Préface

Parce que ce blog est tout récent, je vais d’abord retracer les grandes lignes de ce qu’il y eut avant.

Ce jour du début de l’été de mes 16 ans, où au lieu de réviser pour le bac de Français, j’avais écrit comme ça, d’un coup, un texte – les paroles d’une chanson en fait, la seule que j’ai jamais écrite – dans lequel je réalisais que je préférais les garçons.
Quelques jours plus tard, c’est un Lorenzaccio homosexuel que j’ai présenté lors de mon épreuve orale du bac, devant une examinatrice en jogging moche et sandales en plastique qui ne voulait rien comprendre, mais qui m’avait quand même mis une bonne note.
Je ne me posais pas de questions. Et pourtant il s’en suivit plutôt des filles, comme si j’avais oublié, et quelques garçons.

Peut être des études et un engagement dans les associations étudiantes trop prenant. Puis je suis arrivé à Paris, il y a maintenant quatre ans, et petit à petit il n’y eut plus que des garçons. Je dis « des », parce qu’il y en eut plus qu’un, mais pas tant que ça, et un vrai petit copain avec qui je suis resté plusieurs mois, ça n’a été que l’année dernière. Ce fut beau. C’est moi qui suis parti, notre histoire n’avançait plus.
Au même moment, je tombais fou amoureux, mais je ne m’en suis rendu compte que longtemps après, d’un jeune étudiant. Il ne s’est pas passé grand chose, mais pendant plusieurs mois je n’étais pas capable de penser à quelqu’un d’autre que lui.

Quelques rencontres, quelques nuits avec d’autres, certaines belles mais sans lendemain, une dispute que j’ai provoquée avec le jeune étudiant pour pouvoir enfin me détourner de lui, et nous voilà à ce début de l’année. Voilà dix ans résumés.

Voilà, vous savez tout. Ou presque rien en fait, mais je suis de ceux qui n’aiment pas tout raconter.

Des voyages professionnels assez longs à l’autre bout du monde sans cesse reportés, qui me dissuadent de vouloir commencer une belle histoire que je désire pourtant plus que tout.

Mais aujourd’hui, qu’importe, je cherche mon prince charmant. Je me sens à nouveau prêt. Probablement plus que je ne l’ai jamais été.

Il y a dix ans, je réalisais – en secret -, et l’écrivais, que j’étais gay. Mais entre ce jour du début de l’été 1997 et cette fin d’hiver 2007, c’est comme aimant les filles et les garçons que je me suis présenté.
Il y a quelques semaines, j’ai décidé sur un coup de tête de banir le mot bi de ma présentation, parce qu’il ne correspondait plus à aucune réalité.
Dix ans de cheminement, de bonheurs, de peu d’interrogations ou de doutes finalement, pour arriver à aujourd’hui et me sentir prêt et accepter.

Et il y a une dizaine de jours, ce blog. Peut-être pour y écrire au milieu de tout un tas de choses somme toute banales, quelques bribes sur moi, et ces nouveaux jours.

Peut-être à suivre, ou peut-être pas…

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5 commentaires

  1. Le 19 mars 2007 à 5h29 | Permalien

    A suivre, j’espère.

  2. Le 19 mars 2007 à 7h50 | Permalien

    C’est beau de croire en l’amour! Moi aussi j’y crois toujours mais c’est difficile de ne pas se piquer aux épines… Et puis les autres sont souvent si amers et blasés, les rencontres pas toujours formidables qu’on a parfois envie de baisser les bras… Mais faut pas! Moi aussi j’y crois encore!!!

  3. Le 21 mars 2007 à 20h53 | Permalien

    Emouvant ce post … je reviendrais c’est joli ici …

  4. Le 20 juillet 2007 à 19h47 | Permalien

    De liens en liens, je découvre avec plaisir ce joli blog.
    A bientôt donc !

  5. Maestro Amadeus
    Le 6 janvier 2008 à 2h54 | Permalien

    Will u married me?
    Je suis en quête d’amour mais j’en trouve po!
    Chasse à l’homme; quoi? Je tente ma chance :P

3 trackbacks

  1. Par vincen-t » Comédie Sociale le 8 avril 2007 à 7h09

    [...] mon frère est là aussi. En recherchant mon livre de Lorenzaccio, dont je me souvenais il y a quelques semaines, j’ai remis la main sur d’autres textes que j’avais étudié pour le bac de [...]

  2. [...] Il y a quatre ans presque jour pour jour, j’exprimais et vivais à nouveau ma préférence pour les garçons. Non que je l’ai refoulée les années précédentes, mais je n’y pensais juste pas, et je n’étais pas malheureux. Il s’est passé des choses pendant les années qui ont précédé, ainsi que celles qui ont suivi, mais j’aime ne pas tout dire, garder certaines choses pour moi. Et les raconter de temps en temps à certaines personnes importantes pour moi, ou en donner des bribes ici. [...]

  3. Par vincen-t » Chapitre 1 le 12 août 2007 à 0h48

    [...] (Préface) [...]

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    Je n'aurai pas à déménager dans nos autres bureaux de la Défense, on vient de prolonger le bail à Opéra pour 5 ans :-) #soulagement 17/10/2011
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    « Joyeuses Pâques »
    La Check-List, vendredi 2 avril 2010, LeMonde.fr – Les Indégivrables, Xavier Gorce

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    Les comparaisons sont toujours très instructives, et parfois cruelles : les vins les plus prestigieux se révèlent parfois n’être pas à la hauteur de leur prestige…

    Pauillac Château Lynch Bages, 2004: 10/10

    Margaux Château Giscours, 2004: 10/10

    Barsac Château Coutet, 1997: 9/10

    Saint-Julien Château Ducru-Beaucaillou, 2001: 8,5/10

    Haut-Médoc Château Sociando-Mallet 2002: 8,5/10

    Haut-Médoc Château La Lagune 2007: 8,5/10

    Saint-Émilion Grand Cru Château Sansonnet 2002: 8/10

    Saint-Estèphe Château Les Ormes de Pez, 1996: 8/10

    Haut-Médoc Héritage de Chasse-Spleen 2002: 8/10

    Pomerol Château Beauregard 2004: 7,5/10

    Moulis-en-Médoc Château Chasse-Spleen 1990: 7,5/10

    Sauternes Château Guiraud, 2002: 7,5/10

    Saint-Julien Château Talbot, 2002: 7/10

    Saint-Julien Château Lalande Borie, 2006: 7/10

    Margaux Baron de Brane 2005: 7/10

    Haut-Médoc Mademoiselle L, 2007: 7/10

    Margaux Château Ferrière, 2002: 6/10

    Saint-Estèphe Château Phélan Ségur, 1999: 4/10 (la bouteille avait vraiment un problème, bien que goûtée juste avant par celui qui la faisait déguster…)

    Dégustation « Les Vins de Bordeaux », Lavinia, jeudi 18 mars 2010

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    8/10

    C’est un film dont on retient plus la photo, les costumes et les décors et le jeu des acteurs que l’histoire, mais qu’importe, c’est beau, c’est élégant, c’est raffiné, jusqu’au moindre détail.

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    Soyons très précis. L’homosexualité, c’est comme être gaucher, une minorité qu’on essayait de contrarier. Il ne faut pas en faire une unité de valeur, pas plus qu’un sujet d’opprobre ou de dégoût. C’est juste une manière de vivre sa sexualité.
    Rien de plus.