Angel

Angel, de François Ozon

Mon appréciation: 9/10

Angel est une jeune fille qui, depuis sa chambre au dessus de l’épicerie de sa mère, à Norley au fin fond de l’Angleterre du début du siècle, rêve de succès, d’amour et de célébrité, de Paradise, un beau manoir dans lequel sa tante était servante et qu’elle se voit un jour habiter. Avec une imagination débordante, elle écrit ses rêves auxquels personne ne croit, jusqu’à ce qu’un éditeur londonien accepte, contre l’avis de son épouse – Hermione, une Charlotte Rampling épatante dans ses quelques apparitions – de publier son manuscrit, Lady Irania.

Angel devient un écrivain à succès, écrit des romans à l’eau de rose, connaît la célébrité qu’elle avait rêvée, et s’offre Paradise, le manoir de ses rêves d’enfant. Elle s’y installe avec sa mère, jadis épicière, et décide d’en faire une lady, lui imposant ses rêves et la coupant de son passé.

Lors d’une réception en l’honneur d’un de ses nouveaux livres, elle fait la connaissance de Nora, une vieille fille amoureuse d’elle, et qui deviendra sa secrétaire particulière, et de son frère, Esmé, peintre sombre et méconnu, tout à l’opposé de son monde rose bonbon, dont elle décide de faire son prince charmant.

Angel rêve sa vie, et vit ses rêves, à Paradise, malgré les malheurs qui l’entourent, malgré la guerre. Elle écrit son amour, et le réalise, avec Esmé. Jusqu’à ce que le paradis qu’elle s’était imaginé et avait écrit devienne son enfer.

François Ozon s’est risqué à ce film en costume, dans un décor plein de froufous, de rose bonbon et de dorures, en anglais, et en a fait un mélange de fable et de conte de fée.
La magie prend. Tout aurait pu tomber dans la mièvrerie, la niaiserie, le kitch ridicule, car tous les ingrédients y sont : en quelque sorte, cela aurait pu ressembler aux romans à l’eau de rose qu’écrit Angel.
Non, tout au contraire, il ne se passe rien de cela, et on se prend aux rêves d’Angel, on l’y accompagne.

Un très beau film, à contrepied de ses derniers films, mais peut être pas tant que ça en fin de compte, qui pose la question de jusqu’où l’artiste peut aller pour emmener avec lui ses lecteurs : où est le rêve ? où est la réalité ? qu’en reste-t-il quand tout est fini ?

Le site officiel.

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Un trackback

  1. Par MatooBlog » Angel le 19 mars 2007 à 2h10

    [...] L’avis des copines : Vincent. [...]

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    8/10

    C’est un film dont on retient plus la photo, les costumes et les décors et le jeu des acteurs que l’histoire, mais qu’importe, c’est beau, c’est élégant, c’est raffiné, jusqu’au moindre détail.

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    Soyons très précis. L’homosexualité, c’est comme être gaucher, une minorité qu’on essayait de contrarier. Il ne faut pas en faire une unité de valeur, pas plus qu’un sujet d’opprobre ou de dégoût. C’est juste une manière de vivre sa sexualité.
    Rien de plus.
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    Hermitage Paul Jaboulet Aîné, La Chapelle 2004: 10/10

    Condrieu Domaine Cuilleron, Les Chaillets 2008 blanc: 9/10

    Côte-Rôtie François Villard, Gallet Blanc 2007: 8/10

    Côte-Rôtie Domaine Georges Vernay, Blonde du Seigneur 2007: 8/10

    Crozes-Hermitage Domaine Combier, Clos des Grives 2008: 8/10

    Saint-Joseph Domaine Cuilleron, Pierres Sèches 2007: 8/10

    Crozes-Hermitage Domaine Combier, Tradition 2007: 7/10

    Condrieu François Villard, Les Terrasses du Palat 2008: 7/10

    Condrieu Domaine Georges Vernay, Les Terrasses de l’Empire 2008 blanc: 7/10

    Châteauneuf-du-Pape Domaine du Vieux Télégraphe 2007: 7/10

    Châteauneuf-du-Pape Domaine de la Roquette 2007: 6/10

    Dégustation Lavinia, Jeudi 18 Février 2010

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    A Little Night Music, la comédie musicale de Stephen Sondheim, créée au Chatelet (représentations du 15 au 20 février 2010).

    Décors, mise en scène, costumes, lumières, musique magnifiques. Si tous les acteurs avaient su chanter, cela aurait été parfait !