux », Lavinia, jeudi 18 mars 2010

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    8/10

    C’est un film dont on retient plus la photo, les costumes et les décors et le jeu des acteurs que l’histoire, mais qu’importe, c’est beau, c’est élégant, c’est raffiné, jusqu’au moindre détail.

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    Soyons très précis. L’homosexualité, c’est comme être gaucher, une minorité qu’on essayait de contrarier. Il ne faut pas en faire une unité de valeur, pas plus qu’un sujet d’opprobre ou de dégoût. C’est juste une manière de vivre sa sexualité.
    Rien de plus.